Lait
La Basse-Normandie : champ d’expérimentation de la contractualisation ?
A l’occasion d’une conférence de presse sur le prix du lait et plus particulièrement sur le comportement de Lactalis , Pascal Férey (président de la FRSEA de Basse-Normandie) a indiqué que notre région pourrait expérimenter la contractualisation qui devrait s’inscrire dans la future LMA (Loi de Modernisation Agricole).

Des pourparlers sont en cours avec le Ministère de l’Agriculture pour jeter les bases d’un futur projet. “La Basse-Normandie est un petit territoire avec une contrainte laitière très forte. Il nous faut construire l’avenir en travaillant sur les bases de la contractualisation”. Il s’agirait dans un premier temps de définir les grandes règles de gouvernance, de travailler simultanément avec les juristes sur les modalités contractuelles et de redéfinir le rôle de l’interprofession à l’échelon régional et à l’échelon national. “Si on veut redonner de l’espoir aux producteurs, cela passe par une phase prix mais aussi par une phase de reconstruction de la filière”, insiste-t-on du côté de la FRSEA. Une réunion de lancement, sous l’égide de l’Etat, pourrait lancer cette initiative dans les prochains jours.
LMAP : procédure accélérée
Après Nicolas Sarkozy, le gouvernement a décidé d’envoyer un signe fort aux agriculteurs. La loi de modernisation agricole et de la pêche fera l’objet d’une procédure accélérée. Au lieu des deux lectures habituellement prévues pour un texte de loi à l’Assemblée nationale et au Sénat, la LMAP ne fera l’objet que d’un seul examen dans chacune des chambres.
La LMAP sera discutée d’abord au Sénat en séance publique à partir du 18 mai, puis à l’Assemblée nationale début juillet. Selon toute probabilité, le texte pourrait être adopté avant les vacances parlementaires de l’été alors que le calendrier initial n’aurait permis un vote qu’à la fin de l’année.
Accord sur le prix du lait : FRSEA et JA demeurent vigilants
La FRSEA de Basse-Normandie et Jeunes Agriculteurs Normandie se félicitent de l’application de l’accord du 3 juin 2009 pour le second trimestre 2010. Il va permettre aux producteurs de lait de bénéficier d’une hausse du prix du lait de 15,96 €/1 000 litres, avec un flexibilité de 0,39€ par tranche, selon le mix produit des entreprises.
La FRSEA et les JA retiennent que les indicateurs à construire dans la perspective du troisième trimestre 2010 devront prendre en compte la valorisation des produits de grande consommation (PGC) et les coûts de production du lait. La FRSEA et les JA regrettent l’attitude de Lactalis dans ce dossier. En rompant les discussions interprofessionnelles du 18 mars, en attaquant les FDSEA et les JA devant les tribunaux, il a porté un mauvais coup à la construction de relations interprofessionnelles sereines. Il a aussi permis au ministre de l’Agriculture de s’attribuer un succès qui aurait dû relever de l’interprofession. La FRSEA et les JA lèvent dès maintenant leur appel au boycott des produits “Lactel” et “Président” et remercient leurs responsables locaux et leurs adhérents qui se sont mobilisés sur cette action. Il reste à décliner cet accord dans notre région. Le CIRLAIT doit maintenant se réunir rapidement pour que les producteurs connaissent le prix du lait du mois d’avril dès le début du mois. La FRSEA et les JA veilleront à ce que les intérêts des producteurs soient préservés.