Gérard et Francine Denis, éleveurs dans l'Orne
Cendrillon de retour du SPACE
“Cendrillon s’est impeccablement comportée au SPACE”. Gérard et Francine Denis, éleveurs de Prim’Holstein à St-Siméon, espèrent qu’elle fera encore mieux à Alençon.

Les aficionados de la Prim’Holstein se souviennent d’Ecrevisse, une pointe d’accent anglais dans le meuglement. Elle a été prix de championnat national à Pontivy (56) en 1995. Quelques semaines plus tard, elle est élue championne régionale à Caen. Elle remet le couvert en 1997 à St-Lô et, passant par Paris, elle décroche un premier prix de section. “Ecrevisse” n’a pas à rougir de son palmarès. Elle a montré le chemin à Merveille, Raquette, Réussite... Leur point commun : elles ont toutes usé leurs sabots sous les stabulations de l’Earl Denis Margalle et brouté dans les pâturages de St-Siméon, enclave ornaise dans un coin de Mayenne.
C’est ainsi que Gérard et Francine Denis ont foulé pendant de nombreuses années la sciure des départementaux, régionaux et nationaux Prim’Holstein. En compétition tout d’abord mais aussi comme bénévoles côté organisation. Francine, par exemple, fut responsable de la commission “Espace Lait” à l’occasion du “Salon de la vache et du lait” à Alençon en juin 2002.
Une pause de 3 ans
Notre couple d’éleveurs va cependant marquer une pause dans la compétition. Trois années d’abstinence avant de se piquer à nouveau au jeu cette année avec Cendrillon. Une vache (Jefferson X Nog Multi) en première lactation née le 15 octobre 2007. Thierry Jaton et Véronique Guay, les deux juges canadiens du SPACE 2010, l’ont classée 5ème sur 10 de sa section. “Cendrillon s’est impeccablement comportée. Elle n’était absolument pas stressée”, se réjouissent Gérard et Francine. Une raison supplémentaire pour l’inscrire à “Ferme en Fête” pour défendre les couleurs de l’Earl Denis Margalle et celles du Bocage ornais.
Si l’esprit de compétition règnera samedi prochain dans la capitale ornaise, chacun des participants viendra y chercher aussi de la convivialité. Convivialité retrouvée après une saison 2009 plombée par une ambiance laitière tendue. “C’est aussi l’occasion de rencontrer des gens qu’on ne voit pas ailleurs”, soulignent Gérard et Francine Denis, satisfaits également d’y croiser “des jeunes très motivés et qui veulent apprendre”.
Le bouche à oreille
Participer à un concours, c’est aussi communiquer. Le bouche à oreille fonctionne au fur et à mesure que le palmarès s’étoffe. L’Earl Denis Margalle valorise sa génétique notamment par la vente de vaches en lait. “Au début des années 1990, c’était pour remplir le quota. Aujourd’hui, c’est plus pour monter le niveau génétique d’une étable. On fait profiter les autres de notre travail”.
Quant à la moyenne de production, elle s’établit à 10 220 kg. Mais on ne vise pas, à St-Siméon, le toujours plus. “Après, on risque de se trouver confronté à des problèmes de fécondité”, craignent nos éleveurs qui font vieillir leurs meilleures vaches avec toujours l’espoir d’avoir de jeunes femelles.