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”L’après quota arrive”
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Bonne année de transition pour ce centre d’économie, transformé depuis le début de l’année en association de gestion et de comptabilité.

Jean Marie Séronie et Marcel Bourdon, directeur et président de l’AGC-Manche/CER France, “le département et la région sont prêts techniquement à augmenter leur référence laitière”.
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E.C.
Toujours très sobres, Marcel Bourdon et Jean-Marie Séronie, le tandem inséparable de l’ex-CER Manche, aujourd’hui transformé en Association de Gestion et de Comptabilité, commentent avec une délectation intérieure, les principaux chiffres 2006. “197 000 euros de résultats, + 7% de croissance rien que sur les dossiers agricoles, soit 85 nouveaux clients”.
8 Millions de CA
Pas de doute, le CER, pardon AGC Manche/CER France, surfe non seulement sur le marché agricole départemental, mais aussi sur celui des artisans/commerçants/services. “Notre chiffre d’affaires global se situe à 8 millions d’euros”. Pour séduire de nouveaux clients, l’AGC multiplie les opérations de séduction : plus de conseils, plus de présence sur le terrain, enquête de satisfaction. Bref, la panoplie de la parfaite entreprise moderne, à une différence près, il s’agit d’une association à but non lucratif. Une notion qui a toute son importance lorsque l’on aborde l’expertise-comptable. “Dans le cadre de la réforme des professions comptables, nous venons d’embaucher quatre experts-comptables, cinq collaborateurs déjà en place vont être nommés”. Les relations avec le conseil de l’ordre sont déjà établis. “Nous, nous ne sommes pas “rachetables”, à la différence des cabinets libéraux qui intéressent de grands groupes français ou étrangers”.
Satisfaction
Les clients, agriculteurs ou autres, sont donc satisfaits. “Un critère en forte amélioration sur l’ensemble de nos prestations. Pour encore mieux répondre à la demande, nous spécialisons de plus en plus nos conseils”. La dernière enquête en date la principale motivation d’adhésion au CER, c’est la sécurisation de toute la partie “paperasse”, en deuxième place arrive l’analyse économique de l’entreprise. Sur le lait, l’ex-CER est prêt à répondre au futur changement de quotas. “Les éleveurs peuvent techniquement produire plus de lait, ils en ont le potentiel. De toute façon, il faudra le département ou la région répondent présents pour fournir les transformateurs”.
Dernier point, la filiale “Actis Environnement”, elle, a multiplié son activité par quatre passant de 300 000 euros de produits à 1 200 000 euros sur l’année passée.