Thomas Pelletier, Président de l’UNICID
Décrets cidres et contractualisation doivent avancer
L’assemblée générale de la FNPFC (Fédération Nationale des Producteurs de Fruits à Cidre) se tient, aujourd’hui 17 juin, en Mayenne. Pour sa première remise de copie, Thomas Pelletier, son président, arborera une seconde casquette. Il a en effet été élu, le 3 juin dernier, président de l’UNICID (Union Nationale Interprofessionnelle Cidricole).

Sur un plan syndical, la FNPFC a-t-elle fait du bon boulot cette année ?
Nous avons enregistré des avancées significatives. Je pense notamment à l’activation des DPU sur les vergers et à la reconnaissance des bordures de vergers comme SET (Surface des Eléments Topographiques) sur une largeur de 5 ou 10 mètres selon les départements. En haute-tige, un hectare de pommiers correspond à 5 ha de SET.
Quel est le thème de votre assemblée générale qui se le 18 juin ?
Nous avons invité les associations régionales (ACB, APPCM, ARDEC...) afin qu’elles nous établissent un compte-rendu
de leurs activités. C’est une manière de renforcer le lien, la cohérence et la coordination
entre l’échelon local et l’échelon national. L’occasion peut-être aussi d’essayer d’harmoniser les différents CPER (Contrat de Plan Etat/Région).
Vous venez d’être élu à la présidence de l’UNICID en remplacement de Franck Malinowski. Quelles sont vos priorités à la tête de l’interprofession cidricole ?
Rappelons en préalable que ce changement répond à la volonté de notre interprofession d’alterner cette présidence entre producteurs et transformateurs de fruits à cidre tous les 3 ans.
Concernant nos priorités, je citerai en premier lieu notre souhait de voir évoluer les décrets cidres qui datent de 1953. Cidre brut, cidre doux, il faut dépoussiérer les textes pour faciliter la tâche des producteurs fermiers.
Notre autre chantier s’inscrit dans le cadre de la LMA (Loi de Modernisation Agricole). Nous devons écrire les termes de la contractualisation entre producteurs et transformateurs. Je pense aux garanties d’approvisionnement et de débouchés pour les uns et les autres, aux règles de réciprocité, à l’établissement d’un indicateur d’évolution des prix... Il ne s’agit pas de contractualiser le verger français à 100 % mais d’offrir, notamment à qui replante, une lisibilité à long terme. Lisibilité dont doit également disposer, quelle que soit leur taille, les transformateurs. C’est un dossier qu’il serait souhaitable de boucler dans les 12/18 mois à venir.
La communication était un des chevaux de bataille de votre prédécesseur. Vous y êtes également sensible ?
Tout le monde désormais, au sein de l’interprofession, est convaincu du bien fondé de la communication. Tant sur le plan national que régional. Le climat autour de la CVO (Cotisation Volontaire Obligatoire) est apaisé. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si on veut faire plus, par exemple en passant de 2 à 3 centimes d’euros de contribution à la bouteille. Un effort supplémentaire qui pourrait être accompagné par France Agri Mer. Il revient à l’UNICID d’en décider en assemblée générale.
Allez-vous œuvrer au rapprochement avec vos cousins de l’IDAC (Interprofession des Appellations Cidricoles ?
C’est un sujet récurrent. Des synergies sont à trouver. Pour cela, il y a encore des passerelles à établir.
Voyez-vous l’équipe de France de football passer le premier tour de la phase finale de coupe du monde?
(Rire!). J’ai des doutes quand au dynamisme de cette équipe. Ils ont joué à 2 km/h contre l’Uruguay. Son avenir en Afrique du Sud me semble délicat.