BCAE
La FDSEA entendue partiellement
Entretien avec Philippe Poret, responsable de la section environnement de la FDSEA.

Le Ministre a revu sa copie sur les BCAE, qu’en pensez-vous ?
C’est une avancée. Cela fait plusieurs semaines que la profession expliquait pourquoi il était nécessaire d’introduire plus de souplesse dans la gestion des prairies permanentes. Nous avions adressé un courrier aux parlementaires de notre département pour aller dans ce sens. Les chiffres récemment publiés démontrent la stabilité des surfaces nationales en prairies ; ce qui a toujours conforté notre position. C’est pourquoi nous demandions l’alignement de la gestion des prairies permanentes sur la gestion des prairies temporaires
de plus de 5 ans. Nous avons été entendus. Les prairies permanentes pourront être retournées si une surface équivalente est réimplantée. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette avancée, mais il reste de nombreux points qui sont déconnectés des réalités agronomiques et environnementales.
Ces avancées sont le fruit d’un réseau organisé qui travaille sur les différents dossiers de toutes les productions agricoles sans pour autant fanfaronner devant les caméras.
Quels sont les points encore à revoir ?
Les agriculteurs, déjà touchés par une crise sans précédent, ne peuvent subir les distorsions de concurrence que leur imposent les seules réglementations françaises. C’est pourquoi nous demandons que soit réduite à 3% la surface maximale obligatoire consacrée aux particularités topographiques !
Parfois, les distorsions de concurrence existent même entre les départements français : dans le Calvados, la date de destruction des CIPAN est au 15 décembre, soit un mois de plus que certains autres départements. Nous avons alerté le préfet à ce sujet. Nous attendons toujours sa réponse.