Anthony et Nicolas Davy
Des volailles pour s’installer sur une ferme laitière
Anthony et Nicolas Davy
Anthony et Nicolas Davy ont grandi ensemble sur la ferme familiale. Ensemble, les deux frères ont mûri leur projet. Et ensemble, ils se sont installés. Pour ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier, ces jeunes agriculteurs ont monté un atelier avicole.

L’installation est récente. Anthony et Nicolas Davy sont officiellement agriculteurs depuis le mois d’avril 2011. Seuls 17 mois les séparent. Ils ont partagé leur enfance à la ferme et ont donc rejoint leurs parents sur l’exploitation familiale. Le projet a pris du temps, car les deux frères voulaient s’installer ensemble. Leur installation s’est décantée lorsqu’un voisin a pris sa retraite. “L’exploitant m’avait promis sa ferme et a tenu sa parole. Il n’y a pas eu de surenchère”, explique Anthony. La famille Davy est donc installée “groupée” sur 205 hectares dans un rayon de 3 kilomètres.
Le plan avicole rassure les banques
De son côté, Nicolas n’a pas repris d’exploitation. Pour rassurer les banques, le jeune homme a donc monté un atelier volaille. “Nous ne voulions pas trop agrandir la ferme. Si aujourd’hui nous sommes quatre sur la ferme, nos parents partiront en retraite dans une quinzaine d’années. Nous resterons à deux sur la ferme”. Le GAEC a bénéficié du plan avicole mené par la Chambre d’agriculture de l’Orne et la filière. Ce type d’atelier présente plusieurs avantages. D’abord, l’investissement reste abordable : 250 000 euros ont été budgétés pour le montage du bâtiment. Ensuite, les volailles permettent une liberté de travail. “A l’échelle de la ferme, l’activité représente une personne à mi-temps pour la rémunération d’un temps complet. Et nous y travaillons essentiellement à l’entrée et à la sortie des bandes”. Enfin, l’atelier demeure indépendant du reste de l’exploitation : “à l’avenir, nous pouvons céder cette partie si besoin”.
Le bâtiment volaille a ouvert ses portes le 17 novembre dernier. Quatre lots en sont déjà sortis. Après quelques mois d’expérience, l’activité avicole remplit son rôle. “Elle m’a permis de m’installer. C’était le premier but recherché. Avant de nous lancer, nous avions visité plusieurs exploitations. Le poulailler était la solution. Acheter une troisième ferme impliquait des frais trop important. Et à la retraite de nos parents, la structure se serait révélée surdimensionnée”, explique Nicolas.
Un investissement familial
Si les volailles ont validé l’installation, le cœur de l’exploitation bat au rythme des traites. La ferme compte 740 000 litres de quota. Avec la reprise du troupeau voisin, la famille a investi dans deux robots de traite. Lors de l’étude prévisionnelle, la famille Davy s’est montrée prudente. La ferme produit du lait AOC. “Lors de la crise du lait, le prix moyen payé sur la ferme atteignait 340 €/1000 litres. Nous avons donc pris 320 € comme base”, souligne Anthony. La ferme des Davy a donc retrouvé un nouveau souffle avec l’arrivée des deux frères. De quoi donner des perspectives à leurs parents qui s’avouent « reboostés ».
Le plan avicole rassure les banques
De son côté, Nicolas n’a pas repris d’exploitation. Pour rassurer les banques, le jeune homme a donc monté un atelier volaille. “Nous ne voulions pas trop agrandir la ferme. Si aujourd’hui nous sommes quatre sur la ferme, nos parents partiront en retraite dans une quinzaine d’années. Nous resterons à deux sur la ferme”. Le GAEC a bénéficié du plan avicole mené par la Chambre d’agriculture de l’Orne et la filière. Ce type d’atelier présente plusieurs avantages. D’abord, l’investissement reste abordable : 250 000 euros ont été budgétés pour le montage du bâtiment. Ensuite, les volailles permettent une liberté de travail. “A l’échelle de la ferme, l’activité représente une personne à mi-temps pour la rémunération d’un temps complet. Et nous y travaillons essentiellement à l’entrée et à la sortie des bandes”. Enfin, l’atelier demeure indépendant du reste de l’exploitation : “à l’avenir, nous pouvons céder cette partie si besoin”.
Le bâtiment volaille a ouvert ses portes le 17 novembre dernier. Quatre lots en sont déjà sortis. Après quelques mois d’expérience, l’activité avicole remplit son rôle. “Elle m’a permis de m’installer. C’était le premier but recherché. Avant de nous lancer, nous avions visité plusieurs exploitations. Le poulailler était la solution. Acheter une troisième ferme impliquait des frais trop important. Et à la retraite de nos parents, la structure se serait révélée surdimensionnée”, explique Nicolas.
Un investissement familial
Si les volailles ont validé l’installation, le cœur de l’exploitation bat au rythme des traites. La ferme compte 740 000 litres de quota. Avec la reprise du troupeau voisin, la famille a investi dans deux robots de traite. Lors de l’étude prévisionnelle, la famille Davy s’est montrée prudente. La ferme produit du lait AOC. “Lors de la crise du lait, le prix moyen payé sur la ferme atteignait 340 €/1000 litres. Nous avons donc pris 320 € comme base”, souligne Anthony. La ferme des Davy a donc retrouvé un nouveau souffle avec l’arrivée des deux frères. De quoi donner des perspectives à leurs parents qui s’avouent « reboostés ».