Méthanisation
Attentifs à la leçon de biométhanisation
Méthanisation
Le projet de biométhanisation intrigue au Theil-Bocage (lire AN du 17 janvier). Une centaine de personnes a participé à la réunion publique de vendredi dernier. Pas de doute, l’idée séduit.

Règle, tableau et maquette étaient de sortie pour une soirée très pédagogique.
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V.M.
Le projet est novateur au niveau français. Il l’est encore plus dans notre bocage. Je suis quand même surpris d’une telle mobilisation ce soir”, a expliqué Frédéric Calbris en introduction de sa réunion publique. Agriculteurs, voisins ou riverains : ils sont une centaine à s’être déplacés vendredi soir. Face à la maquette et au tableau, la salle est attentive. Le projet ne semble nourrir aucune hostilité. “Le développement durable est dans l’air du temps. La biométhanisation montre que notre campagne peut-être dynamique. J’aime bien ce côté local puisqu’un autre agriculteur de la commune sera le principal fournisseur d’effluent. Et en plus, ça risque de faire parler de nous”, s’amuse une habitante. Son voisin se montre également rassurant : “cette réunion permet la transparence du projet. Sans elle, on se serait sans doute posé des questions. Le projet ne devrait pas créer de problème. On nous a ainsi indiqué qu’il n’y aurait pas d’odeurs. Il y a de nombreuses règles administratives. Si problème il y a, on le saura. Alors autant soutenir un jeune qui se bouge”. Le projet est porteur. Les politiques le sentent. Jean-Yves Cousin, député-maire de Vire était aussi présent. “On observe car le pays bessin-virois suit une démarche similaire avec le compost et une unité de méthanisation. Ces idées se complètent”.
Les rejets de 80 voitures
L’agriculture consomme 2 % des énergies fossiles. Mais, les exploitations sont responsables de 16 % des gaz à effet de serre. “Le méthane est aussi 25 fois plus polluant que le gaz carbonique. On a donc tout intérêt à valoriser cette énergie. Dans 40 ans, nous n’aurons plus de pétrole et dans 65 ans plus de gaz. Suite au choc pétrolier de 1970, des agriculteurs s’étaient lancés dans la méthanisation. Cependant, la technique n’était pas au point. Aujourd’hui, nous avons pris du retard sur l’Allemagne et les Pays-Bas”, argumente Frédéric Calbris. Un chiffre marque les esprits. Le projet de biométhanisation représente 250 tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère. C’est l’équivalent de 80 voitures qui parcourent 20 000 kilomètres par an.
“Le projet peut encore évoluer. Il est plus intelligent d’en parler et d’échanger avant. Par exemple, il n’y a pas de risques de mauvaises odeurs. Si on sent quelque chose, il y a une fuite. C’est du gaz et donc de l’argent qui sort”. Côté sécurité, là encore le jeune agriculteur rassure. “Le biogaz est très difficile à inflammer. Il n’y a aucun risque d’explosion”. Le chemin est encore long. 12 à 14 mois de procédures administratives sont nécessaires. Après l’enquête publique, les locaux y verront encore un peu plus clair.
Les rejets de 80 voitures
L’agriculture consomme 2 % des énergies fossiles. Mais, les exploitations sont responsables de 16 % des gaz à effet de serre. “Le méthane est aussi 25 fois plus polluant que le gaz carbonique. On a donc tout intérêt à valoriser cette énergie. Dans 40 ans, nous n’aurons plus de pétrole et dans 65 ans plus de gaz. Suite au choc pétrolier de 1970, des agriculteurs s’étaient lancés dans la méthanisation. Cependant, la technique n’était pas au point. Aujourd’hui, nous avons pris du retard sur l’Allemagne et les Pays-Bas”, argumente Frédéric Calbris. Un chiffre marque les esprits. Le projet de biométhanisation représente 250 tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère. C’est l’équivalent de 80 voitures qui parcourent 20 000 kilomètres par an.
“Le projet peut encore évoluer. Il est plus intelligent d’en parler et d’échanger avant. Par exemple, il n’y a pas de risques de mauvaises odeurs. Si on sent quelque chose, il y a une fuite. C’est du gaz et donc de l’argent qui sort”. Côté sécurité, là encore le jeune agriculteur rassure. “Le biogaz est très difficile à inflammer. Il n’y a aucun risque d’explosion”. Le chemin est encore long. 12 à 14 mois de procédures administratives sont nécessaires. Après l’enquête publique, les locaux y verront encore un peu plus clair.
V.M.