Philippe Musellec, Directeur de la coopérative “Les Celliers Associés” (Pleudihen-sur-Rance/22)
Celliers Associés : s’affirmer comme numéro deux
Philippe Musellec, Directeur de la coopérative “Les Celliers Associés” (Pleudihen-sur-Rance/22)
L’accord a été signé le 10 mai dernier pour être effectif au 1er juillet. Agrial a cédé les cidreries Val-de-Vire (Condé-sur-Vire/50) et Dujardin (Cahagnes/14)à sa cousine Bretonne Les Celliers Associés. Entretien avec Philippe Musellec, son directeur.

Vous connaissiez bien Val-de-Vire. La reprise de cette entreprise vous a-t-elle effleurélors de la première vente ?
Effectivement Val-de-Vire était une entreprise que nous connaissions bien. Il y avait déjà eu, en 1998/1999, des discussions entre présidents et directeurs mais le projet de fusion n’a jamais abouti. Des questions d’hommes peut-être mais aussi de culture. Nous collaborions cependant autour de marques distributeur. Mais quand Val-de-Vire a été à reprendre et au vu de sa situation financière, nous avons considéré que c’était un trop gros morceau.Agrial était la seule entreprise en capacité de le faire.
Quelles ont été les différentes étapes de cette transaction ?
Nous n’avons pas eu de discussions immédiates avec Agrial après la décision de la DGCCRF. Ensuite, les rumeurs ont commencé à circuler sur d’éventuels repreneurs : belges, anglais... Alors nous nous sommes posé cette question : faut-il laisser entrer un troisème opérateur ? On le percevait comme une menace. Nous étions donc sur la défensive.Puis, peu à peu, nous avons considéré que c’était sans doute l’occasion de conforter notre place de numéro deux. La distribution nous a lancé des messages dans ce sens. Nous avions jusqu’à fin mai pour nous décider. Au-delà, ça devenait du ressort du mandataire.
Quel accueil vous a réservé Agrial ?
Un très bon accueil. Nous avons vite été rassurés. Néanmoins, ce rachat représentait pour nous un coût financier très lourd mais nous avons trouvé une solution d’étalement de paiement. Nous avons créé une SAS, la Cidrerie du Terroir, et nous avons racheté l’usine, les bâtiments, le terrain, le stock de produits finis mais également repris tous les contrats commerciaux et la totalité du personnel (41 salariés) .
Quel a été votre premier chantier ?
Tout d’abord rencontrer les salariés qui travaillaient dans l’incertitude depuis plusieurs mois. Ils se sont à nouveau mobilisés autour d’un nouveau projet.
Matériellement, c’est le chantier de l’harmonisation informatique qu’il a fallu mener.Prochainement, nous aurons à investir dans un bassin de décantation à Condé-sur-Vire pour un montant de 400 000 e environ.
Cette nouvelle dimension change-t-elle radicalement votre stratégie d’entreprise ?
Non. Il n’y aura pas de révolution, que des évolutions.Nous allons bien sûr jouer la carte de la synergie industrielle entre les différents sites mais chacun gardera ses spécificités. Cahagnes avec sa marque Dujardin, Condé-sur-Vire avec le 75 cl et Pleudihen en multifonction et tous formats comme outil de développement des gammes des deux autres sites.
Comment allez-vous gérer votre approvisionnement en pommes ?
Nous avons passé un contrat volume/prix avec AGRIAL sur 15 ans. Elle nous approvisionnera à hauteur de 8 400 t/an. Le prix payé au producteur, quel que soit le devenir de la pomme qu’il livre, sera identique.
Et au-delà ?
A terme, nous viserons l’autonomie avec nos propres adhérents sur la Normandie. C’est incontournable pour maîtriser notre approvisionnement.
Chiffres clés
Val de Rance : 18 Me de chiffre d’affaires et 57 salariés.
Val de Vire/Dujardin : 10 Me de chiffre d’affaires et 41 salariés.
Effectivement Val-de-Vire était une entreprise que nous connaissions bien. Il y avait déjà eu, en 1998/1999, des discussions entre présidents et directeurs mais le projet de fusion n’a jamais abouti. Des questions d’hommes peut-être mais aussi de culture. Nous collaborions cependant autour de marques distributeur. Mais quand Val-de-Vire a été à reprendre et au vu de sa situation financière, nous avons considéré que c’était un trop gros morceau.Agrial était la seule entreprise en capacité de le faire.
Quelles ont été les différentes étapes de cette transaction ?
Nous n’avons pas eu de discussions immédiates avec Agrial après la décision de la DGCCRF. Ensuite, les rumeurs ont commencé à circuler sur d’éventuels repreneurs : belges, anglais... Alors nous nous sommes posé cette question : faut-il laisser entrer un troisème opérateur ? On le percevait comme une menace. Nous étions donc sur la défensive.Puis, peu à peu, nous avons considéré que c’était sans doute l’occasion de conforter notre place de numéro deux. La distribution nous a lancé des messages dans ce sens. Nous avions jusqu’à fin mai pour nous décider. Au-delà, ça devenait du ressort du mandataire.
Quel accueil vous a réservé Agrial ?
Un très bon accueil. Nous avons vite été rassurés. Néanmoins, ce rachat représentait pour nous un coût financier très lourd mais nous avons trouvé une solution d’étalement de paiement. Nous avons créé une SAS, la Cidrerie du Terroir, et nous avons racheté l’usine, les bâtiments, le terrain, le stock de produits finis mais également repris tous les contrats commerciaux et la totalité du personnel (41 salariés) .
Quel a été votre premier chantier ?
Tout d’abord rencontrer les salariés qui travaillaient dans l’incertitude depuis plusieurs mois. Ils se sont à nouveau mobilisés autour d’un nouveau projet.
Matériellement, c’est le chantier de l’harmonisation informatique qu’il a fallu mener.Prochainement, nous aurons à investir dans un bassin de décantation à Condé-sur-Vire pour un montant de 400 000 e environ.
Cette nouvelle dimension change-t-elle radicalement votre stratégie d’entreprise ?
Non. Il n’y aura pas de révolution, que des évolutions.Nous allons bien sûr jouer la carte de la synergie industrielle entre les différents sites mais chacun gardera ses spécificités. Cahagnes avec sa marque Dujardin, Condé-sur-Vire avec le 75 cl et Pleudihen en multifonction et tous formats comme outil de développement des gammes des deux autres sites.
Comment allez-vous gérer votre approvisionnement en pommes ?
Nous avons passé un contrat volume/prix avec AGRIAL sur 15 ans. Elle nous approvisionnera à hauteur de 8 400 t/an. Le prix payé au producteur, quel que soit le devenir de la pomme qu’il livre, sera identique.
Et au-delà ?
A terme, nous viserons l’autonomie avec nos propres adhérents sur la Normandie. C’est incontournable pour maîtriser notre approvisionnement.
Chiffres clés
Val de Rance : 18 Me de chiffre d’affaires et 57 salariés.
Val de Vire/Dujardin : 10 Me de chiffre d’affaires et 41 salariés.