Syndicalisme
Dominque Bussereau à la rencontre de la FRSEA, FDSEA et JA
Syndicalisme
A l’occasion de la venue de Dominique Bussereau à Vire (14) puis au Haras du-Pin (61), les FDSEA du Calvados et de l’Orne, la FRSEA de Basse-Normandie et les Jeunes Agriculteurs avaient sollicité des entretiens.

Les représentants de la FDSEA et des JA ont exprimé leur attented’un acompte à la hauteur de la possibilité offerte par l’Union Européenne, soit 50% des DPU estimés. Ils ont aussi demandé un versement effectif du solde au 1er décembre. Quant à la pérennisation d’un tel dispositif, il faudra sans doute en passer par une demande chaque année.
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TG

Les responsables syndicaux ont mis l’accent sur le risque de discrimination entre bénéficiaires du plan bâtiment, selon que leur dossier aura été déposé avant ou après le 30 juin 2006.
AVire la rencontre s’est déroulée en deux temps. Tout d’abord, l’ensemble des syndicats était reçu ensemble pour un bref échange avec Dominique Bussereau. A l’issue, Christophe Malvezin, conseiller technique pour les productions animales, proposait une rencontre individuelle avec chaque "famille" syndicale. Si la Confédération Paysanne refusait cette offre, les organisations du réseau FNSEA-JA ont saisi cette opportunité pour exposer leurs préoccupations du moment, tout comme la Coordination Rurale.
Les représentants de la FDSEA et des JA se sont, tout d’abord, félicités du versement d’un acompte sur les aides PAC au 16 octobre. Ils ont exprimé leur attente d’un acompte à la hauteur de la possibilité offerte par l’Union Européenne, soit 50% des DPU estimés. Ils ont aussi demandé un versement effectif du solde au 1er décembre. Quant à la pérennisation d’un tel dispositif, il faudra sans doute en passer par une demande chaque année.
Loi sur l'eau
Les représentants syndicaux ont exposé la problématique des laits flottants et présenté la solution interprofessionnelle bas-normande.
Quant au projet de loi sur l’eau et la fixation du seuil d’exonération, il a été demandé d’éviter toute discrimination entre les régions. Manifestement, il ne reste que la voie parlementaire pour faire triompher cette idée d’équité entre tous les éleveurs.
Revalorisation en DPU des JA
S’il a refusé toute idée de rétroactivité concernant la défiscalisation de la DJA, Christophe Malvezin n’a pas fermé la porte à une revalorisation en DPU des jeunes agriculteurs installés pendant la période de référence. Il a suspendu cette possibilité aux volumes qui seront apportés à la réserve, lesquels ne sont pas connus à ce jour.
Les relations entre les planteurs de betteraves et Saint Louis Sucre ont aussi fait l’objet d’une vive discussion.Le prix de la betterave éthanol
Les producteurs demandent à indexer le prix de la "betterave éthanol" sur la valorisation du produit fini, comme c’est le cas pour la
betterave non-alimentaire, ce qui
permet un partage de la valeur ajoutée. L’entreprise ne l’entend pas de cette oreille et souhaite fixer elle-même les prix d’achat de cette
production. Sans vouloir s’avancer sur le sujet, Christophe Malvezin a promis une réponse écrite sur ce thème.
Pas d'engagement formel sur la PHAE
Le conseiller du ministre a, par ailleurs refusé de s’engager à propos de la future PHAE, rappelant que la priorité du gouvernement était de pérenniser les contrats des bénéficiaires de PHAE et de CTE herbager. L’accès pour les autres demandeurs, tels les exclus de la PHAE 2002-2006, n’interviendra donc qu’en fonction des disponibilités budgétaires.
Enfin, les responsables syndicaux ont mis l’accent sur le risque de discrimination entre bénéficiaires du plan bâtiment, selon que leur dossier aura été déposé avant ou après le 30 juin 2006. Le conseiller du minstre a annoncé le déblocage, avant la fin de l’année, d’une enveloppe qui permettra de régler les dossiers prioritaires déposés en 2005. A charge pour le DRAF d’organiser la concertation pour définir les critères d’éligibilité des demandeurs non-prioritaires en 2005 et 2006. Il a toutefois prévenu que cette enveloppe constituera une avance sur le financement 2007.
Dans l'Orne où Dominique Bussereau venait fêter le bicentenaire des haras nationaux, une délégation conduite par Olivier Borel président de la FDSEA et Régis Chevallier président de la Chambre d'Agriculture a pu s'entretenir avec le ministre. Ils ont soutenu et défendu les dossiers présentés à Vire.
Ces deux rencontres ont permis aux représentants de la FRSEA, des FDSEA et des Jeunes Agriculteurs de faire entendre au ministre la voix des agriculteurs bas-normandsRessaisissez-vous !
n Comme il est de tradition, lors de la venue du ministre de l’agriculture en Basse-Normandie le 22 septembre dernier, les organisations syndicales agricoles avaient sollicité une entrevue avec le ministre. Elle s’est déroulée en deux temps : une rencontre groupée des syndicats agricoles avec M. Bussereau et une rencontre "individuelle" des syndicats avec M. Malvezin, conseiller du ministre pour les productions animales. Qu’à défaut d’une rencontre en tête-à-tête avec M. Bussereau, la Confédération Paysanne refuse la rencontre avec un conseiller du ministre ne saurait étonner. Le plus surprenant fut de constater l’alignement béat du GRAB et de la FRCIVAM, présents également lors de la première partie de réunion, sur la position de la Confédération Paysanne. Voilà un mélange des genres particulièrement malsain entre des organisations de développement et des organisations syndicales. A l’heure où se discute l’accès des agriculteurs à la nouvelle prime à l’herbe, la FRSEA aurait apprécié qu’un minimum de consensus se forme pour permettre au maximum d’agriculteurs bas-normands d’y avoir accès, notamment dans les systèmes biologiques et extensifs. Rappelons que l’herbe représente 50 % de la SAU bas-normande. Il est temps que le GRAB et la FRCIVAM cessent de se comporter en alliés inconditionnels de la Confédération Paysanne et identifient les partenaires dont ils ont besoin pour faire avancer les dossiers que justifie le modèle d’agriculture qu’ils proposent. L’agriculture biologique mérite mieux qu’un parti pris idéologique
stérile.