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Dégâts de sangliers
Je vais être obligé de vendre des animaux

Ils sont trois éleveurs, du côté de St-Sever (14), à subir quasi quotidiennement les dégâts de hardes de sangliers. Lundi dernier, la FDSEA est venue apporter son soutien à l’un d’eux. Objectif : échanger avec le propriétaire d’un massif forestier de plusieurs centaines d’hectares non chassés. Enfin presque.

« Peut-être qu’on va être obligé de vendre une partie des animaux », déplorent Jean-Luc et Christine Bazin en pointant du doigt leurs herbages labourés par les groins de sangliers. « Nous nous interrogeons aussi sur l’intérêt de semer du maïs au printemps », ajoutent nos producteurs de lait. La commune de Le Gast, au sud de St-Sever, borde un massif forestier dont un propriétaire a clos son territoire. Y vit en toute quiétude une population de sangliers dont personne ne connait exactement le nombre mais qui s’est de toute évidence multipliée ces dernières années. « J’ai vu un jour une laie avec 12 petits », confirme Jean-Luc Bazin. Gros problème, la clôture est loin d’être hermétique. Les sangliers dorment d’un côté et se nourrissent de l’autre.

Réguler la population
Ce territoire n’est pas chassé, enfin presque. Suite à la pression exercée par la FDSEA, le Préfet a ordonné une battue administrative. Le propriétaire en a accepté le principe mais « sans chien ». Au bilan : 17 animaux tués. Du côté de la FDSEA, ce n’est qu’un début et il faut profiter au propre comme au figuré de la fenêtre de tir accordée par arrêté préfectoral jusqu’au 31 mars (lire ci-contre). 
« Nous sommes à 20 000 e de dégâts sur le secteur dont 10 000 e pour cette seule exploitation. Ce n’est pas tenable pour les agriculteurs », se fâche Geffroy de Lesquen, élu FDSEA et Chambre d’agriculture et par ailleurs vice-président de la Fédération des Chasseurs. « Il y a d’autres endroits dans le département ou ça se passe très bien ».

Maintenir la pression
La trentaine d’agriculteurs présents ne s’est pas contentée d’un barbecue convivial de soutien aux agriculteurs. Sous bonne escorte de gendarmerie, elle s’est rendue chez le propriétaire pour évoquer posément la problématique. Mais ce dernier était absent et c’est avec l’employé que les responsables de la FDSEA ont échangé. « Il ne faut pas attendre la prochaine saison. C’est maintenant qu’il faut agir. Si vous avez besoin d’une dizaine de chasseurs, nous allons vous les trouver », ont insisté Christophe Macé et Xavier Hay (président et secrétaire général de la FDSEA). Un numéro de portable a été griffonné sur un bout de papier. La balle est dans le camp du propriétaire. Du côté du syndicalisme agricole, on attend le coup de fil.

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