Limousin
Le Limousin séduit la Normandie !
Le nombre de vaches de race Limousine a augmenté fortement depuis 2000
dans la région. C’est dans ce contexte positif que s’est déroulée l’assemblée générale de la section « Normandie » du Herd-book Limousin.

Des éleveurs précurseurs
La section Normandie représente aujourd’hui 2 % des animaux inscrits à l’échelle nationale. Un chiffre encore appelé à progresser : “Limousine et Normandie, c’est une belle rencontre. C’est un grand pays d’élevage adapté à la race avec ses grands herbages. La Limousine continue son développement ici autour d’éleveurs pionniers. C’est vraiment une race plus facile à élever que beaucoup d’autres. Notre objectif : faire découvrir la race et séduire de nouveaux agriculteurs”, assure Bernard Roux, le président national du herd-book Limousin.
Grands formats
et conformation tardive
Etienne Aubert et son syndicat se félicitent donc de la percée de la race limousine en terre Normande. Et pour poursuivre cette percée, Sébastien Stamane, directeur technique, a comparé les évolutions génétiques normandes. “On trouve des animaux de grand format qui vêlent facilement. Les bêtes ont des petits poids à la naissance avec un bon potentiel de croissance. Par rapport à d’autres régions, les animaux connaissent une conformation bouchère plus tardive. C’est un choix essentiellement dicté par le marché”. Le herd-book cible néanmoins deux objectifs de développement : “l’amélioration de la conformation à 7 mois et de la valeur d’allaitement des mères”.
Et après l’aspect théorique de l’assemblée générale, place à la pratique. Les éleveurs ont conclu leur journée en visitant la SCEA de la Vallée, à Biéville-Quétiéville.
FCO
Des éleveurs totalement bloqués !
« Le contexte actuel avec la fièvre catarrhale invite à la plus grande prudence », avertit Etienne Aubert. Visiblement, le sujet inquiète. « Nous sommes mal informés. On est bloqués, nous ne pouvons plus rien faire. Les abattoirs achètent des broutards de l’extérieur et en profitent pour tirer les prix à la baisse. On ne vend plus rien, mais d’autres veaux arrivent. Comment les nourrir ? Et le plus étonnant : les responsables agricoles ne réagissent pas ! », s’insurge un éleveur. De son côté, Sébastien Stamane du herd-book limousin a rappelé que « la désinsectisation des animaux était la meilleure des solutions. Elle réduira le nombre de piqûres et la charge virale en cas de problème ».