arboriculture
L’arboriculture : un héritage familial
Thibault Alleaume, installé en 2009, reçoit le prix de l’installation. Un encouragement supplémentaire pour le jeune homme de 29 ans qui a toujours voulu reprendre l’exploitation familiale. “Je suis la 5e génération”, assène t-il fièrement.


Une passion transmise sur cinq générations
Créée en 1848, l’exploitation “Alleaume Fruits” est implantée à La Rivière-Saint-Sauveur (14), près d’Honfleur. Thibault Alleaume suit la tradition. Depuis son enfance il souhaite intégrer la ferme. “je suis fier de reprendre le flambeau. Entre hier et aujourd’hui, le métier a beaucoup évolué, et mes idées ainsi que celles de ma femme Marta divergent souvent de celles de mes parents. Cependant, nos prenons toujours les décisions importantes en concertation”, affirme l’agriculteur. Un avis partagé par Edwige, sa maman “nous les laissons prendre des initiatives, même si parfois cela va à l’encontre de notre raisonement. L’exploitation, c’est leur avenir, ils doivent expérimenter”.
La vente directe : merci aux courses hippiques !
C’est Jacques Alleaume, 3e génération d’arboriste qui fait entrer le concept de vente directe dans l’exploitation. “La concurrence avec les grandes exploitations étaient rudes. Alors, mon grand-père, eu l’idée de profiter des embouteillages qui se formaient sur l’axe Rouen-Honfleur, pour se rendre aux courses hippiques, en distribuant à même les voitures des cagots de pommes ! Ensuite, vint le chapiteau au bord du trottoir. Une belle leçon pour savoir comment profiter de chaque opportunité”, s’enthousiasme son petit-fils. Aujourd’hui, la vente directe, dans un magasin en dur, ne représente que 5% du chiffre d’affaires de l’exploitation. Le restant des recettes est réalisée via les ventes aux GMS (40%) et aux grossistes (55%). “C’est compliqué d’évoluer dans ce contexte car les grandes surfaces font bien comprendre qu’elles ont le pouvoir. Cependant, je ne suis pas d’accord pour céder sur tout. Je travaille pour gagner ma vie et je dois vendre mes produits pas les brader”.
helene bonneau
La ferme arboricole est créée en 1848. Depuis cinq génération, elle est entretenue par la famille Alleaume. Aujourd’hui, Tibault Alleaume, Marta, sa femme et Edwige et Didier (actionnaire) ses parents sont associés en EARL.
Sur une surface de 16 hectares, la production de fruits dépasse les 500 tonnes (350 t. de pommes, 130 t. de poires et 30 000 barquettes de framboises de 250 grammes).
Considéré comme des petits producteurs avec leurs 28 000 arbres, ils distribuent leurs productions vers les GMS, les grossistes et par la vente directe (depuis 60 ans).
Très sensible à la qualité et le respect de leur environnement, la 5e génération mise sur l’agriculture raisonnée et “se dirige doucement vers l’agriculture biologique”.