Gérard Bédouin, président du Cirlait
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Gérard Bédouin, président du Cirlait
Le billet d'humeur de Gérard Bédouin, président du Cirlait.

Le conseil des ministres européens de l’agriculture a décidé la semaine dernière de majorer les quotas laitiers de 2%. Cette décision ne se réfère à aucune donnée sérieuse sur les besoins à venir des marchés laitiers.
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TG
Le conseil des ministres européens de l’agriculture a décidé la semaine dernière de majorer les quotas laitiers de 2%. Cette décision ne se réfère à aucune donnée sérieuse sur les besoins à venir des marchés laitiers. C’est donc une mauvaise décision qui montre, une fois de plus, que la stabilité des prix, l’équilibre des filières et le revenu des producteurs ne sont pas les préoccupations
de la Commission Européenne. On a bien vu, ces dernières semaines, comment les producteurs ont répondu aux signaux qui leur ont été envoyés : allocations provisoires en hausse et prix du lait en hausse ont suffi pour que la France passe d’une sous-réalisation potentielle de 900 000 tonnes à la quasi-réalisation de sa référence. Déjà les perspectives de prix du lait à fin 2008 se sont assombries. Mais le plus inquiétant dans la décision européenne est la position du ministre français, Michel Barnier. Il n’a pas su nouer une alliance avec l’Allemagne qui aurait pu corriger la mauvaise proposition de la Commission. Il s’est abstenu comme s’il n’était pas fier du soutien qu’il a apporté ainsi à la hausse de 2% des quotas. C’est une décision qui ne servira pas les intérêts de la filière laitière qui a besoin d’adaptation de la production au marché, pas de décision bureaucratique. Cela augure mal des décisions à venir sur le bilan de santé de la PAC.
de la Commission Européenne. On a bien vu, ces dernières semaines, comment les producteurs ont répondu aux signaux qui leur ont été envoyés : allocations provisoires en hausse et prix du lait en hausse ont suffi pour que la France passe d’une sous-réalisation potentielle de 900 000 tonnes à la quasi-réalisation de sa référence. Déjà les perspectives de prix du lait à fin 2008 se sont assombries. Mais le plus inquiétant dans la décision européenne est la position du ministre français, Michel Barnier. Il n’a pas su nouer une alliance avec l’Allemagne qui aurait pu corriger la mauvaise proposition de la Commission. Il s’est abstenu comme s’il n’était pas fier du soutien qu’il a apporté ainsi à la hausse de 2% des quotas. C’est une décision qui ne servira pas les intérêts de la filière laitière qui a besoin d’adaptation de la production au marché, pas de décision bureaucratique. Cela augure mal des décisions à venir sur le bilan de santé de la PAC.