Orne
Alexandre Adler : la productivité est la base de la richesse et du bien-être
Orne
Invité par l’UOAO à donner sa vision du marché agricole mondial, Alexandre Adler (historien et journaliste) a défendu une coalition du productivisme contre celle de la décroissance. Son auditoire y a retrouvé ses petits.

Olivier Borel (président de l’UOAO) a remis à Alexandre Adler un camembert. Camembert aussi bien affiné que le discours de l’historien.
©
TG
Quatrième édition, jeudi 8 décembre, des rendez-vous de l’UOAO (Union des Organisations Agricoles Ornaises) que préside Olivier Borel. Alexandre Adler a planché pendant 1 h 30 sur le “marché agricole mondial : un marché en expansion”. Il a remis la charrue dans le bon sens pour tracer le sillon du redéveloppement agricole. Morceaux choisis.
Alimentation. “Le défi posé aux agriculteurs est de répondre à une demande alimentaire croissante quantitativement et qualitativement. Ce défi est soluble par l’intelligence humaine”.
Apocalypse. “Ce qui ne trouve aucune solution, c’est la pensée apocalyptique. Je ne connais pas de phénomène naturel que notre société n’ait pas réussi à surmonter. Notre capacité d’adaptation est immense”.
Biocarburants. “Certains entretiennent la peur en affirmant que les biocarburants vont affamer la planète. C’est ridicule. Le Brésil produit 60 % de sa consommation en carburant grâce à la canne à sucre. C’est une bonne chose. A contrario, pour les américains avec le seigle, ce n’est pas ce qui se fait de mieux.
Climat. “Le changement climatique, personne ne le nie en dehors de quelques poches de résistance. Ses composants sont d’origine naturelle et humaine. Nous sommes plus nombreux à chauffer la planète”.
Europe. “L’Europe est un des biens les plus précieux dont l’humanité dispose. C’est la partie la plus riche de la planète. Notre PIB (Produit Intérieur Brut) est plus important que celui des USA ou du Canada. Nous importons davantage que les américains. C’est pour ça que la crise européenne fait peur à la Chine”.
Gouvernance. “Avec un taux d’endettement de 65 % alors que les USA affichent une dette publique de 120 %, les fondamentaux européens ne sont pas mauvais. Pourquoi sommes-nous alors au bord de la mort ? Parce que l’Europe n’est pas une nation. Nous devrions agir comme une seule économie globale et solidaire”.
Inondations. “Nous allons subir de grandes inondations dans les prochaines années. A ce titre, l’agriculture constitue la première ligne de défense de notre société. Elle va nous aider à apprendre à lutter contre.
Intrant. “Je préfère les maladies d’hommes riches à celles d’hommes pauvres. Il faut donc produire davantage mais produire davantage avec moins d’intrants, moins de pesticides, moins d’eau”.
Malthusien. “Souvenons-nous il y a 20 ans d’une politique agricole malthusienne avec la jachère obligatoire. Vous êtes devenus, malgré vous, des producteurs de paperasseries. Cette situation a eu un caractère démoralisant”.
Nature. “Bien sûr qu’on joue avec la nature mais on ne peut pas la subir comme elle est”.
OGM. “Nous devons faire une place importante aux OGM mais pas n’importe comment et pas avec une technologie mal maîtrisée. Et aux idéologues anti OGM et antitechnologiques, je répondrai que la sélection des semences, c’est l’ancêtre des OGM”.
Peur. “C’est la peur, réflexe ethologique, qu’il faut combattre. L’excès de peur conduit à la paralysie. Les Européens, après avoir commis toutes les erreurs de la terre, ont réussi à bâtir une civilisation qui ressemble à quelque chose. Ils ont surmonté leur peur”.
Porc. “L’élevage porcin a mis fin à la pauvreté rurale en Bretagne... Il faut continuer à produire des protéines animales pour augmenter le bien-être de chacun”.
Qualité. “En France, on produit de la qualité qui permet de faire passer certaines différences de prix”.
Réindustrialisation. “Il existe en France un vrai problème de désindustrialisation. Souvenons ici de Moulinex. Mais avant la réindustrialisation inévitable de notre économie, c’est l’agriculture française qui doit augmenter sa présence sur le marché mondial”.
Travail. “La charge de travail doit être repensée à la hausse. C’est le travail qui crée le travail”.
Alimentation. “Le défi posé aux agriculteurs est de répondre à une demande alimentaire croissante quantitativement et qualitativement. Ce défi est soluble par l’intelligence humaine”.
Apocalypse. “Ce qui ne trouve aucune solution, c’est la pensée apocalyptique. Je ne connais pas de phénomène naturel que notre société n’ait pas réussi à surmonter. Notre capacité d’adaptation est immense”.
Biocarburants. “Certains entretiennent la peur en affirmant que les biocarburants vont affamer la planète. C’est ridicule. Le Brésil produit 60 % de sa consommation en carburant grâce à la canne à sucre. C’est une bonne chose. A contrario, pour les américains avec le seigle, ce n’est pas ce qui se fait de mieux.
Climat. “Le changement climatique, personne ne le nie en dehors de quelques poches de résistance. Ses composants sont d’origine naturelle et humaine. Nous sommes plus nombreux à chauffer la planète”.
Europe. “L’Europe est un des biens les plus précieux dont l’humanité dispose. C’est la partie la plus riche de la planète. Notre PIB (Produit Intérieur Brut) est plus important que celui des USA ou du Canada. Nous importons davantage que les américains. C’est pour ça que la crise européenne fait peur à la Chine”.
Gouvernance. “Avec un taux d’endettement de 65 % alors que les USA affichent une dette publique de 120 %, les fondamentaux européens ne sont pas mauvais. Pourquoi sommes-nous alors au bord de la mort ? Parce que l’Europe n’est pas une nation. Nous devrions agir comme une seule économie globale et solidaire”.
Inondations. “Nous allons subir de grandes inondations dans les prochaines années. A ce titre, l’agriculture constitue la première ligne de défense de notre société. Elle va nous aider à apprendre à lutter contre.
Intrant. “Je préfère les maladies d’hommes riches à celles d’hommes pauvres. Il faut donc produire davantage mais produire davantage avec moins d’intrants, moins de pesticides, moins d’eau”.
Malthusien. “Souvenons-nous il y a 20 ans d’une politique agricole malthusienne avec la jachère obligatoire. Vous êtes devenus, malgré vous, des producteurs de paperasseries. Cette situation a eu un caractère démoralisant”.
Nature. “Bien sûr qu’on joue avec la nature mais on ne peut pas la subir comme elle est”.
OGM. “Nous devons faire une place importante aux OGM mais pas n’importe comment et pas avec une technologie mal maîtrisée. Et aux idéologues anti OGM et antitechnologiques, je répondrai que la sélection des semences, c’est l’ancêtre des OGM”.
Peur. “C’est la peur, réflexe ethologique, qu’il faut combattre. L’excès de peur conduit à la paralysie. Les Européens, après avoir commis toutes les erreurs de la terre, ont réussi à bâtir une civilisation qui ressemble à quelque chose. Ils ont surmonté leur peur”.
Porc. “L’élevage porcin a mis fin à la pauvreté rurale en Bretagne... Il faut continuer à produire des protéines animales pour augmenter le bien-être de chacun”.
Qualité. “En France, on produit de la qualité qui permet de faire passer certaines différences de prix”.
Réindustrialisation. “Il existe en France un vrai problème de désindustrialisation. Souvenons ici de Moulinex. Mais avant la réindustrialisation inévitable de notre économie, c’est l’agriculture française qui doit augmenter sa présence sur le marché mondial”.
Travail. “La charge de travail doit être repensée à la hausse. C’est le travail qui crée le travail”.