Astrid Granger : "un service de qualité et en neutralité"
Troisième vice-présidente de la Chambre d’agriculture du Calvados et en charge du groupe « Elevage », Astrid Granger invite tous les agriculteurs (ices) du Bessin à venir découvrir les services qu’apporte la chambre consulaire. Des services de qualité et de neutralité. Ça se passe vendredi 14 février prochain à Bayeux.

>> En janvier 2019, vous étiez élue à la Chambre d’agriculture du Calvados. Quel bilan tirez-vous de ces douze premiers mois de mandature ?
Un excellent bilan. Nous avons été très bien accueillis par l’équipe administrative. Je pense plus particulièrement à celle du Bessin dont je suis l’élue référente. Nous disposons de compétences très pointues à travers par exemple Julien Daurios, Isabelle Diomard, Axelle Delavenne, pour ne citer qu’eux, avec lesquels nous nous sommes investis sur de nombreux dossiers comme le Plui (Plan local d’urbanisme) Isigny-Ohama ou bien encore le Pacet (Plan air, climat, énergie, territoire).
Un travail de proximité donc que nous menons avec d’autres élus locaux comme Julien Le Guillois sur l’urbanisation ou bien encore Pascal Desvages sur l’eau sans oublier Pierre-Yves Robidou.
>> C’est une fonction chronophage ?
Au niveau de l’antenne du Bessin, nous nous réunissons une fois par trimestre pour échanger sur les problématiques locales. Par ailleurs et en moyenne, je consacre 3 jours par mois à cette responsabilité. Ça marche généralement par demi-journée. Je peux heureusement compter sur mon frère avec qui je suis en Scea pour sécuriser le fonctionnement de l’exploitation.
>> Vendredi 14 février prochain, vous serez sur le tarmac de l’antenne du Bessin de 9 h à 17 h. Pourquoi cette opération « portes ouvertes » ?
Il s’agit de rentrer en contact avec des agricultrices et des agriculteurs que nous n’avons pas forcément l’habitude de croiser. Nous leur proposerons donc des entretiens individuels et personnalisés sur tous types de sujets : règlementation, plan d’épandage, grandes cultures, élevages...
Neuf techniciens seront à leur disposition mais aussi à celle des élus des collectivités locales qui souhaiteraient en savoir plus sur nos offres de services. Une journée non-stop, professionnelle et conviviale, avec restauration sur place.
>> En termes d’offres de services, vous n’êtes pas seul sur le marché. Quel est votre atout ?
La compétence de nos collaborateurs comme je l’ai souligné auparavant sans avoir, pour autant, la prétention de considérer qu’ils le sont forcément plus que les autres. Cependant, s’il fallait mettre en avant une de nos spécificités, c’est notre neutralité. Nous vendons du service mais pas les intrants qui peuvent aller parfois avec. Dans le cadre de la séparation du conseil et de la vente, c’est un atout considérable.
>> Vous avez un parcours syndical très marqué. Une expérience constructive ?
Tout d’abord, cet engagement syndical est toujours d’actualité. A 34 ans, je viens d’être élue responsable cantonal JA sur Caumont/Balleroy. Je retiens de toutes ces années un enrichissement personnel et professionnel. J’y ai appris à défendre ma profession.J’ai pu rencontrer dans mon secteur de nombreuses personnes que je ne connaissais pas. Cela m’a ouvert des portes mais également l’esprit.
>> Vous êtes également une des quatre chevilles ouvrières des « Foulards noirs ». Qu’en reste-t-il à ce jour ?
La page est tournée. Certains ont quitté l’agriculture. D’autres ont réorienté leurs productions mais sont toujours dans une passe difficile. Rétrospectivement, cela reste une belle aventure. « Les champs de la colère »(1) nous a donné du temps de parole. Nous avons pu faire passer quelques messages. L’impact a été bien réel.
>> Un impact médiatique positif mais annihilé aujourd’hui par l’agribasching. Quelle est votre lecture de ce phénomène ?
Bruler des poulaillers ou faire échapper des animaux n’est, je pense, que le fait d’une toute petite minorité. Je vais parfois à Paris et je mesure que ces Parisiens éprouvent en très grande majorité un réel respect pour notre profession.
Personnellement, je n’ai jamais été confrontée à un vegan. Je n’ai donc pas peur au quotidien mais peut-être que je touche du bois. n
(1) : un documentaire télévisé diffusé à l’époque sur France 2.