Calvados
Eau : la FDSEA à la source d’une étude fine et fluide
Calvados
Le dossier « eau » suit son cours. La semaine dernière, la FDSEA 14 a réuni plusieurs de ses interlocuteurs. Autour de la table : l’Agence de l’Eau Normandie-Seine, la SAFER, le Conseil général et l’Agence régionale de santé. L’occasion de présenter les études Aquavallée et Aquaplaine.

“La démarche est validée par le CORPEN. Elle est donc reconnue”, soulignent Xavier Hay, responsable de la commission environnement et Patrice Lepainteur, président de la FDSEA 14, André Berne, directeur de l’Angence de l’eau.
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VM

Stéphane Levillain, du service eau de la DDTM, et Pierre Champod de l’ARS

Alain Declomesnil, conseiller général du Calvados
La profession agricole défend les techniques de diagnostic initiées par ARVALIS Institut du végétal. Dans un dossier des points de captages tendu, reste à convaincre les acteurs de l’eau. La FDSEA 14 a donc présenté Aquavallée et Aquaplaine. Avec ces méthodes, ARVALIS propose une méthode affinée. L’étude s’effectue à l’échelle d’une exploitation, voire d’une parcelle. Des exemples existent, notamment dans l’Aisne. Sur le bassin du Péron, 76 agriculteurs se sont mobilisés et ont mené une opération de reconquête de la qualité de l’eau. Ils se sont entourés d’organismes compétents. Initié en 2004, le projet a abouti rapidement. Dès 2007, les molécules phytosanitaires ont disparu du Péron, une rivière de 25 kilomètres. En amont, 52 agriculteurs ont réaménagé leurs corps de ferme, avec l’installation d’aires de remplissage du pulvérisateur. 18 ont planté des haies. 10 ont modifié leurs pratiques culturales. 3 ont mis des terres en jachères et 18 ont développé des CIPAN. “Il s’agit d’un exemple qui ne sera pas totalement transposable dans le Calvados”, prévient cependant Xavier Hay, responsable de la commission environnement de la FDSEA 14.
Étape 1 : Aquavallée
Ces évolutions reposent sur les études d’ARVALIS. D’abord via Aquavallée, une carte, des risques de transfert de produits phytosanitaires sur le bassin versant, est élaborée. Dans le cas de l’Aisne, le bassin versant comptait 13 500 hectares. Au total, 364 ha ont finalement été jugés à risques. Soit 2,7 % de la surface agricole. Pour parvenir à ce résultat, les techniciens ont utilisé des cartes pédologiques, hydrogéologique et des cartes de pentes.
Etape 2 : Aquaplaine
Seconde étape du diagnostic : Aquaplaine. L’intervention s’effectue à la parcelle, à partir de la carte réalisée par Aquavallée. Des techniciens de Chambre d’agriculture, de coopératives ou de négoces, sont formés par Arvalis. Ils rencontrent l’agriculteur et définissent ensemble les risques et les solutions autour des techniques culturales, de l’aménagement du territoire, du choix des traitements ou de l’adaptation des périodes d’application.
Une démarche volontaire
Avec ces diagnostics, les agriculteurs s’impliquent directement. “Dans le Calvados, les périmètres de captages nous inquiètent. La pression monte. Face à cette incompréhension, nous nous sommes informés dans un premier temps. Second temps, nous proposons. Nos instances nationales ont déjà rencontré les mêmes problèmes. Les concepts d’ARVALIS sont une solution. Dans l’Aisne, les Organisations professionnelles Agricoles ont commencé par envoyer un questionnaire aux agriculteurs. Les OPA ont réellement été surprises par l’implication des exploitants”, analyse Patrice Lepainteur, président de la FDSEA 14. André Berne, directeur de l’agence de l’eau, suit ce courant d’idée. “Les solutions ne passent pas que par une généralisation de l’agriculture biologique. Avec cette proposition, les agriculteurs sont à l’initiative de la démarche. Je crois aussi que les techniciens agricoles seront mieux acceptés sur le terrain”. Néanmoins, l’étude a un coût. L’agence de l’eau et le Conseil général semblent disposer à entrouvrir les robinets. La FDSEA a obtenu le principe d’une participation financière des deux organismes. Un test pourrait débuter dans les prochains mois sur un bassin. Reste à la profession, la définition le plus tôt possible de la zone concernée.
Étape 1 : Aquavallée
Ces évolutions reposent sur les études d’ARVALIS. D’abord via Aquavallée, une carte, des risques de transfert de produits phytosanitaires sur le bassin versant, est élaborée. Dans le cas de l’Aisne, le bassin versant comptait 13 500 hectares. Au total, 364 ha ont finalement été jugés à risques. Soit 2,7 % de la surface agricole. Pour parvenir à ce résultat, les techniciens ont utilisé des cartes pédologiques, hydrogéologique et des cartes de pentes.
Etape 2 : Aquaplaine
Seconde étape du diagnostic : Aquaplaine. L’intervention s’effectue à la parcelle, à partir de la carte réalisée par Aquavallée. Des techniciens de Chambre d’agriculture, de coopératives ou de négoces, sont formés par Arvalis. Ils rencontrent l’agriculteur et définissent ensemble les risques et les solutions autour des techniques culturales, de l’aménagement du territoire, du choix des traitements ou de l’adaptation des périodes d’application.
Une démarche volontaire
Avec ces diagnostics, les agriculteurs s’impliquent directement. “Dans le Calvados, les périmètres de captages nous inquiètent. La pression monte. Face à cette incompréhension, nous nous sommes informés dans un premier temps. Second temps, nous proposons. Nos instances nationales ont déjà rencontré les mêmes problèmes. Les concepts d’ARVALIS sont une solution. Dans l’Aisne, les Organisations professionnelles Agricoles ont commencé par envoyer un questionnaire aux agriculteurs. Les OPA ont réellement été surprises par l’implication des exploitants”, analyse Patrice Lepainteur, président de la FDSEA 14. André Berne, directeur de l’agence de l’eau, suit ce courant d’idée. “Les solutions ne passent pas que par une généralisation de l’agriculture biologique. Avec cette proposition, les agriculteurs sont à l’initiative de la démarche. Je crois aussi que les techniciens agricoles seront mieux acceptés sur le terrain”. Néanmoins, l’étude a un coût. L’agence de l’eau et le Conseil général semblent disposer à entrouvrir les robinets. La FDSEA a obtenu le principe d’une participation financière des deux organismes. Un test pourrait débuter dans les prochains mois sur un bassin. Reste à la profession, la définition le plus tôt possible de la zone concernée.