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La révolution égyptienne épargne la féverole calvadosienne
8 100 tonnes de féverole estampillées “coopérative de Creully” ont quitté la semaine dernière le port de Caen à destination de Damietta en Egypte.












La révolution égyptienne impactera-t-elle les échanges commerciaux avec la France ? Une question légitime avec un “non” en guise de réponse concernant le dossier féverole. La semaine dernière, l’Akar Dazar, bateau battant pavillon Turc, a quitté le port de Caen avec dans ses cales 8 100 tonnes de féverole à destination du marché de l’alimentation humaine. “Il aura fallu 3 mois de travail cet hiver pour préparer ce lot devant répondre à un cahier des charges drastique”, commentent de concert Pierre-Yves Collet (administrateur de la coopérative de Creully), Thomas Lepainteur (responsable commercial céréales) et Olivier Sénécal (responsable de dépôt d’Anisy). A ce chantier au cours duquel le trieur optique a fait sa première campagne, il faut y ajouter tout le travail en amont. La coopérative de Creully est devenue en effet, en quelques années, experte dans la culture de la féverole. L’enjeu est de taille : valoriser la production de l’adhérent à hauteur de 280 e/t sur le marché de l’alimentation humaine. A défaut, c’est le marché de l’alimentation animale avec un couperet qui tombe à 250 e/t. Pas étonnant donc que la coopérative se soit faite une spécialité de la chasse au bruche, à la tâche de couleur et autres défauts rédhibitoires pour les acheteurs égyptiens. Le résultat est là avec moins de 1 % de déchets dans la cargaison certifie l’agent indépendant de “Control Union”. Reste désormais à gérer le cru 2011. Il s’annonce délicat. La sole féverole est en baisse à l’échelon du territoire coopératif. Les rendements sont déjà plombés par le manque d’eau. Verdict définitif dans quelques semaines.