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Le pied à l’étrier au Haras de Ginai
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Le Haras de Ginai dans l’Orne : une des plus belles écuries de courses de France. Jacky Souloy, son père fondateur et administrateur, a pu compter sur la SAFER pour lui aider à mettre le pied à l’étrier.

Jacky Souloy : “on amène à l’agriculture une nouvelle économie”.
©
TG

Xavier Girard : “le cheval en Basse-Normandie, c’est plus de 7 600 élevages”.
C’est l’histoire d’une réussite exemplaire. Une réussite familiale : la famille Souloy. Une réussite entrepreneuriale : le Haras de Ginai lové dans le trio de tête des plus belles écuries françaises de courses équines. Une réussite collective qui a réuni autour d’un projet et d’une ambition des hommes et des structures agricoles.
Médecin et exploitant agricole
Rien ne prédestinait Jacky Souloy à devenir un acteur majeur du monde du cheval. Issu de milieu modeste, son père était ouvrier à la SNCF, c’est en temps que anesthésiste au Centre anticancéreux Baclesse de Caen qu’il va s’affûter à la gestion d’entreprise. En 1984, ce médecin salarié ajoute à son statut celui d’exploitant agricole. C’est en fait sous la pression de ses enfants, Fabrice et Coralie passionnés de cheval, qu’il achète une dizaine d’hectares à Commeaux et monte son élevage. Un cumul de métiers soumis à condition par arrêté préfectoral. Il doit installer ses enfants dans les dix ans. C’est ainsi que naît en 1994 la SCEA Ecurie Le Tremont, une écurie à la notoriété très vite galopante et qui se sent vite à l’étroit sur ses dix hectares. “Mais il n’y avait aucune possibilité d’extension dans cette zone de plaine”, se souvient Xavier Girard, conseiller foncier. Jacky Souloy, dont Fabrice son fils entraîneur souhaite disposer de longues lignes droites de 1 200 m, va donc à nouveau soumettre sa problèmatique à la SAFER qui va lui trouver la solution. Elle l’accompagne dans le rachat du Haras de Ginai et dans la cession de celui de Commeaux.
70 paddocks et 15 employés
Le 8 décembre 2001, la famille Souloy rentre dans ses nouveaux paddocks qu’elle va totalement repenser. Le Haras de Ginai aujourd’hui, c’est 135 ha (100 % PHAE), 70 paddocks, une quinzaine d’employés et une centaine de chevaux en élevage, en entraînement, en monte ou en pension. “Nous amenons à l’agriculture une nouvelle économie”, revendique Jacky Souloy. Ginai achète notamment localement 400 t de foin et 400 t de paille par an. Le Haras prête par ailleurs gratuitement pour pâturage et fauchage ses parcelles à quelques éleveurs bovins.
Sur le plan environnemental, l’activité cheval apporte sa pierre à l’édifice aussi. “Que seraient devenues ces surfaces en herbe autrement ?”, s’interroge notre administrateur. Des surfaces réaménagées par Normandie Drainage au niveau de l’hydraulique, aux haies recépées ou replantées, où le fil barbelé a disparu. Des surfaces enfin qui ne reçoivent aucun intrant. “J’ai fait avec la nature plutôt que de m’opposer à elle”, conclut Jacky Souloy.
Médecin et exploitant agricole
Rien ne prédestinait Jacky Souloy à devenir un acteur majeur du monde du cheval. Issu de milieu modeste, son père était ouvrier à la SNCF, c’est en temps que anesthésiste au Centre anticancéreux Baclesse de Caen qu’il va s’affûter à la gestion d’entreprise. En 1984, ce médecin salarié ajoute à son statut celui d’exploitant agricole. C’est en fait sous la pression de ses enfants, Fabrice et Coralie passionnés de cheval, qu’il achète une dizaine d’hectares à Commeaux et monte son élevage. Un cumul de métiers soumis à condition par arrêté préfectoral. Il doit installer ses enfants dans les dix ans. C’est ainsi que naît en 1994 la SCEA Ecurie Le Tremont, une écurie à la notoriété très vite galopante et qui se sent vite à l’étroit sur ses dix hectares. “Mais il n’y avait aucune possibilité d’extension dans cette zone de plaine”, se souvient Xavier Girard, conseiller foncier. Jacky Souloy, dont Fabrice son fils entraîneur souhaite disposer de longues lignes droites de 1 200 m, va donc à nouveau soumettre sa problèmatique à la SAFER qui va lui trouver la solution. Elle l’accompagne dans le rachat du Haras de Ginai et dans la cession de celui de Commeaux.
70 paddocks et 15 employés
Le 8 décembre 2001, la famille Souloy rentre dans ses nouveaux paddocks qu’elle va totalement repenser. Le Haras de Ginai aujourd’hui, c’est 135 ha (100 % PHAE), 70 paddocks, une quinzaine d’employés et une centaine de chevaux en élevage, en entraînement, en monte ou en pension. “Nous amenons à l’agriculture une nouvelle économie”, revendique Jacky Souloy. Ginai achète notamment localement 400 t de foin et 400 t de paille par an. Le Haras prête par ailleurs gratuitement pour pâturage et fauchage ses parcelles à quelques éleveurs bovins.
Sur le plan environnemental, l’activité cheval apporte sa pierre à l’édifice aussi. “Que seraient devenues ces surfaces en herbe autrement ?”, s’interroge notre administrateur. Des surfaces réaménagées par Normandie Drainage au niveau de l’hydraulique, aux haies recépées ou replantées, où le fil barbelé a disparu. Des surfaces enfin qui ne reçoivent aucun intrant. “J’ai fait avec la nature plutôt que de m’opposer à elle”, conclut Jacky Souloy.