Syndicalisme
FDSEA/JA et DDAF se rencontrent sur le dossier des GAEC laitiers
Syndicalisme
Le télescopage entre la mise à jour des GAEC et l’attribution laitière fait grand bruit . La FDSEA a rencontré la DDAF mardi dernier pour faire le point sur le dossier.

FDSEA, JA et représentants des coopératives laitières ont été reçus par François Quesnel mardi dernier. Une rencontre qui a permis de faire un point sur l’attribution laitière et l’enquête GAEC. Le dialogue a été nourri mais constructif entre l’administration et le syndicalisme qui reste cependant sur ses gardes. A suivre !
©
TG
En l’absence du directeur de la DRAF, Yves Riou, et de son assistante, Caroline Guillaume, c’est François Quesnel (chef du service d’économie agricole) qui a reçu mardi dernier une délégation d’agriculteurs conduite par Marc Buon, président de la FDSEA. Les coopératives laitières et les JA étaient également représentés. Une réunion de concertation "pour ne pas en arriver au conflit," a précisé Patrice Lepainteur, représentant de la coopérative Elle et Vire. Et d’ajouter : "dans d’autres départements, vous auriez eu une centaine de producteurs au pied de la DDAF," mettant ainsi le doigt sur les limites de la représentativité professionnelle agricole dans le département. "Spécificité dont l’administration sait user", soulignent certains.
Pas de lien à faire
Le nœud du conflit, c’est le lien qu’établit la DDAF entre son enquête GAEC et l’attribution laitière de 0,5 %. "Les deux sujets ne sont pas liés", stigmatise Jean Turmel, patron des laitiers de Basse-Normandie. Voilà pour le fond mais sur la forme, les revendications sont encore plus virulentes. Et ce producteur de dénoncer "le jusqu’auboutisme de l’administration". Lettres recommandées, délais de réponses intenables, complexité de la procédure (...), un savoir-faire départemental sans commune mesure avec ce qui se pratique ailleurs.
François Quesnel, reconnaissant le "caractère paperassier du dossier", a tenté de rassurer la délégation. A ce jour, 340 GAEC ont fait leur demande d’attribution supplémentaire. 201 dossiers sont instruits et sur les 139 en cours d’instruction, 80 doivent encore transmettre des pièces. Et de justifier que si l’administration a parfois relancé plusieurs fois les demandeurs, c’est parce qu’il y avait incohérence dans les dossiers (surfaces sans références, associés sans quota..). Or, selon les directives européennes, ces 0,5 % ne sont pas attribués aux GAEC mais aux associés et Bruxelles procédera à des contrôles.
La DDAF s’est cependant engagée à faire suivre tous les dossiers, quel que soit leur état, à l’office de l’élevage pour le 6 novembre.
Du côté de la FDSEA, on insiste bien pour que toutes les demandes soient honorées. Au-delà même de la règle des 95 % (95 % du quota au moins produit lors des deux dernières campagnes). Il a en effet, lors de cette réunion, fait état d’un cas à 94,96 %. Retoqué ! "Inadmissible quand on connaît le contexte," s’indignent les représentants de la FDSEA. Mais le recours est toujours possible, l’administration s’est engagée a étudier toutes les demandes au cas par cas. Une avancée qui ne concerne pas que les GAEC. Tout producteur de lait peut encore réagir. Le bons sens paysan a repris du poil de la bête pendant que la FDSEA veille au tank!
Th. Guillemot