Coopération
Le lin file un amour presque parfait
Avec 1 800 visiteurs, l’opération “portes ouvertes” proposée par la coopérative de Villons-les-Buissons (14) et son magasin “Linfini” a redonné du baume au cœur des liniculteurs. Il fallait bien cela au milieu d’un printemps froid et surtout sec.













































































































































Nombreux ont été les administrateurs (conjoints et enfants parfois compris) de la coopérative linière du nord de Caen à mouiller leur chemise (de lin) ce week-end. Convivialité et pédagogie ont rythmé un dimanche qui a fédéré 1 800 visiteurs autour de la petite fleur bleue. Le lin, plante citoyenne peu gourmande en intrants et fibre naturelle, file un amour presque parfait avec le grand public. Du côté des liniculteurs, il faudrait plusieurs dizaines de millimètres de précipitation dans les prochains jours pour rallumer la flamme.
Le lin sous toutes ses coutures
De plus en plus en vogue, le lin surfe sur la vague des biomatériaux. Excellent isolant thermique et écologique, il s’utilise également en paillage pour massifs de toutes essences (voire en litière) pendant que sa partie noble file chemises, vareuses et linges de table. Mais le lin sait aussi être “art”. Très en vue, et élégamment portés par des filles et fils d’agriculteurs qui n’en sont déjà plus à leur premier défilé de mode, les chapeaux d’Emmanuelle Aniel. Modiste et avocate de la fibre en lin, elle plaide pour le naturel, l’alchimie des couleurs et la fantaisie des formes.
Le lin se porte aussi autour du cou : liens de lin perlés grâce à l’imagination de Guylène Bidan. Une bretonne qui, après avoir fait le marché de Noël à Caen, est revenue en terres normandes sacraliser à sa façon une production qui dépasse désormais les frontières de l’agriculture.