Bernard Houssin, CA 50
“Chaque brin d’herbe compte !”
Bernard Houssin, CA 50
Pour Bernard Houssin, la mise en pâture se prépare dès maintenant en maintenant au mieux son effectif dans l’optique du printemps.

Bernard Houssin (Chambre d’Agriculture 50), “garder ses vaches pour le printemps peut s’avérer rentable”.
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E.C.
Aujourd’hui, où en sont les stocks dans les exploitations ?
“Au niveau de l’alimentation, cela se passe relativement bien pour ceux qui, justement ont des stocks, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, vu les récoltes en fourrage”.
Concrètement, comment peut-on augmenter sa production cet hiver ?
“Il y a des ajustements en amenant à faire sur les rations, notamment en amenant des fibres longues (foin fibreux bien conservé s’il y en a) ou encore enrubannage qui s’avère tout à fait adapté pour compléter la fibrosité. Pour produire plus, il existe une voie royale : l’augmentation de la concentration azotée des rations. Pour les cheptels qui sont à 80/90 g de PDI par UFL, on peut monter à 110 grammes. Mais attention à ne pas aller trop loin sous peine de sanctions au niveau des animaux, mammites notamment. Globalement, pour un producteur la règle est simple : j’ai des vaches, du fourrage de qualité et des places dans la stabu, je monte en PDI tout en gardant des vaches en réserve pour le printemps. D’ailleurs, dans cette dernière optique, il peut être rentable d’acheter du fourrage localement pour conserver des animaux, vu la conjoncture de prix du lait pour le premier trimestre 2008”.
Faut-il anticiper la mise à la pâture dès maintenant ?
“Tout à fait en conservant des animaux mais aussi en optimisant au maximum sa gestion des parcelles d’herbe. Cela permettra de nourrir l’ensemble du cheptel mais aussi, éventuellement, de dégager des excédents d’herbe pour l’enrubannage. En clair, il ne faut pas perdre un brin d’herbe au printemps”.