FDSEA et JA de l'Orne
Lactalis attaque et réclame 300 000 e
S’agit-il d’une nouvelle provocation dans le bras de fer qui oppose les producteurs de lait aux industriels ?

Toujours est-il que les structures syndicales FDSEA et JA mais aussi en leur nom propre Olivier Borel, Manuella Belliard, Jean-Claude Chauvin (responsable “Lait” FDSEA du canton d’Alençon est) et Cédric Bérard (responsable “Lait” JA) sont assignés en justice auprès du TGI (Tribunal de Grande Instance) d’Alençon par Lactalis. Après les opérations de stickage de ces derniers jours, le géant laitier lavallois leur réclame 300 000 e au titre du préjudice économique et moral. Une action qui cible ainsi le syndicalisme agricole majoritaire ornais déjà visé en avril dernier dans ce même conflit laitier. “Il s’agit d’une atteinte au droit syndical et d’une forme de répression contre les structures de défense des producteurs”, s’insurge Olivier Borel, président de la FDSEA. “C’est petit de la part de Lactalis. J’éduque mes enfants avec des valeurs morales et de liberté”, enchaine Maunella Belliard (présidente de JA). Je veux vivre libre et pas sous une dictature Lactalis”.
Cette tentative d’intimidation arrive alors qu’expire jeudi 12 août l’ultimatum lancé par la FNSEA et la FNPL aux industriels laitiers afin qu’ils reviennent à la table des négociations avec de meilleures intentions. FDSEA et JA ne semblent cependant guère impressionnés. “Nous menons le combat avec nos armes. Un combat honnête et juste pour les producteurs de lait. Nous continuons notre action”, poursuit Olivier Borel. Une action qui devrait passer ce jeudi par une rencontre entre les représentants des producteurs et les industriels.
Le TGI d’Alençon devrait statuer dans les quinze jours. “Nous avons confiance en la justice de notre pays”, concluent Olivier Borel et Manuella Belliard. Rappelons que Lactalis avait été débouté dans une action similaire en avril dernier.