Jean-Marie Colléony (DDTM Orne)
Les éleveurs bovins ont du mal à faire la soudure
Jean-Marie Colléony (DDTM Orne)
Jean-Marie Colléony, directeur de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) était ce dimanche le président du jury de la finale ornaise de labour. Entre deux sillons, il commente l’actualité agricole.

“En moyenne, les rendements céréaliers sont plutôt corrects avec malgré tout de fortes disparités. En maïs, ils seront meilleurs que ce que l’on craignait. Il faut cependant attendre encore quelques semaines et la fin de la saison de pâturage pour mesurer le déficit fourrager global”.
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TG
Votre sentiment sur le savoir-labourer ornais ?
Ce n’est que ma deuxième année de jugement mais c’est un bon cru. Même si j’ai beaucoup délégué aux autres membres du jury, j’ai fait mon tour des parcelles. J’y ai constaté des travaux de très grande qualité.
Cette fête de l’agriculture, c’est un peu la rentrée syndicale agricole. Quelle actualité retient votre attention ?
Le dossier “calamités” bien sûr. Nous sommes en phase de recueils terrain sur les parcelles de maïs pour vérifier les pertes en fourrage. Il semble que les données soient un peu moins mauvaises que ce que l’on craignait au printemps. Malgré cela, ça reste une seconde année difficile pour les éleveurs. Voilà le premier sujet de préoccupation des services de l’Etat.
L’agriculture a-t-elle retrouvé le moral ?
Pour les producteurs de lait, la conjoncture s’est améliorée mais j’insiste sur ce point noir : les éleveurs bovins ont du mal à faire la soudure entre le coût des intrants et le prix de sortie de la viande.
Changement de préfet à la tête du département. Joël Bouchité est un homme sensible aux questions agricoles?
Dès sa première semaine, Monsieur le Préfet a commencé à rencontrer les OPA (Organisation Professionnelle Agricole). Il s’agit même d’un dossier prioritaire avec la venue du Premier Ministre et du Ministre de l’Agriculture ce vendredi dans notre département. J’ajouterai également, pour y avoir assisté, que son prédécesseur l’a bien briffé sur la situation et l’importance de l’agriculture ornaise. On l’a vu d’ailleurs aujourd’hui à cette fête de l’agriculture et au comice agricole de Moulins-la-Marche. Il va poursuivre dans ce sens.
Ce n’est que ma deuxième année de jugement mais c’est un bon cru. Même si j’ai beaucoup délégué aux autres membres du jury, j’ai fait mon tour des parcelles. J’y ai constaté des travaux de très grande qualité.
Cette fête de l’agriculture, c’est un peu la rentrée syndicale agricole. Quelle actualité retient votre attention ?
Le dossier “calamités” bien sûr. Nous sommes en phase de recueils terrain sur les parcelles de maïs pour vérifier les pertes en fourrage. Il semble que les données soient un peu moins mauvaises que ce que l’on craignait au printemps. Malgré cela, ça reste une seconde année difficile pour les éleveurs. Voilà le premier sujet de préoccupation des services de l’Etat.
L’agriculture a-t-elle retrouvé le moral ?
Pour les producteurs de lait, la conjoncture s’est améliorée mais j’insiste sur ce point noir : les éleveurs bovins ont du mal à faire la soudure entre le coût des intrants et le prix de sortie de la viande.
Changement de préfet à la tête du département. Joël Bouchité est un homme sensible aux questions agricoles?
Dès sa première semaine, Monsieur le Préfet a commencé à rencontrer les OPA (Organisation Professionnelle Agricole). Il s’agit même d’un dossier prioritaire avec la venue du Premier Ministre et du Ministre de l’Agriculture ce vendredi dans notre département. J’ajouterai également, pour y avoir assisté, que son prédécesseur l’a bien briffé sur la situation et l’importance de l’agriculture ornaise. On l’a vu d’ailleurs aujourd’hui à cette fête de l’agriculture et au comice agricole de Moulins-la-Marche. Il va poursuivre dans ce sens.