A Caen : les Foulards Noirs voient rouge
Moins nombreuses qu’à Bayeux mais tout autant déterminées... Samedi dernier, les femmes du collectif des Foulards Noirs s’étaient donné rendez-vous devant la mairie de Caen pour se faire entendre et comprendre.

llll “On a la corde autour du cou, il ne reste plus qu’à pousser la chaise”, annonce Ludivine Lemonnier, fondatrice du mouvement. Les Foulards Noirs se sont donné rendez-vous ce samedi 16 avril pour une marche collective. 35 femmes mobilisées cette fois contre 50 à Bayeux il y a quelques semaines. Ces femmes, agricultrices ou femmes d’agriculteurs, ont poussé la voix pendant une heure.
Revendications et objectifs
“Notre objectif est de communiquer un maximum sur les difficultés du monde agricole et sur les conséquences subies par toutes les familles qui sont derrière”, insiste Ludivine Lemonnier.
De plus en plus compliquée à surmonter, cette situation devient insoutenable. Objectif de la journée : une marche du “ras-le-bol” pour un maximum de résonnance dont un sujet au JT (Journal Télévisé) de 20 heures sur France 2. Même si elles étaient moins nombreuses, elles se sont fait entendre dans les rues de Guillaume Le Conquérant. “Nous essayons de faire comprendre aux gens que les familles d’agriculteurs vivent très mal cette situation. Ce n’est pas logique qu’un agriculteur ne puisse pas nourrir sa famille, il faut que la population s’en rende compte”.
Les Foulards Noirs revendiquent des prix raisonnables et en lien avec le travail fourni. “On n’exige pas de vacances mais juste un minimum.” Ce minimum : «ne pas travailler à perte. C’est un métier magnifique. Les gens se plaignent pour tout et n’importe quoi aujourd’hui. Nous voulons juste nous faire comprendre. On ne demande pas la lune”.
Le message est passé, tracteur rouge en tête, de la mairie de Caen au tribunal en passant par le théâtre, rue Saint-Pierre et rue Ecuyère pour revenir au point de départ. “On a fait ce qu’on voulait faire : se faire entendre et se faire comprendre».