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Des prix en hausse mais toujours des incertitudes
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Le CER France Calvados a communiqué les résultats économiques de la ferme Calvados. Les agriculteurs ont fini l’année avec le sourire. Ils devraient le garder en 2008.

Plus de 50% des producteurs ont un prix de vente du lait inférieur à la moyenne (302 €/1 000 l). Cette proportion était de 24% en 2006. Cela s'explique essentiellement par la baisse du prix de base du lait (-13 €).
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En lait : la proportion d'exploitants ayant un résultat courant / UTAF inférieur au SMIC diminue par rapport à l'exercice précédent, mais reste encore significative (34% des exploitations).
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V.M.

C’est l’année des céréales et du lait”, indique Arnaud Lacrouzade, du CER France Calvados. En céréales, 2007 marque une embellie des résultats avec une progression des résultats et de l’excédent brut d’exploitation. “Pour la récolte 2006, on avait une augmentation des cours de 25 euros. Pour 2007, la baisse des rendements de 10 quintaux sur les blés est compensée par l’envolée des prix du blé”. La rentabilité des exploitations céréalières a ainsi progressé de 7 % dans le département. Avec une consommation en hausse et des stocks au plus bas, la tendance devrait perdurer selon les responsables du CER France Calvados. Les cours semblent avoir atteint un pic en 2007. “Les prix ne resteront peut-être pas à ce niveau, mais on les prévoit dans la fourchette haute”. Aujourd’hui encore, les prix semblent difficiles à anticiper. “On a eu une hausse modérée en 2006, suivie d’une hausse disproportionnée en 2007. Les cours devraient être raisonnés en 2008”, résume Arnaud Lacrouzade. Côté rendement, le Calvados limite les dégâts. “Par rapport à d’autres départements, nous sommes sur une zone où climatiquement, nous amortissons mieux les sécheresses ou les années difficiles”. Avec l'augmentation des cours des céréales, le CER constate également un déplacement de l'optimum économique. Les exploitations atteignent de meilleurs résultats avec un niveau de charges plus élevées. Des écarts de revenu
En lait, les résultats ont peu évolué entre les deux dernières campagnes. Les revenus sont comparables. Le facteur prix n’a pas encore produit son effet. Les livraisons sont stables : + 0,56 % pour l’ensemble des laitiers. “Sur la campagne 2007-2008, avec une hausse du lait au quatrième trimestre, les résultats s’annoncent très bons. Pour le premier semestre, l’augmentation sera proche de 100 euros. Les 1000 litres payés au producteur aux environs de 400 euros, c’est du jamais vu !”. Mais les disparités demeurent nombreuses. Si le prix moyen en 2007 est 302 euros, les 1000 litres ont été payés moins de 280 euros pour 11 % des éleveurs.
Les taux endettements des exploitations sont stables sur les deux dernières campagnes. “C’est une situation correcte, mais hétérogène. La situation est même légèrement meilleure”. Des chiffres qui risquent encore de s’améliorer en 2007. Les experts du CER tablent sur une progression de 7 à 10 000 euros de l’EBE avant cotisation MSA, en dépit de la hausse des intrants.
Epargne de précaution
ou trésor de guerre
Le CER France Calvados a conclu sa présentation avec la filière porcine. “Ceux qui auront des ressources passeront ce cap délicat. C’est une leçon. Une conjoncture similaire pourrait se reproduire en lait ou céréales. Par exemple si la hausse du prix du lait ne compensait pas celle des aliments. Il faut donc apprendre à gérer les conséquences fiscales et la trésorerie pour anticiper un éventuel coup dur. Je prône le trésor de guerre ou l’épargne de précaution à l’échelle de l’exploitation”.
En lait, les résultats ont peu évolué entre les deux dernières campagnes. Les revenus sont comparables. Le facteur prix n’a pas encore produit son effet. Les livraisons sont stables : + 0,56 % pour l’ensemble des laitiers. “Sur la campagne 2007-2008, avec une hausse du lait au quatrième trimestre, les résultats s’annoncent très bons. Pour le premier semestre, l’augmentation sera proche de 100 euros. Les 1000 litres payés au producteur aux environs de 400 euros, c’est du jamais vu !”. Mais les disparités demeurent nombreuses. Si le prix moyen en 2007 est 302 euros, les 1000 litres ont été payés moins de 280 euros pour 11 % des éleveurs.
Les taux endettements des exploitations sont stables sur les deux dernières campagnes. “C’est une situation correcte, mais hétérogène. La situation est même légèrement meilleure”. Des chiffres qui risquent encore de s’améliorer en 2007. Les experts du CER tablent sur une progression de 7 à 10 000 euros de l’EBE avant cotisation MSA, en dépit de la hausse des intrants.
Epargne de précaution
ou trésor de guerre
Le CER France Calvados a conclu sa présentation avec la filière porcine. “Ceux qui auront des ressources passeront ce cap délicat. C’est une leçon. Une conjoncture similaire pourrait se reproduire en lait ou céréales. Par exemple si la hausse du prix du lait ne compensait pas celle des aliments. Il faut donc apprendre à gérer les conséquences fiscales et la trésorerie pour anticiper un éventuel coup dur. Je prône le trésor de guerre ou l’épargne de précaution à l’échelle de l’exploitation”.
V.M.
La viande stable
“Avec les cas de fièvre catarrhale ovine, certaines ventes ont été différées. La FCO n’a pas provoqué de conséquences globales majeures. En revanche, on a parfois observé des conséquences individuelles importantes. La FCO a marqué au cas par cas. Les perspectives se montrent assez stables. On retrouve les cours de 2006”, résume Arnaud Lacrouzade.