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La Normandie s’ouvre à l’exportation
La Chambre d’agriculture et le CCI régionale mutualisent.

Mutualiser les ressources
“La Normandie, doit être plus opérationnelle à l’export pour les denrées agroalimentaires. Des actions individuelles étaient menées dans ce sens. Il nous a semblé opportun, pour démultiplier ces efforts, de regrouper nos organismes consulaires”, explique Daniel Genissel. Un sentiment partagé par Jean-Claude Lechanoine, président du groupement interconsulaire CCI de Normandie, “Mutualiser nos ressources permet de réaliser des économies d’échelle et d’améliorer nos performances pour garantir un meilleur service aux entreprises Normandes. En effet, parler d’une seule voix sur le Marché de l’export renforcera notre visibilité et l’attractivité de la région. De plus, nous accompagnerons individuellement chaque entreprise, notamment les PME, dans leur projet international”. Une équipe de 35 personnes est aujourd’hui en place pour accompagner les sociétés à franchir le cap de l’exportation. “Il y a du potentiel à l’étranger pour l’agroalimentaire”, assure Jean-Claude Lechanoine. Une idée bien assimilée par Daniel Delahaye, directeur général de la coopérative laitière Isigny-Sainte-Mère qui réalise 45% de ses ventes à l’export. Ce dernier occupe le poste de président du comité de pilotage export. “Avoir l’oeil d’un professionnel est essentiel afin de répondre aux réelles attentes des entreprises”, affirme Daniel Genissel.
Partager le travai
lDans un souci d’efficacité, le travail des différentes structures a été réparti selon les compétences de chacun. Ainsi, les actions collectives (salons, foires...) sont du ressort de la chambre d’agriculture régionale via le comité d’expansion agro-alimentaire, alors que l’accompagnement des entreprises est assuré par le GIC CCI. Aujourd’hui, les sociétés primo-exportatrices ou confirmées à l’export ont la possibilité de se rapprocher du GIC CCI. Une étude de faisabilité pourra être réalisée. “Engager son entreprise vers l’exportation est un travail de longue haleine. Une volonté sans faille et des investissements sont nécessaires. De plus, on ne devient pas exportateur pour régler d’autres problèmes. Ceci dit, un potentiel fort existe”, estime Daniel Delahaye. Et d’ajouter “nous sommes souvent tentés de céder à l’urgent et non à l’important. Bénéficier de structures qui simplifient l’approche des entreprises vers l’international permet de se projeter plus sereinement. h.B.