FDSEA du Calvados
Eau : des agriculteurs écoutés mais bientôt entendus ?
FDSEA du Calvados
La section “environnement” de la FDSEA a rencontré jeudi dernier André Berne (directeur territorial et maritime de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie). Deux heures d’échanges qui ont permis d’acter une feuille de route constructive.

Politique de l’eau et agriculture : faut-il être pessimiste ? “Non sous conditions”, répond Patrice Lepainteur
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TG
Les agriculteurs ont été écoutés. Seront-ils entendus ? C’est la question qui se pose à l’issue de la concertation proposée par la FDSEA/JA à un acteur majeur de l’eau : l’Agence Seine-Normandie.
Décrisper les débats
Il était temps de renouer les fils du dialogue afin de décrisper les débats. Depuis de longs mois, les lois sur l’eau provoquent de fortes interrogations dans la campagne. Interrogations devenues inquiétudes au gré d’une apparente radicalisation des échanges. Alors que l’échéancier s’égraine inéluctablement, le temps presse. Si des accords ont été trouvés, par exemple dans la Manche, le dossier patine dangereusement dans le Calvados.
“Nous devons devenir acteur de la problématique de l’eau mais il faut d’abord s’informer et comprendre les enjeux pour ensuite exprimer ce que l’on souhaite”, a résumé Patrice Lepainteur, président de la FDSEA.
Loin de s’opposer aux initiatives, notamment asyndicales, des uns ou des autres, FDSEA et JA entendent jouer leur rôle de “facilitateur” et de “coordinateur” face “à des pressions à certains endroits qui risqueraient de s’étendre à tout le territoire”.
La démarche se veut pragmatique mais Patrice Lepainteur y met un préalable. “Si les demandes sociétales sont fondées, je n’acte pas que la qualité de l’eau dans le Calvados ne soit pas bonne.” Une précaution d’usage déjà soulignée auprès de la DDTM et de l’ARS (Agence Régionale de la Santé) lors d’une réunion du même type au printemps dernier.
Une erreur de communication
André Berne a apprécié l’initiative. “Votre démarche est bonne. Vous serez plus audible en prenant une position d’ouverture et de volonté de dialogue”.
Le directeur territorial et maritime de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie a même reconnu une erreur de communication en ce qui concerne un article sur l’eau et l’agriculture récemment publié dans “Confluences”, la revue de l’Agence de l’Eau.
Ce qui avait fait monter au créneau la FDSEA sous forme d’une missive envoyée à tous les maires du département (voir L’Agriculteur Normand du 28 juillet).
Cette erreur de communication étant reconnue, André Berne a tenu son langage de vérité. “L’eau pure n’existe pas dans la nature (...). L’agriculture est minoritaire en terme de flux de pollutions toxiques(...). L’état chimique de l’eau en Basse-Normandie et son fort déclassement n’est pas tant lié aux pesticides qu’à l’industrie et à d’autres usages(...). La Position de l’Agence n’est pas de mettre de l’agriculture biologique partout (...)”. Côté professionnel, on apprécie mais le grand public le sait-il ?
Du concret dans les semaines à venir
Cette rencontre ne s’est pas achevée par un coup d’épée dans l’eau. FDSEA et Agence de l’Eau se sont engagées chacune à écrire leur feuille de route.
Feuilles de route qui seront croisées et discutées en groupe de travail pour enfin définir une méthodologie de travail respectueuse de chacun. L’Agence s’est même dite “prête à financer des études sérieuses (d’impacts écologique et économique) au cas par cas”.
Mais si la bonne volonté s’affiche, le chemin à parcourir est encore long et semé d’embûches. Le dogme des 50 % de réduction d’utilisation des pesticides, la confusion entre les seuils de détection et de toxicité, l’impression de vouloir globaliser des problématiques particulières, l’obligation de moyens qui s’oppose parfois à l’obligation de résultats, la différence d’appréciation entre une indemnisation et une subvention...
Sur tous ces points, la section “Environnement” de la FDSEA attend des éclaircissements. Et pas question de noyer le poisson dans l’eau, quelques uns de ses membres se sont fait du sujet une spécialité. Du côté de l’Agence, cette compétence a été remarquée.
Décrisper les débats
Il était temps de renouer les fils du dialogue afin de décrisper les débats. Depuis de longs mois, les lois sur l’eau provoquent de fortes interrogations dans la campagne. Interrogations devenues inquiétudes au gré d’une apparente radicalisation des échanges. Alors que l’échéancier s’égraine inéluctablement, le temps presse. Si des accords ont été trouvés, par exemple dans la Manche, le dossier patine dangereusement dans le Calvados.
“Nous devons devenir acteur de la problématique de l’eau mais il faut d’abord s’informer et comprendre les enjeux pour ensuite exprimer ce que l’on souhaite”, a résumé Patrice Lepainteur, président de la FDSEA.
Loin de s’opposer aux initiatives, notamment asyndicales, des uns ou des autres, FDSEA et JA entendent jouer leur rôle de “facilitateur” et de “coordinateur” face “à des pressions à certains endroits qui risqueraient de s’étendre à tout le territoire”.
La démarche se veut pragmatique mais Patrice Lepainteur y met un préalable. “Si les demandes sociétales sont fondées, je n’acte pas que la qualité de l’eau dans le Calvados ne soit pas bonne.” Une précaution d’usage déjà soulignée auprès de la DDTM et de l’ARS (Agence Régionale de la Santé) lors d’une réunion du même type au printemps dernier.
Une erreur de communication
André Berne a apprécié l’initiative. “Votre démarche est bonne. Vous serez plus audible en prenant une position d’ouverture et de volonté de dialogue”.
Le directeur territorial et maritime de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie a même reconnu une erreur de communication en ce qui concerne un article sur l’eau et l’agriculture récemment publié dans “Confluences”, la revue de l’Agence de l’Eau.
Ce qui avait fait monter au créneau la FDSEA sous forme d’une missive envoyée à tous les maires du département (voir L’Agriculteur Normand du 28 juillet).
Cette erreur de communication étant reconnue, André Berne a tenu son langage de vérité. “L’eau pure n’existe pas dans la nature (...). L’agriculture est minoritaire en terme de flux de pollutions toxiques(...). L’état chimique de l’eau en Basse-Normandie et son fort déclassement n’est pas tant lié aux pesticides qu’à l’industrie et à d’autres usages(...). La Position de l’Agence n’est pas de mettre de l’agriculture biologique partout (...)”. Côté professionnel, on apprécie mais le grand public le sait-il ?
Du concret dans les semaines à venir
Cette rencontre ne s’est pas achevée par un coup d’épée dans l’eau. FDSEA et Agence de l’Eau se sont engagées chacune à écrire leur feuille de route.
Feuilles de route qui seront croisées et discutées en groupe de travail pour enfin définir une méthodologie de travail respectueuse de chacun. L’Agence s’est même dite “prête à financer des études sérieuses (d’impacts écologique et économique) au cas par cas”.
Mais si la bonne volonté s’affiche, le chemin à parcourir est encore long et semé d’embûches. Le dogme des 50 % de réduction d’utilisation des pesticides, la confusion entre les seuils de détection et de toxicité, l’impression de vouloir globaliser des problématiques particulières, l’obligation de moyens qui s’oppose parfois à l’obligation de résultats, la différence d’appréciation entre une indemnisation et une subvention...
Sur tous ces points, la section “Environnement” de la FDSEA attend des éclaircissements. Et pas question de noyer le poisson dans l’eau, quelques uns de ses membres se sont fait du sujet une spécialité. Du côté de l’Agence, cette compétence a été remarquée.