Aller au contenu principal

Orne
Analyser ses fourrages en ferme et ajuster sa ration en quelques minutes

L’analyse à la ferme de ses fourrages tout au long de l’année : une technologie désormais à portée de main et de porte-monnaie. Démonstration sur le terrain avec Didier (l’éleveur) et Olivier (son conseiller).

Plus de souplesse, plus de précision, plus de réactivité. Didier Renault, producteur de lait à Tinchebray, ne tarit pas d’éloges sur l’analyse de fourrages à la ferme tout au long de l’année. Dans ses silos, du maïs mais aussi de l’herbe de 1ère, 2ème voire 3ème coupe aux valeurs alimentaires variables. Dans la ration des 75 laitières affichant une moyenne d’étable de 8 500 kg, il mélange jusqu’à 6 fourrages différents. Mieux vaut ne pas se tromper.

“Ne pas faire d’analyse, ça coûte cher”
“On a besoin d’éléments précis pour caler au plus juste la ration des animaux. C’est essentiel pour la santé des laitières mais aussi pour éviter le gaspillage. Ne pas faire d’analyse, ça peut coûter très cher”. Fort de ce constat, Didier Renault est passé à la vitesse supérieure. Grâce au service proposé par Orne Conseil Elevage, premier organisme en France à s’être équipé d’un AgriNIRTM, il multiplie au gré de l’avancement ou d’un changement de silo, les analyses de fourrages.
AgriNIRTM est un analyseur portatif qui utilise la même technologie que les laboratoires en poste fixe (infra-rouge). Sa mobilité permet de le déplacer chez l’éleveur et de donner les résultats des composants de la ration en 2 minutes.

Rapide, renouvelable, économique, fiable...
“Cette nouvelle technologie offre de nombreux avantages par rapport à ce qui existait précédemment. Elle est rapide avec un résultat instantané. Il n’y a pas de temps d’attente pour avoir le résultat. On recale en temps réel la ration avec les nouveaux fourrages. Auparavant, avec l’analyse classique, il fallait attendre une dizaine de jours, justifie Olivier Raux, ingénieur à Orne Conseil Elevage. Elle est également renouvelable. Elle permet donc de réaliser plusieurs analyses dans l’hiver afin de mieux suivre l’évolution des valeurs des fourrages et adapter la complémentation azotée et énergétique. Enfin, elle est économique. Aujourd’hui, une analyse classique coûte entre 35 et 40 e HT avec un infrarouge de laboratoire, sans compter les frais d’acheminement de l’échantillon. Avec l’AgriNIRTM, le coût est inférieur à 30 e par analyse”.
Côté précision, elle oscille entre 2 et 8 %. Un peu moins bien qu’une analyse en laboratoire (2 à 4 %) mais largement au dessus des + ou - 25 % si l’on se base sur les valeurs alimentaires indiquées dans les tables INRA. “On vit cela comme une révolution”, reconnaît Olivier Raux. Révolution puis évolution. L’AgriNIRTM devrait demain analyser presque tous types d’aliments, y compris la ration mélangée. Dans un contexte de grandes fluctuations du prix des aliments, cette nouvelle technologie apporte de la lisibilité.
Les plus de l’analyseur portatif
- Le rapport coût de l’analyse/précision est intéressant.
- Il peut facilement analyser des fourrages comme le foin et l’enrubannage, peu souvent analysés en laboratoire.
- Le diagnostic alimentation (complémentation énergétique et correction azotée, acidose...) est basé sur les valeurs des aliments “à jour”.
- Faire plusieurs analyses d’un même silo diminue l’imprécision.
- Augmenter le nombre d’analyses permet d’obtenir des références régionales plus précises.
Selon Orne Conseil Elevage, l’enjeu d’un calage régulier des rations est de 26 e/1 000 l soit 8 000 e par an pour une exploitation moyenne.Récompense : un INEL d’Or
Orne Conseil Elevage a reçu le 12 septembre dernier un INEL d’Or pour les solutions AgriNIRTM déployées au service des éleveurs. Les INEL d’Or récompensent les innovations de l’année en élevage. Ils sont attribués par un jury d’experts et d’éleveurs réunis par nos confrères de la France Agricole. Cette distinction a été décernée pour l’ensemble de la gamme de services “nutrition” basée sur la technologie AgriNIRTM. Cette gamme intègre les analyses des fourrages et concentrés (AgriNIRTM J8, Valorys 1-2-3...), la valorisation des données et les conseils en nutrition. “Cette solution innovante permet de privilégier la prise de décision en pro-action à partir d’une meilleure connaissance des aliments de base. L’objectif est d’anticiper au lieu de corriger”, insiste-t-on à Orne Conseil Elevage.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

La Chambre d'agriculture du Calvados obtient un délai au 1er avril 2025 pour la date de clôture de l'entretien des haies
La motion de demande de dérogation relative à l'entretien des haies, votée lors de la dernière session de la Chambre d'…
GAGNEZ 2 PLACES POUR LE MATCH SM CAEN - FC MARTIGUES
Jeu concours pour aller encourager votre club normand au stade d'Ornano !
Les plus jeunes ont 8 ans, les plus âgés 25. Cinq sections se sont présentées.
[EN IMAGES] De futurs pros du ring à la Fête de la Normandie
Samedi 8 et dimanche 9 mars 2025, à Argentan, dans l'Orne, en Normandie, pour cette onzième Fête de la Normandie, les jeunes…
Une dérogation liée à l'abattage de haie obtenue partiellement dans l'Orne
La FDSEA de l'Orne a sollicité un report de la date d'interdiction de taille des haies du 16 mars au 16 avril 2025 en raison des…
Pascal Caron présentera certaines de ses bêtes lors de la vente aux enchères.
Vente aux enchères : la Normande cularde à l'honneur
Pascal Caron, en collaboration avec l'association Envies, organise une vente aux enchères de Normandes, suitées, gestantes... en…
Patrick Levrard, Philippe et Guillaume Lefoulon, Emmanuel Leboucq, Jocelyn Bertrand et Julian Meilink du collectif de "défense des éleveurs pour faire face à la gestion sanitaire de la tuberculose bovine sur nos territoires".
Tuberculose bovine : bientôt une nouvelle réunion sur l'abattage total
Le collectif de "défense des éleveurs pour faire face à la gestion sanitaire de la tuberculose bovine sur nos territoires"…
Publicité