TIEA 2024
Le Robillard ne laisse rien au hasard
Pour cette édition 2024 du Trophée International de l’Enseignement Agricole, l’établissement du Robillard mise sur le girl power avec une équipe de huit étudiantes qui partiront en février 2024 à Paris. En attendant, la classe composée de 25 élèves s’affaire dans les coulisses.
Pour cette édition 2024 du Trophée International de l’Enseignement Agricole, l’établissement du Robillard mise sur le girl power avec une équipe de huit étudiantes qui partiront en février 2024 à Paris. En attendant, la classe composée de 25 élèves s’affaire dans les coulisses.

Au centre de formation du Robillard, dans le Calvados, ça fourmille dans les couloirs. Les étudiants viennent tout juste de revenir de vacances de Noël en ce lundi 8 janvier 2024. « Bonne année », lance pleine d’entrain une élève à sa camarade. Et quelle année ! 2024 s’annonce d’ores et déjà chargée pour les 25 apprenants inscrits en première année de BTSA production animale.
Ces derniers se préparent pour les épreuves du Trophée International de l’Enseignement Agricole (TIEA) qui aura lieu durant le Salon international de l’agriculture (SIA) du 24 février au 3 mars à Paris. Le concours opposera une cinquantaine d’établissements agricoles. Fait notable : l’équipe se compose de 22 filles et trois garçons, toutes et tous motivés pour remporter la victoire.
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La communication, c’est le BA-ba
Loan et Anne-Laure, respectivement âgées de 19 et 18 ans, s’affairent sur les réseaux sociaux. « Facebook, Instagram et TikTok », énumèrent-elles. Elles ont la charge de promouvoir des photos et vidéos, de créer des flyers, de retoucher les visuels. Les deux étudiantes, originaires de Seine-Maritime, font partie de l’équipe communication de la mini-entreprise créée à l’occasion du TIEA.
« Depuis une dizaine d’années, on participe à ce concours. On crée une junior entreprise pour l’occasion […] Chaque élève a réalisé un CV et a passé des entretiens professionnels avec des professeurs et des partenaires pour se voir attribuer un rôle au sein de l’équipe », explique Pierre Champeyrol, professeur d’informatique encadrant le projet.
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De l’investissement
Pleinement intégrée dans leur cursus pédagogique, l’aventure TIEA occupe une partie non-négligeable de l’emploi du temps. « Nous avons chaque semaine une à deux heures dédiées au projet, en classe. A côté, on compte aussi 4 à 5 heures par semaine, par élève », constate Loan.
Il faut dire qu’il faut bichonner leur vache nommée Souveraine. « C’est une Normande comme la vache égérie [la vache emblème du SIA 2024 s’appelle Oreillette, elle est Normande et elle vient de l’Orne NDLR] », s’exclame Anne-Laure. « Elle a les lunettes caractéristiques de la race. Elle n’a eu qu’une seule lactation », précise Loan.

Pour la sélectionner parmi le troupeau du Robillard, le groupe a été accompagné par l’OS Normande. Une journée de formation et sécurité aux bons gestes lors d’une épreuve de contention a aussi été dispensée par la MSA.
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L’autonomie accélérée
Créer une vidéo promotionnelle sur le thème « être éleveur de bovins demain », savoir manipuler un bovin en toute sécurité, présenter sa vache sur le ring ou tenir un stand sur le SIA sont autant de compétences requises dans le cadre du projet, sans compter la sollicitation de partenaires en amont du départ à Paris.

« Ça nous apprend à nous organiser et à gagner en autonomie. Il faut faire en sorte que ce soit professionnel », remarque Loan. « J’ai une plus grande confiance en moi. Ça permet de mieux dialoguer », ajoute Anne-Laure. Des propos appuyés par leur professeur : « ça leur confère une aisance ou tout du moins une assurance pour communiquer. »
Pratique. Pour suivre l’aventure du Robillard au TIEA 2024 : rendez-vous sur leur page Facebook @Rob’Cow.