Aller au contenu principal

Au Gaec du Pays Bichois, 24 variétés de maïs épluchées

L'antenne Chambre d'agriculture de la Ferrière-aux-Etangs a organisé une visite de la plateforme d'essais maïs mise en place chez Hubert Letellier et son associé, à Flers. Ici, 24 variétés testées ont été épluchées par la vingtaine de visiteurs.

C'est au cœur d'une culture de maïs qu'une vingtaine d'agriculteurs, de conseillers ou de semenciers s'est retrouvée pour causer essais. Les terres appartiennent au Gaec du Pays Bichois, qui avait "déjà reçu des essais de la Chambre. Ces derniers portaient sur les modulations de doses de digestat", précise Hubert Letellier, en Gaec, membre des groupes méthanisation et culture. Il élève, à Flers, avec sont associés et trois salariés, 200 Prim'Holstein - la référence laitière est de 2 000 000 litres - et quelques cochons d'engraissement. Un méthaniseur de 235 kW complète l'exploitation. Le but étant de mettre en évidence les différences variétales, entre autres, pour l'ensilage.

Quatre densités de semis

Réalisés à deux dates différentes - le 22 avril et le 24 mai - avec un semoir Kuhn en 50 ou 75 cm, les essais semis sont étudiés à la loupe par le groupe. Quatre densités de semis sont présentées : 70 000 grains/ha, 88 000 grains/ha, 105 000 grains/ha et 120 000 grains/ha. "La principale problématique du semis en 50 cm par rapport au semis en 75 cm, est le binage de l'inter-rang. Cependant, l'intérêt de cette pratique porte sur la couverture plus rapide du rang, la gestion du salissement et le potentiel gain de rendement qui est examiné ici.", précise Pauline Le Penven, conseillère agronomie à la Chambre d'agriculture de Normandie.

Lire aussi : Journées matière sèche maïs de Littoral Normand : top départ aux chantiers d'ensilage

Côté essais les variétés Rozeen, Bismarck, Rosaleen, Forback, Feurstein ou encore Hermeen et Qualito ont été épluchées. Itinéraire technique : herse puis semis le 22 avril ; densité 105 000 grains/ha et 110 kg de physio start. Le désherbage a eu lieu le 15 mai avec Pampa 0,3, Barracuda 0,3 et Peak 6 g. Le groupe marque un arrêt devant la variété "Bismark, mixte, précoce à demi précoce, cornée dentée, avec une plante haute. Ce maïs a une bonne vigueur de départ et un bon Staygreen" et Rosaleen, variété de référence, massivement cultivée dans nos secteurs. "Elle a une vigueur de départ moyenne, mais un haut potentiel et un nombre de grains par épi important (416 de moyenne lors de notre essai)." La vigueur de départ, sur les 24 variétés, varie de 6 à 7,7.

Le soleil, facteur limitant

Les résultats globaux seront présentés en novembre avec des analyses statistiques davantage précises. Ce qui ressort pour le moment : "Il y a eu un déficit de rayonnement dans tout le département cette année. Le facteur limitant, c'est vraiment le soleil", déplore Pauline Le Penven, rappelant : "Il y a eu beaucoup d'eau dès l'implantation avec un faible rayonnement. Cela a un impact sur les variétés pour atteindre la floraison et surtout l'évolution de la matière sèche et les rendements, notamment en fonction des dates de semis."

Lire aussi : Maïs : itinéraire pour réduire le recours aux herbicides

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité