Dans le Calvados : les sangliers labourent la nuit
Au Brévedent, où il est installé depuis cinq ans, Joachim Dubosc subit des attaques continuelles de sanglier dans ses prairies. Il estime qu’elles sont en progression cette année.

llll C’est dans ses deux parcelles de prairie que Joachim Dubosc nous montre les dégâts. Situées en bordure de bois, elles sont régulièrement labourées par de nombreux sangliers. « On se demande combien il y en a », s’interroge l’éleveur. Installé depuis cinq ans dans le pays d’Auge, à Brévedent, il reprend chaque année son rouleau et sa herse pour atténuer l’impact des dégâts : « sinon on va casser la faucheuse ! ». Egalement chasseur, il ne peut toutefois pas se rendre dans le bois puisque ce dernier est privé. Il pourrait s’organiser pour faire le gué mais le système payant des bracelets le fait hésiter. « Vingt euros par cochon, ça fait sortir beaucoup d’argent. Déjà qu’on en perd avec les buttes de terre et le manque d’herbe… » D’autant que les « cochons » traversent les parcelles de bois en bois dès la nuit tombée. Habituellement, quelques battues organisées par le propriétaire régulent la population, mais cette année, il a le sentiment qu’il n’y en a presque pas eu. Une des raisons, peut-être, de l’accroissement des dommages sur les parcelles d’herbe : « c’est de pire en pire, les dégâts augmentent, témoigne Joachim Dubosc, on le voit de plus en plus. »