Coopération
AGRIAL, CAM et Union Set : un même “porc d’attache” avec Union Capig
Coopération
Quinze mois après la mise sur orbite d’Union Capig , qui regroupe les filières “Porcs” d’AGRIAL et de la CAM, le deuxième étage de la fusée est allumé avec l’entrée en lice des producteurs d’Union Set.

Jean-Luc Chéreau, président de l’OP (Organisation de Producteurs) “Porcs” d’Union Set a répondu à l’invitation de son homologue d’Agrial. Avec le renfort d’Union Set, Union Capig dans sa nouvelle configuration va doubler ses volumes de production avec 1,2 millions de porcs par an.
©
TG

Xavier Trincot et INAPORC : “tout n’est pas parfait mais il y a eu du travail de réalisé notamment sur le dossier équarrissage. Agrial a souhaité la création de l’interprofession. Pas question de boycott des cotisations. Pas question d’entrer dans ce jeu !”
"On a fait les plans. Il nous reste à établir le planning pour monter les parpaings”. Xavier Trincot, président de la filière “Porcs” d’Agrial qui tenait mercredi 26 mars à Javené (35) son assemblée générale, a dans son rapport d’orientation tracé les objectifs d’un nouveau chantier : celui d’Union Capig version 2 ou plutôt version 3.
Avec Evron en cœur de bassin
Union Capig est né il y a 15 mois du rapprochement des filières “Porcs” d’Agrial et de la CAM (Coopérative Agricole de la Mayenne). A l’issue de sa première année complète d’activité, elle a commercialisé 786 300 animaux dont 593 000 porcs charcutiers. Voilà pour la première version d’Union Capig à deux.
Depuis, Agrial et la sarthoise Union Set (dont le siège social est au Mans et qui s’étend de la Sarthe à l’Indre-et-Loire en passant par l’Orne) ont décidé de sceller leur devenir.
C’est donc tout naturellement qu’Union Capig, deuxième version mais à trois, va par alliance accueillir les producteurs d’Union Set représentés aux travaux de l’OP “Porcs” d’Agrial par leur président.
A n’en pas douter, y-a-t’il sans doute un zeste d’amour dans ce mariage à trois mais de raison encore plus. “Les typologies des éleveurs sont assez semblables. Evron (Ndlr: l’outil d’abattage SOCOPA qui abat 75 % des porcs charcutiers d’Union Capig) est le centre de gravité de cette nouvelle structure. Il est opportun et efficace de raisonner à travers cette carte”, a martelé Xavier Trincot. Avec 550 000 porcs apportés par Union Set dans la corbeille, l’organisation logistique, notamment au niveau du transport des animaux et des aliments, laisse entrevoir de grosses économies d’échelles.La crise n’est pas finie
Et des économies, la filière française a besoin d’en faire face aux mastodontes espagnols, danois ou bien encore néerlandais. “On est sur la bonne pente de la courbe mais on n’est pas encore sorti de la crise”, a souligné Xavier Trincot qualifiant 2007 de l’année la plus horrible qu’il ait traversée en tant qu’éleveur. Les cours du blé se sont envolés, ceux du tourteau ont suivi pendant que ceux du porc s’effondraient : “une conjoncture de facteur qui s’est traduite de manière colossale”. Les trésoreries ont été mises à mal. A titre d’exemple, pour un atelier de 200 truies, le surcoût aliment s’est chiffré à 130 000 e. Face à la gravité de cette situation, Agrial a débloqué 1 Me d’aide à la trésorerie sous forme de prêts à 1,5/2 %. En assemblée générale, la coopérative devrait également accorder une ristourne de 2 e/t d’aliment. D’autres mesures nationales (des prêts à 4,85 %) viennent compléter ce dispositif maison.
Cette bouffée d’oxygène et les premiers indicateurs 2008 redonnent un peu d’espoir. Il ne faut cependant surtout pas baisser la garde sur un plan technique. Tout dépendra aussi du coût de l’énergie. Le coût du transport s’est lui aussi envolé : 2,75 e/porc en 2008 contre 2,33 e/porc en 2003. La rationalisation des circuits, d’amont et d’aval, est donc un impératif. Mais les responsables d’Agrial de s’étonner que les camions de 44 T soient interdits dans les entreprises françaises (mais pas en France) : “cela permettrait de mettre 10 à 20 cochons de plus par voyage”.
Avec Evron en cœur de bassin
Union Capig est né il y a 15 mois du rapprochement des filières “Porcs” d’Agrial et de la CAM (Coopérative Agricole de la Mayenne). A l’issue de sa première année complète d’activité, elle a commercialisé 786 300 animaux dont 593 000 porcs charcutiers. Voilà pour la première version d’Union Capig à deux.
Depuis, Agrial et la sarthoise Union Set (dont le siège social est au Mans et qui s’étend de la Sarthe à l’Indre-et-Loire en passant par l’Orne) ont décidé de sceller leur devenir.
C’est donc tout naturellement qu’Union Capig, deuxième version mais à trois, va par alliance accueillir les producteurs d’Union Set représentés aux travaux de l’OP “Porcs” d’Agrial par leur président.
A n’en pas douter, y-a-t’il sans doute un zeste d’amour dans ce mariage à trois mais de raison encore plus. “Les typologies des éleveurs sont assez semblables. Evron (Ndlr: l’outil d’abattage SOCOPA qui abat 75 % des porcs charcutiers d’Union Capig) est le centre de gravité de cette nouvelle structure. Il est opportun et efficace de raisonner à travers cette carte”, a martelé Xavier Trincot. Avec 550 000 porcs apportés par Union Set dans la corbeille, l’organisation logistique, notamment au niveau du transport des animaux et des aliments, laisse entrevoir de grosses économies d’échelles.La crise n’est pas finie
Et des économies, la filière française a besoin d’en faire face aux mastodontes espagnols, danois ou bien encore néerlandais. “On est sur la bonne pente de la courbe mais on n’est pas encore sorti de la crise”, a souligné Xavier Trincot qualifiant 2007 de l’année la plus horrible qu’il ait traversée en tant qu’éleveur. Les cours du blé se sont envolés, ceux du tourteau ont suivi pendant que ceux du porc s’effondraient : “une conjoncture de facteur qui s’est traduite de manière colossale”. Les trésoreries ont été mises à mal. A titre d’exemple, pour un atelier de 200 truies, le surcoût aliment s’est chiffré à 130 000 e. Face à la gravité de cette situation, Agrial a débloqué 1 Me d’aide à la trésorerie sous forme de prêts à 1,5/2 %. En assemblée générale, la coopérative devrait également accorder une ristourne de 2 e/t d’aliment. D’autres mesures nationales (des prêts à 4,85 %) viennent compléter ce dispositif maison.
Cette bouffée d’oxygène et les premiers indicateurs 2008 redonnent un peu d’espoir. Il ne faut cependant surtout pas baisser la garde sur un plan technique. Tout dépendra aussi du coût de l’énergie. Le coût du transport s’est lui aussi envolé : 2,75 e/porc en 2008 contre 2,33 e/porc en 2003. La rationalisation des circuits, d’amont et d’aval, est donc un impératif. Mais les responsables d’Agrial de s’étonner que les camions de 44 T soient interdits dans les entreprises françaises (mais pas en France) : “cela permettrait de mettre 10 à 20 cochons de plus par voyage”.