Bovins, porcs, volailles
Le bio normand surfe sur une demande croissante
Bovins, porcs, volailles
Boris Jeanne n’a pas le temps, où presque, de souffler. L’animateur-technicien du réseau Normandie Viande Bio a en charge une bonne partie de la Basse-Normandie, et même de la Haute. À Alençon, son homologue, Blandine fait de même. « La Manche reste un gros morceau pour tout ce qui concerne les bovins viande et lait. Notre objectif, être au plus près du producteur dans toutes les filières concernées, notamment en viande bovine, porcs, volailles ».

Boris Jeanne (Normandie Viande Bio), basé à Saint-Lô. “En 2012, beaucoup de conversions se termineront. Nous préparons déjà le volet commercialisation.
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EC
Quel intérêt poussent ces producteurs à s’engouffrer dans le Bio ? « Une réflexion longuement mûrie, parfois pendant quelques années, puis un déclic, crise sanitaire ou autre. En règle générale, ils ont commencé à préparer le terrain (extensification) puis passent le cap avec en tête une logique économique ». En porcs, même constat. « Nous n’avons que cinq éleveurs en Basse-Normandie. Nous cherchons à tripler notre production ».
Côté prix, la viande bovine paye de 20 à 30% de plus que le conventionnel. En porcs, c’est trois à quatre fois plus.
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