David Hastain
Engagé pour l’agriculture des pays du Sud
David Hastain
David Hastain, éleveur de Salers en périphérie de Caen, est membre de l'AFDI. Il représentera l'association lors de la fête de la terre à Esson le 26 août.

“Je fais partie des dernières générations à avoir fait leur service militaire et j'ai toujours regretté de ne pas avoir pu l'effectuer en coopération internationale. Il y avait trop de demande. Quand j'ai su qu'il y avait des actions menées par l'AFDI (Agriculteurs français et développement international), pour faire du développement agricole, j'ai décidé de m'impliquer”, confie David Hastain. Le jeune éleveur de 35 ans en cours d'installation sur la ferme familiale à Rots en périphérie de Caen, et qui a décidé de troquer les laitières contre des Salers, a rejoint l'association il y a cinq ans. “Ce n'est pas le côté humanitaire qui m'intéresse”, tranche t-il d'emblée. À l'urgence, David préfère le durable. “A l'AFDI, nous n'envoyons pas de médicaments, pas de livres scolaires et pas une tonne de blé. En revanche, nous apportons des informations, des compétences et des idées”.
Des zébus croisés avec des taureaux normands
L'AFDI de Basse-Normandie décline ses actions dans les Balkans, le Cambodge et le Mali. David a opté pour faire partie de la commission Mali, la plus grosse de l'association. Sensibilité normande oblige, les grandes actions menées dans le pays ont trait à l'élevage laitier. En partenariat avec le syndicat régional des agriculteurs (l'AOPP), l'association a monté avec succès une laiterie et un projet de centre d'insémination artificielle bovin est en train d'être structuré. “Le croisement de taureaux laitiers normands avec des zébus donne de bons résultats, explique David Hastain. Les hybrides font plus de viande et plus de lait, à condition d'être bien affouragés. Ce n'est pas toujours facile dans un pays qui connaît une sécheresse chronique”.
Des actions ciblées
Le Mali, David devait y aller en 2011, avec une délégation de la FDSEA et des JA. Rendez-vous manqué. L'assassinat d'un Français à la frontière avec le Niger a tout bloqué à quelques jours du départ. “Il y a une instabilité dans le Nord du pays, mais la zone sur laquelle nous travaillons, au nord-est de la capitale Bamako, reste stable et sécurisée. Il n'y a aucune raison d'arrêter les actions, insiste David. En février, nous avons envoyé une délégation technique chargée de contrôler le matériel d'insémination, et le respect de la chaîne du froid. Nous préparons des missions bien précises. Sur le terrain c'est vite fait de se disperser, il y a tellement de choses à faire”. Faute d'être allé en Afrique cette année, c'est l'Afrique qui est venue chez lui au mois d'avril. Enfin un petit bout. Une délégation de personnalités du milieu agricole guinéen a visité sa ferme, en s'intéressant au parcours à l'installation.
“Les agriculteurs du Mali sont comme nous. Ils ont des problèmes de climat, de formation, d'accès aux marchés, de logistique, ...”, détaille le jeune éleveur. Grande différence néanmoins, 80 % de la population vit de l'agriculture et la productivité est très faible. Il y a des leviers très importants, mais des moyens sont nécessaires. David Hastain tient d'ailleurs à rappeler que “l'AFDI a besoin de dons et de bénévoles pour fonctionner”.
Des zébus croisés avec des taureaux normands
L'AFDI de Basse-Normandie décline ses actions dans les Balkans, le Cambodge et le Mali. David a opté pour faire partie de la commission Mali, la plus grosse de l'association. Sensibilité normande oblige, les grandes actions menées dans le pays ont trait à l'élevage laitier. En partenariat avec le syndicat régional des agriculteurs (l'AOPP), l'association a monté avec succès une laiterie et un projet de centre d'insémination artificielle bovin est en train d'être structuré. “Le croisement de taureaux laitiers normands avec des zébus donne de bons résultats, explique David Hastain. Les hybrides font plus de viande et plus de lait, à condition d'être bien affouragés. Ce n'est pas toujours facile dans un pays qui connaît une sécheresse chronique”.
Des actions ciblées
Le Mali, David devait y aller en 2011, avec une délégation de la FDSEA et des JA. Rendez-vous manqué. L'assassinat d'un Français à la frontière avec le Niger a tout bloqué à quelques jours du départ. “Il y a une instabilité dans le Nord du pays, mais la zone sur laquelle nous travaillons, au nord-est de la capitale Bamako, reste stable et sécurisée. Il n'y a aucune raison d'arrêter les actions, insiste David. En février, nous avons envoyé une délégation technique chargée de contrôler le matériel d'insémination, et le respect de la chaîne du froid. Nous préparons des missions bien précises. Sur le terrain c'est vite fait de se disperser, il y a tellement de choses à faire”. Faute d'être allé en Afrique cette année, c'est l'Afrique qui est venue chez lui au mois d'avril. Enfin un petit bout. Une délégation de personnalités du milieu agricole guinéen a visité sa ferme, en s'intéressant au parcours à l'installation.
“Les agriculteurs du Mali sont comme nous. Ils ont des problèmes de climat, de formation, d'accès aux marchés, de logistique, ...”, détaille le jeune éleveur. Grande différence néanmoins, 80 % de la population vit de l'agriculture et la productivité est très faible. Il y a des leviers très importants, mais des moyens sont nécessaires. David Hastain tient d'ailleurs à rappeler que “l'AFDI a besoin de dons et de bénévoles pour fonctionner”.