Idée
Inventeur au quotidien !
Idée
Le Clacpack, c'est l'idée de Pierre Trotoux. L'inventeur a sa solution pour aider les agriculteurs. Il cherche désormais à commercialiser son système de fixation des bâches. La boîte à idées est basée au Bourg-d'Ouilly (14), pour un produit 100 % “made in Normandie”.

Un sandow peut s’adapter au Clacpack pour tendre et fixer la toile. Avec ce système, Pierre Trotoux assemble deux revêtements différents.
©
V.M.

La bâche est pincée dans ce support.

L'entretoise est bloquée dans la gouttière.

Plusieurs prototypes du “liseur” dans la chambre de Pierre Trotoux.
Des bâches qui se déchirent. Des bâches difficiles à fixer. Des bâches qui volent au vent. Pierre Trotoux a sa solution : le Clacpack. Le fruit de la réflexion de l’inventeur est un système de fixation universel pour tout type de revêtement souple. De la bâche sur silo en passant par le filet brise-vent, les agriculteurs semblent des utilisateurs potentiels. “La matière à maintenir est placée sur la base en forme de gouttière, tandis qu’une plaque souple vient plaquer le revêtement contre la base. Il est ainsi maintenu sans être dégradé”, explique Pierre Trotoux. L’homme est convaincu par son invention. Il espère désormais être suivi par des distributeurs.
D’une tempête
naquit l’idée
Comme pour tout inventeur qui se respecte, l’idée a mûri. Elle est née lors de la tempête de 1999. “J’ai constaté que de nombreuses toitures étaient arrachées. J’ai également remarqué l’inefficacité des systèmes mis en place par les secours et les couvreurs pour protéger les maisons dans l’urgence”. Les catastrophes semblent une source d’inspiration pour Pierre Trotoux. Boom ou Clacpack ! C’est avec l’explosion de l’usine AZF que l’idée prend forme. L’idée de l’inventeur a évolué, pas les systèmes utilisés par les couvreurs en 2001 !
Le principe pensé par Pierre Trotoux se révèle finalement assez ancien. “Quand je travaillais à Paris, je jouais machinalement avec mon ticket de métro. Je plaçais mon titre de transport entre le pouce et l’index. En donnant une forme arrondie au ticket, celui-ci vient se plaquer contre la paume de la main”. Et si la main était un profil concave résistant… Et si le ticket était une plaque flexible… A partir de “si”, il compose la partition de son invention. Le Clacpack sonne juste. En 2002, le prototype obtient la médaille de bronze au concours Lépine, à Paris. En 2003, l’invention reçoit la médaille d’argent. D’autres récompenses suivront : médailles d’or de l’INPI au salon Lumière de Lyon et au salon international des inventions, des techniques, et produits nouveaux de Genève.
Le produit s’est amélioré. Il existe aujourd’hui deux modèles. Le premier, avec un profil aluminium et une plaque inox, s’adresse davantage aux professionnels. Le second est fabriqué en plastique. “Cette matière nous a permis de réduire les coûts de fabrication”, précise Pierre Trotoux. Côté tarifs : pour la version métallique, comptez 72 euros les 4 mètres linéaires avec 10 plaques inox. Pour le nouveau Clacpack en plastique, la facture devrait avoisiner les 4-5 euros à l’unité. Reste à convaincre les utilisateurs potentiels. Pierre Trotoux cible les agriculteurs. “Les œillets ou les pneus ne permettent pas de maintenir correctement les bâches. On peut utiliser le Clacpack pour protéger les fourrages ou les stockages divers. Par exemple : pour maintenir une bâche sur un mur de stockage”.
Des idées
et des prototypes
Les trouvailles de l’inventeur ne se résument pas au Clacpack. Pierre Trotoux est aussi à l’origine du “Tuyau-com”. Le système permet à un motard de communiquer avec son passager, et surtout “sans piles”. “J’en ai donc fait économisé 1 000 000, puisque j’ai vendu 100 000 tuyau’com”. L’invention fait vivre trois personnes au sein de la société Astumania. Victime de son succès, la société a été délocalisée ! La structure a quitté le garage de Pierre Trotoux, pour un bâtiment neuf, 50 mètres plus bas. Et la boîte à idées se remplit plus qu’elle ne se vide. De nombreux projets parsèment cette caverne d’Ali Baba, version inventeur. Des crochets de sandow sécurisés, en passant par le “liseur” (voir encadrés) ou la semelle compensée pour faire de la patinette sans plier la jambe, les prototypes jonchent le sol de son garage. Les projets ne manquent pas. Pierre Trotoux doit désormais inventer une méthode de commercialisation efficace !
D’une tempête
naquit l’idée
Comme pour tout inventeur qui se respecte, l’idée a mûri. Elle est née lors de la tempête de 1999. “J’ai constaté que de nombreuses toitures étaient arrachées. J’ai également remarqué l’inefficacité des systèmes mis en place par les secours et les couvreurs pour protéger les maisons dans l’urgence”. Les catastrophes semblent une source d’inspiration pour Pierre Trotoux. Boom ou Clacpack ! C’est avec l’explosion de l’usine AZF que l’idée prend forme. L’idée de l’inventeur a évolué, pas les systèmes utilisés par les couvreurs en 2001 !
Le principe pensé par Pierre Trotoux se révèle finalement assez ancien. “Quand je travaillais à Paris, je jouais machinalement avec mon ticket de métro. Je plaçais mon titre de transport entre le pouce et l’index. En donnant une forme arrondie au ticket, celui-ci vient se plaquer contre la paume de la main”. Et si la main était un profil concave résistant… Et si le ticket était une plaque flexible… A partir de “si”, il compose la partition de son invention. Le Clacpack sonne juste. En 2002, le prototype obtient la médaille de bronze au concours Lépine, à Paris. En 2003, l’invention reçoit la médaille d’argent. D’autres récompenses suivront : médailles d’or de l’INPI au salon Lumière de Lyon et au salon international des inventions, des techniques, et produits nouveaux de Genève.
Le produit s’est amélioré. Il existe aujourd’hui deux modèles. Le premier, avec un profil aluminium et une plaque inox, s’adresse davantage aux professionnels. Le second est fabriqué en plastique. “Cette matière nous a permis de réduire les coûts de fabrication”, précise Pierre Trotoux. Côté tarifs : pour la version métallique, comptez 72 euros les 4 mètres linéaires avec 10 plaques inox. Pour le nouveau Clacpack en plastique, la facture devrait avoisiner les 4-5 euros à l’unité. Reste à convaincre les utilisateurs potentiels. Pierre Trotoux cible les agriculteurs. “Les œillets ou les pneus ne permettent pas de maintenir correctement les bâches. On peut utiliser le Clacpack pour protéger les fourrages ou les stockages divers. Par exemple : pour maintenir une bâche sur un mur de stockage”.
Des idées
et des prototypes
Les trouvailles de l’inventeur ne se résument pas au Clacpack. Pierre Trotoux est aussi à l’origine du “Tuyau-com”. Le système permet à un motard de communiquer avec son passager, et surtout “sans piles”. “J’en ai donc fait économisé 1 000 000, puisque j’ai vendu 100 000 tuyau’com”. L’invention fait vivre trois personnes au sein de la société Astumania. Victime de son succès, la société a été délocalisée ! La structure a quitté le garage de Pierre Trotoux, pour un bâtiment neuf, 50 mètres plus bas. Et la boîte à idées se remplit plus qu’elle ne se vide. De nombreux projets parsèment cette caverne d’Ali Baba, version inventeur. Des crochets de sandow sécurisés, en passant par le “liseur” (voir encadrés) ou la semelle compensée pour faire de la patinette sans plier la jambe, les prototypes jonchent le sol de son garage. Les projets ne manquent pas. Pierre Trotoux doit désormais inventer une méthode de commercialisation efficace !
V. Motin
Des idées sur www.astumania.com
Le “liseur” doit faciliter la lecture des personnes immobilisées à l’hôpital. “Plus besoin de tenir le livre. C’est geste trop difficile pour une personne accidentée. On lit à travers une plaque de plastique transparente”. L’inventeur propose de nombreuses idées sur son site internet. “L'entret”. Au choix : brouette pour terrain en pente, micro chaudière pour alpiniste ou système anti-dérapage latéral pour VTT. C’est certain, fallait y penser...