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Les femmes d’ici et d’ailleurs s’exposent à Cerisy-la-Forêt

Parce que les violences faites aux femmes touchent tous les milieux. Parce que les femmes résistent à travers le monde. Deux expositions leur rendent hommage. Elles sont visibles à l’abbaye de Cerisy-la-Forêt, du samedi 6 au samedi 27 novembre 2021.  Interview de Françoise Derenne, membre et ambassadrice de Femmes ici et ailleurs.

Femmes ici et ailleurs
En partant de la gauche les organisateurs : Hugues Royer, ancien gendarme impliqué dans le CIDFF ; Françoise Derenne, ambassadrice Femmes ici et ailleurs ; Michel Vaudorme, association. La Cerisyaise partenaire de l’événement. Derrière : Deborah Catherine, mairie Cerisy-la-Forêt et impliquée dans FIA ; Nathalie Thiboust, impliquée dans le projet ; Jean-Pierre Ledouit, maire de Cerisy-la-Forêt ; Luiza Ledouit, ambassadrice Femmes ici et ailleurs et co responsable du projet.
© DR

Femmes ici et ailleurs, qu’est-ce que c’est ?
C’est à la fois un magazine et un club, dont l’angle est de communiquer et informer sur ce que sont et font les femmes sur Terre pour créer un monde plus égalitaire. Le magazine est basé à Lyon et emploie journalistes et photographes notamment à l’étranger. Il cultive la mixité et l’égalité sous toutes ses formes. Pierre-Yves Ginet, photoreporter est co-rédacteur de ce magazine. Les deux expositions qui viennent à Cerisy appartiennent à Femmes ici et ailleurs. Elles sont allées à Lyon, Paris, etc., et sont très rares en campagne.

Pouvez-vous nous parler de l’exposition Femmes en résistance ?
Les photos ont été réalisées par Pierre-Yves Ginet. Il a sillonné vingt pays, pendant dix ans, pour réaliser 24 photos de femmes qui résistent. Il rend compte d’initiatives de femmes en faveur de la paix, de la liberté, de la justice et du développement durable. Du Pérou à l’Afghanistan, de l’Angola au combat des femmes victimes de violences conjugales dans nos pays. Il fait sortir de l’anonymat des combattantes de l’ombre tout en présentant leurs idéaux et leurs personnalités. L’exposition se compose de 24 bâches de format 160 x 120 cm.

Et de Vous ne pouvez pas rester comme ça, Madame ?
Les photos ont été prises en Belgique et présentent le parcours et les interlocuteurs que rencontrent des femmes qui luttent pour sortir des violences conjugales. Les violences conjugales touchent tous les milieux sociaux. À travers un reportage réalisé en immersion pendant plus de six mois, l’exposition montre l’engagement d’associations qui sont à leurs côtés à chaque moment. L’exposition a été choisie en rapport avec le projet de la mairie de Cerisy-la-forêt pour faire avancer les choses sur la violence rurale et le droit des femmes. Elle se compose de 27 bâches de format 100 x 75 cm.

Quel est le projet de la mairie ?
Au-delà de la démarche de sensibilisation de la population, la commune de Cerisy-la-Forêt souhaite s’engager concrètement au service des femmes en situation d’urgence. Souvent, pour leur permettre d’échapper en urgence au contexte de violence à leur domicile, il est vital que des solutions de relogement temporaire leur soient proposées. La commune a donc décidé de réhabiliter un logement inoccupé. Il permettra de loger dans de bonnes conditions des femmes entre autres victimes de violences, avec leurs enfants le cas échéant. Une initiative qui relève, pour Jean-Pierre Ledouit, maire, « de nos responsabilités en termes de mieux-vivre ensemble. »

Quelles répercussions locales attendez-vous de ces expositions ?
Nous allons organiser des rencontres, des visites guidées, des échanges et des tables rondes. Nous comptons sur le relais des professionnels, des associations locales et de nos partenaires que sont la Région, le Département, l’agglo, la MSA et le Crédit agricole (et des entreprises). Tout le monde connaît quelqu’un qui peut être touché par les violences intrafamiliales, d’autant qu’elles ont augmenté avec les confinements.

 

Pratique
Du samedi 6 au samedi 27 novembre, expositions visibles à l’abbaye de Cerisy-la-Forêt. Gratuit.
Samedi 20 novembre, rencontre avec Pierre-Yves Ginet.
Vendredi 26 novembre, à 20h30, ciné-débat autour du film Les Joueuses
Numéro d’urgence des violences faites aux femmes : 3919
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