Commémoration 11 novembre
1920, A Verdun un Manchois désigne le soldat inconnu
Commémoration 11 novembre
Novembre 1920, Verdun. Face aux huit cercueils alignés, contenant les restes « reconnus français » de huit soldats, Auguste Thin, un Manchois, originaire de Saint Vaast La Hougue (Nord-Cotentin), reçoit des mains d’André Maginot, Ministre des pensions et des blessés de guerre, un bouquet d’œillet pour désigner le Soldat Inconnu qui reposera sous l'Arc de Triomphe. Mais comment se déterminer entre huit corps, ou du moins ce qu’il en reste, pour représenter l’abnégation, les souffrances et la terreur engendrées par quatre années de conflits ?

Le caporal Auguste Thin, ému, le 10 novembre 1920 à Verdun. André Maginot, Ministre des Pensions et des Blessés de Guerre (à droite) lui a remis le bouquet d’oeillet. Il le pose sur le 6è cercueil.
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Bien plus tard, Auguste Thin répondra à cette question, « Il me vint une pensée simple. J'appartenais au 6e corps. En additionnant les chiffres de mon régiment, le 132, c'est également le chiffre 6 que j’obtenais. Ma décision était prise : ce serait le 6e cercueil que je rencontrerai ». Le cercueil choisi est acheminé. Il rejoint à Paris le cœur de Gambetta (symbole de la résistance lors de la guerre de 1870), contenu dans une urne, pour la cérémonie du 11 novembre 1920. Il faudra attendre le 28 janvier 1921 pour que le cercueil soit descendu dans la crypte de l’Arc de Triomphe.
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