Comptes prévisionnels de l’agriculture 2011
Le revenu plombé par les charges
Comptes prévisionnels de l’agriculture 2011
Malgré la sécheresse qui a eu un impact important sur la production céréalière, le revenu agricole 2011 a subi de plein fouet l’augmentation des coûts de production : aliments du bétail, énergie, engrais, produits phytosanitaires. Conséquence : le revenu des agriculteurs s’est replié de 3,6 % dans les exploitations professionnelles.

La facture énergétique a continué à s’alourdir (+18,4 %), effet de la hausse du prix du pétrole.
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TG
Effondrement en 2008 et 2009, net redressement en 2010, léger repli en 2011, le revenu des agriculteurs est de plus en plus ballotté par la conjoncture internationale au gré de la volatilité des prix et des fluctuations des débouchés. D’après les estimations du compte prévisionnel de l’agriculture, publiées le 20 décembre, le revenu agricole diminuerait de 2,6 % en termes réels par rapport à 2010 pour se situer à 30 200 euros par actif.
Sur le plan de la conjoncture des produits, l’année agricole 2011 a été marquée par l’épisode de la sécheresse printanière qui a pesée sur les volumes de production de céréales. Dans les productions animales l’ouverture inattendue de nouveaux débouchés dans les pays tiers pour les viandes ont soutenu les prix après un début d’année difficile. Les prix des productions animales qui étaient très bas en début d’année se sont progressivement redressés notamment au second semestre. Ils ont progressé en moyenne de 8,5 %. Ainsi le prix des gros bovins s’est accru sensiblement en raison d’une forte demande à l’exportation, surtout de la Turquie, alors que la production est restée relativement stable. Idem pour les porcs : la conjoncture nationale a bénéficié d’une demande extérieure dynamique de la Chine et de la Russie notamment, alors que la production nationale a reculé. Pour les ovins, les prix sont restés également soutenus dans un contexte où les importations de viande ont reculé. Bonne orientation du marché également pour les volailles (poulets et canards) dont les abattages s’accroissent tirés par les ventes de poulets congelés vers le Proche et le Moyen-Orient. Pour les œufs, c’est le repli de la production qui a provoqué le redressement des prix.
Pour le lait, la collecte a nettement progressé sur l’ensemble de l’année stimulée par des prix attractifs.
Récolte exceptionnelle de colza, de maïs et de betteraves
Pour ce qui est des productions végétales, la sécheresse printanière a surtout impacté la production de céréales à paille (blé et orge) qui sont inférieures à celle de 2010. Pour le maïs en revanche, les semis précoces et les pluies d’été ont contribué à un rendement exceptionnel supérieur à 100 q/ha. Malgré la faiblesse des volumes des céréales à paille, leurs prix se sont globalement stabilisés après la flambée de 2010 avec des situations très différentes selon les espèces : -2 % pour le blé, - 8 % pour le maïs mais +20 % pour l’orge. Excellente année pour les oléagineux, surtout pour le colza : la récolte a augmenté de 12 % et le prix de 5 % dans un contexte européen déficitaire consécutif à une très faible récolte en Allemagne. Alors que le prix du tournesol a reculé de 10 % sous l’effet de l’abondance des productions européennes et ukrainiennes. Quant aux protéagineux, la récolte s’est effondrée (-36 %) en raison de la chute des surfaces induite par le plafonnement des aides.
Le poids de l’aliment du bétail et du pétrole
Récolte historique en revanche pour la betterave en raison d’une progression simultanée des surfaces et des rendements avec des prix en hausse tirés par la conjoncture internationale. Alors que la récolte record de pommes de terre a entraîné la chute des cours en fin d’année.
Coté productions spécialisées, la récolte de fruits s’est inscrite en hausse, pour les cerises, les poires et les pommes notamment. Mais après s’être nettement redressés en 2010, les prix ont reculé pour tous les fruits d’été : le temps maussade a pesé sur la demande. Quant aux légumes, les récoltes se sont légèrement accrues dans l’ensemble, notamment pour les tomates. Mais la conjoncture a surtout été marquée par la crise de l’E.Coli au printemps sur le concombre et la tomate et le temps frais de l’été qui a pénalisé la consommation. Face à une conjoncture incertaine, ce sont les coûts de production qui ont eu l’impact le plus négatif sur le revenu en 2011. Ainsi la valeur des consommations intermédiaires ont fortement augmenté en 2011 (+10 %) essentiellement à cause de l’envolée des prix des matières premières alors que l’évolution en volume est restée modérée. Ainsi les achats d’aliments pour animaux ont fait un bond de 16,8 % en valeur malgré un recul des volumes consommés (-1 %), à cause de l’emballement du prix des céréales en 2010. La facture énergétique a continué à s’alourdir (+18,4 %), effet de la hausse du prix du pétrole. Idem pour les engrais : après une forte baisse en 2010, le prix des engrais est reparti à la hausse en 2011, mais les agriculteurs n’ont pas réduit leur consommation : elle a progressé de 2,1 %. Comme les produits de protection des cultures dont les achats avaient fortement diminué en 2010 et qui s’accroissent en 2011.
Sur le plan de la conjoncture des produits, l’année agricole 2011 a été marquée par l’épisode de la sécheresse printanière qui a pesée sur les volumes de production de céréales. Dans les productions animales l’ouverture inattendue de nouveaux débouchés dans les pays tiers pour les viandes ont soutenu les prix après un début d’année difficile. Les prix des productions animales qui étaient très bas en début d’année se sont progressivement redressés notamment au second semestre. Ils ont progressé en moyenne de 8,5 %. Ainsi le prix des gros bovins s’est accru sensiblement en raison d’une forte demande à l’exportation, surtout de la Turquie, alors que la production est restée relativement stable. Idem pour les porcs : la conjoncture nationale a bénéficié d’une demande extérieure dynamique de la Chine et de la Russie notamment, alors que la production nationale a reculé. Pour les ovins, les prix sont restés également soutenus dans un contexte où les importations de viande ont reculé. Bonne orientation du marché également pour les volailles (poulets et canards) dont les abattages s’accroissent tirés par les ventes de poulets congelés vers le Proche et le Moyen-Orient. Pour les œufs, c’est le repli de la production qui a provoqué le redressement des prix.
Pour le lait, la collecte a nettement progressé sur l’ensemble de l’année stimulée par des prix attractifs.
Récolte exceptionnelle de colza, de maïs et de betteraves
Pour ce qui est des productions végétales, la sécheresse printanière a surtout impacté la production de céréales à paille (blé et orge) qui sont inférieures à celle de 2010. Pour le maïs en revanche, les semis précoces et les pluies d’été ont contribué à un rendement exceptionnel supérieur à 100 q/ha. Malgré la faiblesse des volumes des céréales à paille, leurs prix se sont globalement stabilisés après la flambée de 2010 avec des situations très différentes selon les espèces : -2 % pour le blé, - 8 % pour le maïs mais +20 % pour l’orge. Excellente année pour les oléagineux, surtout pour le colza : la récolte a augmenté de 12 % et le prix de 5 % dans un contexte européen déficitaire consécutif à une très faible récolte en Allemagne. Alors que le prix du tournesol a reculé de 10 % sous l’effet de l’abondance des productions européennes et ukrainiennes. Quant aux protéagineux, la récolte s’est effondrée (-36 %) en raison de la chute des surfaces induite par le plafonnement des aides.
Le poids de l’aliment du bétail et du pétrole
Récolte historique en revanche pour la betterave en raison d’une progression simultanée des surfaces et des rendements avec des prix en hausse tirés par la conjoncture internationale. Alors que la récolte record de pommes de terre a entraîné la chute des cours en fin d’année.
Coté productions spécialisées, la récolte de fruits s’est inscrite en hausse, pour les cerises, les poires et les pommes notamment. Mais après s’être nettement redressés en 2010, les prix ont reculé pour tous les fruits d’été : le temps maussade a pesé sur la demande. Quant aux légumes, les récoltes se sont légèrement accrues dans l’ensemble, notamment pour les tomates. Mais la conjoncture a surtout été marquée par la crise de l’E.Coli au printemps sur le concombre et la tomate et le temps frais de l’été qui a pénalisé la consommation. Face à une conjoncture incertaine, ce sont les coûts de production qui ont eu l’impact le plus négatif sur le revenu en 2011. Ainsi la valeur des consommations intermédiaires ont fortement augmenté en 2011 (+10 %) essentiellement à cause de l’envolée des prix des matières premières alors que l’évolution en volume est restée modérée. Ainsi les achats d’aliments pour animaux ont fait un bond de 16,8 % en valeur malgré un recul des volumes consommés (-1 %), à cause de l’emballement du prix des céréales en 2010. La facture énergétique a continué à s’alourdir (+18,4 %), effet de la hausse du prix du pétrole. Idem pour les engrais : après une forte baisse en 2010, le prix des engrais est reparti à la hausse en 2011, mais les agriculteurs n’ont pas réduit leur consommation : elle a progressé de 2,1 %. Comme les produits de protection des cultures dont les achats avaient fortement diminué en 2010 et qui s’accroissent en 2011.