FDSEA du Calvados
En alerte sur les zones ENS !
La FDSEA 14 a pris l’initiative d’aller à la rencontre de Jean-Léonce Dupont, sénateur et Président du Conseil Général du Calvados, pour faire le point sur différentes actions et politiques du département qui ont un effet direct sur l’Agriculture ce jeudi 16 mai.

La mise en place des ENS est un sujet sensible : le Conseil Général a l’objectif de créer 49 sites (36 existent déjà), sur une surface de 5 000 hectares.
Zonage ENS : des conséquences sur les exploitations agricoles
Pour arriver à ses buts, le Conseil Général dispose d’un fond spécifique (issu d’une taxe sur les permis de construire), qui lui permet de gérer, mais aussi d’acquérir des terrains pour la mise en place des ENS. A ce jour, 1400 hectares sont acquis sur 2000 de prévus.
La FDSEA s’en inquiéte. Des terres agricoles sont, en effet, comprises dans ce zonage, avec des conséquences variables, impliquant des contraintes sur les pratiques culturales, voire même des interdictions de productions agricoles sur les terrains concernés. Dans un contexte de raréfaction des terres agricoles, le syndicalisme a alerté la collectivité. “Comment maintenir notre équilibre alimentaire dans le futur ? Nous n’avons pas le droit de supprimer l’activité agricole sur de simples bon-vouloirs”, déplore Patrice Lepainteur, Président de la FDSEA.
La rigidité de la gestion des ENS
Le syndicat dénonce ainsi la rigidité de la gestion des ENS. D’abord, le Conseil Général apparait fermé à des pratiques extensives pour l’entretien des terres agricoles en ENS. Ensuite, les propriétaires découvraient de manière tardive la possible préemption de leur terrain. Via la FDSEA, la grogne est donc remontée au président du Conseil général du Calvados. Le message semble passé. “Il faut limiter les pertes des terres agricoles, même si le classement en ENS est loin d’en être la principale cause”, assure-t-il. “La collectivité continuera sa mission d’acquisition des terres, mais de manière plus réfléchie. Les projets d’acquisitions de terres agricoles peuvent être réduits de moitié et se limiter à l’indispensable pour une cohérence des ENS”. Concrétement, le Président du Conseil Général est prêt à rediscuter les zonages de tous les ENS. “Cette évolution est indispensable. La profession agricole doit se réunir et participer à la concertation. Autour de la table; les associations de protection de l’environnement prendront également place. La gestion des terres agricoles dans les ENS pourra également être discutée à ce moment”.