FDSEA du Calvados
Aider la transformation à faire passer les hausses auprès de la grande distribution
FDSEA du Calvados
Une délégation de la FDSEA a rencontré ce lundi un représentant du groupe Carrefour en son siège administratif de Mondeville. Objectif : mettre la grande distribution au pied du mur de ses responsabilités. Elle doit accepter des hausses.

Daniel Courval, Agnès Duyck, Philippe Marie et Patrice Lepainteur (FDSEA) ont rencontré lundi Marc Lecomte, représentant du Groupe Carrefour.
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TG
Lundi prochain à la CRAN (Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie), se tiendra une table ronde réunissant tous les acteurs, du producteur à la grande distribution, des filières animales.
Objectif : prendre des mesures concrètes pour sauver l’élevage gangrené par des coûts de production haussiers depuis un an. “Plus 120 e/t d’aliment soit un surcoût de 30 e/1 000 l”, illustre à titre d’exemple Philippe Marie, responsable “lait” à la FDSEA. Constat identique dressé par Daniel Courval. “Le monde de l’élevage est en attente de réponses”, a insisté auprès de Marc Lecomte (représentant du groupe Carrefour) le responsable “viande bovine” de la FDSEA.
La grande distrib au pied du mur de ses responsabilités
La réponse est simple : il faut revaloriser le prix payé au producteur. Encore faut-il se donner les moyens de la mettre en œuvre. “Nous sommes venus aujourd’hui vous expliquer la situation pour que vous n’arriviez pas à la table ronde sans avoir appréhendé la problématique. Cette visite préalable a pour objectif de vous sensibiliser à l’importance de ce rendez-vous”, a plaidé Patrice Lepainteur (président de la FDSEA). “La situation est tellement tendue chez les éleveurs qu’ils ne comprendraient pas l’absence de réponses concrètes. La colère risquerait de monter d’un cran. Mais pour être efficace, il faut que l’ensemble de la grande distribution joue le jeu”. Ecoute polie du côté de Carrefour qui relève cependant que “le consommateur va toujours au moins cher. On ne peut pas sortir du prix de marché”. Rien ne justifie cependant que ce prix de marché ne couvre pas les coûts de production. Lundi dernier et lundi prochain encore, la grande distribution s’est retrouvée et se retrouvera au pied du mur de ses immenses responsabilités.
Objectif : prendre des mesures concrètes pour sauver l’élevage gangrené par des coûts de production haussiers depuis un an. “Plus 120 e/t d’aliment soit un surcoût de 30 e/1 000 l”, illustre à titre d’exemple Philippe Marie, responsable “lait” à la FDSEA. Constat identique dressé par Daniel Courval. “Le monde de l’élevage est en attente de réponses”, a insisté auprès de Marc Lecomte (représentant du groupe Carrefour) le responsable “viande bovine” de la FDSEA.
La grande distrib au pied du mur de ses responsabilités
La réponse est simple : il faut revaloriser le prix payé au producteur. Encore faut-il se donner les moyens de la mettre en œuvre. “Nous sommes venus aujourd’hui vous expliquer la situation pour que vous n’arriviez pas à la table ronde sans avoir appréhendé la problématique. Cette visite préalable a pour objectif de vous sensibiliser à l’importance de ce rendez-vous”, a plaidé Patrice Lepainteur (président de la FDSEA). “La situation est tellement tendue chez les éleveurs qu’ils ne comprendraient pas l’absence de réponses concrètes. La colère risquerait de monter d’un cran. Mais pour être efficace, il faut que l’ensemble de la grande distribution joue le jeu”. Ecoute polie du côté de Carrefour qui relève cependant que “le consommateur va toujours au moins cher. On ne peut pas sortir du prix de marché”. Rien ne justifie cependant que ce prix de marché ne couvre pas les coûts de production. Lundi dernier et lundi prochain encore, la grande distribution s’est retrouvée et se retrouvera au pied du mur de ses immenses responsabilités.