DEPHYécophyto
AGRIAL pro actif sur le dossier “phyto”
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Elles sont 5 coopératives au niveau national, dont AGRIAL, à animer un réseau de fermes expérimentales.

Directeur agrofourniture d’AGRIAL, Olivier Bourassin estime “qu’il faut être pro actif sur le dossier des phytosanitaires car, si rien ne se passe, on prend le risque de voir le législateur décider à notre place”. C’est avec ce postulat de départ que la coopérative a déposé l’an dernier un dossier auprès du Ministère de l’Agriculture pour constituer et animer un réseau d’exploitations “grandes cultures” dans l’objectif de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires d’au moins 30 % d’ici fin 2013.
De la continuité dans l’action
“Le plan Ecophyto prévoit la mise en place de réseaux d’acquisition de références sur des fermes expérimentales et sur des exploitations classiques souhaitant s’inscrire dans des démarches de réduction d’usage des produits phytosanitaires. C’est sur ce second point que nous nous sommes engagés à constituer un réseau appelé “fermes de références”. C’est, pour AGRIAL, la continuité de son implication dans l’élaboration du BSV (Bulletin de Santé du Végétal)”, résume Olivier Bourassin.
Dans la perspective de 2018, la coopérative affiche clairement sa feuille de route : maintenir le niveau de production, voire le faire progresser, tout en préservant la qualité pour sécuriser les débouchés notamment au départ du port de Caen.
En place pour 3 ans, AGRIAL a investi des moyens dans cette expérimentation. Antoine Poulain, ingénieur au service agronomique et protection des cultures, y consacre la moitié de son temps. “L’objectif est d’être, fin 2013 sur ces exploitations, en recul de 30 % par rapport à l’utilisation moyenne régionale de produits phytosanitaires constatée en 2009. L’indicateur utilisé pour cette mesure est l’IFT (Indice de Fréquence de Traitement). Chaque exploitation a la possibilité de basculer tout ou partie de ses surfaces dans le dispositif, précise Olivier Bourassin. La SAU moyenne de ces exploitations est de 189 ha dans une fourchette de 90 à 270 ha. En moyenne, la surface engagée dans le dispositif est de 50 %”. AGRIAL travaille donc à la recherche d’alternatives au chimique. Drôle d’ambition quand on commercialise des produits phytosanitaires. Une balle dans le pied ? “De toute façon, les chiffres d’affaires phyto vont baisser chez tous les distributeurs dans les prochaines années. Il s’agit aujourd’hui de refaire de l’agronomie avec un grand A et d’apporter plus de service”. Et de faire remarquer enfin qu’AGRIAL n’a pas attendu le Grenelle pour se pencher sur les questions environnementales.
Effectivement, si on parle beaucoup chimie dans ce dossier, agronomie et génétique sont tout autant capitaux “pour faire infléchir le modèle. Il faut repenser les systèmes de production”. Un gros travail a déjà été fait mais il reste quelques boisseaux de grain à moudre.
De la continuité dans l’action
“Le plan Ecophyto prévoit la mise en place de réseaux d’acquisition de références sur des fermes expérimentales et sur des exploitations classiques souhaitant s’inscrire dans des démarches de réduction d’usage des produits phytosanitaires. C’est sur ce second point que nous nous sommes engagés à constituer un réseau appelé “fermes de références”. C’est, pour AGRIAL, la continuité de son implication dans l’élaboration du BSV (Bulletin de Santé du Végétal)”, résume Olivier Bourassin.
Dans la perspective de 2018, la coopérative affiche clairement sa feuille de route : maintenir le niveau de production, voire le faire progresser, tout en préservant la qualité pour sécuriser les débouchés notamment au départ du port de Caen.
En place pour 3 ans, AGRIAL a investi des moyens dans cette expérimentation. Antoine Poulain, ingénieur au service agronomique et protection des cultures, y consacre la moitié de son temps. “L’objectif est d’être, fin 2013 sur ces exploitations, en recul de 30 % par rapport à l’utilisation moyenne régionale de produits phytosanitaires constatée en 2009. L’indicateur utilisé pour cette mesure est l’IFT (Indice de Fréquence de Traitement). Chaque exploitation a la possibilité de basculer tout ou partie de ses surfaces dans le dispositif, précise Olivier Bourassin. La SAU moyenne de ces exploitations est de 189 ha dans une fourchette de 90 à 270 ha. En moyenne, la surface engagée dans le dispositif est de 50 %”. AGRIAL travaille donc à la recherche d’alternatives au chimique. Drôle d’ambition quand on commercialise des produits phytosanitaires. Une balle dans le pied ? “De toute façon, les chiffres d’affaires phyto vont baisser chez tous les distributeurs dans les prochaines années. Il s’agit aujourd’hui de refaire de l’agronomie avec un grand A et d’apporter plus de service”. Et de faire remarquer enfin qu’AGRIAL n’a pas attendu le Grenelle pour se pencher sur les questions environnementales.
Effectivement, si on parle beaucoup chimie dans ce dossier, agronomie et génétique sont tout autant capitaux “pour faire infléchir le modèle. Il faut repenser les systèmes de production”. Un gros travail a déjà été fait mais il reste quelques boisseaux de grain à moudre.