Entreprise
Les fumées du calumet de la paix dans le ciel de Bretteville-l’Orgueilleuse (14)
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Triturer du colza serait-il “olfactivement” incorrect ? Oui répond une partie des riverains de l’unité Sanders (groupe Glon) à Bretteville-l’Orgueilleuse

Première mesure concrète : “d’ores et déjà, nous avons décidé d’arrêter l’exploitation de l’unité du samedi 5 h au dimanche soir 21 h”, précise Eric Bordas, directeur régional Sanders Ouest.
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TG
Décidément pas facile pour l’agriculture au sens large de tracer son sillon droit dans la ceinture nord/ouest de Caen. On se souvient de la saga estivale, en 2004 du côté de Rots, et de cet épisode des dessertes agricoles cadenassées et donc inaccessibles aux tracteurs et moissonneuses-batteuses. Un contre-sens de la nature.
Aujourd’hui, c’est l’usine de trituration de colza qui fait tousser certains riverains, notamment du côté de St-Manvieu-Norrey. L’unité, propriété de Sanders et dont la coopérative de Creully est actionnaire, a démarré son activité en début d’année.
Calmer le jeu
Elle implique entre autres 500 producteurs de colza du Calvados. Mais “cette activité est à l’origine de nuisances olfactives suscitant une réaction compréhensible des riverains(...). Depuis plusieurs mois, l’Etat s’investit sur ce dossier à la recherche d’une solution préservant tout à la fois les intérêts légitimes des riverains et ceux d’une filière en voie de développement”, indique la Préfecture.
Ces nuisances olfactives ne présentent aucun risque sanitaire. Cependant, par un arrêté du 4 juin, l’Etat a prescrit un certain nombre de mesures conservatoires notamment la production d’une étude de caractérisation et d'identification des sources d’émission olfactives. Arrêté assorti d’une mise en demeure en date du 16 août.
Des mesures concrètes
Suite à une réunion qui s’est tenue le 14 septembre dernier, Sanders s’est engagé à mettre les moyens financiers nécessaires pour régler ce problème. “D’ores et déjà, nous avons décidé d’arrêter l’exploitation de l’unité du samedi 5 h au dimanche soir 21 h”, précise Eric Bordas, directeur régional Sanders Ouest. L’entreprise doit également présenter à l’Etat dans les jours qui viennent un projet d’investissement validé ainsi que son calendrier de mise en œuvre. “Notre volonté est d’abord de retrouver un climat paisible avec nos voisins les riverains”, insiste le fabricant d’aliments.
Tous les protagonistes espèrent bientôt fumer le calumet de la paix sous le ciel bleu de Bretteville-l’Orgueilleuse et St-Manvieu-Norrey.
On ne peut cependant pas s’empêcher de constater que, même dans le cadre d’un Pôle d’Excellence Rural retenu par l’Etat et porté par la communauté de communes entre Thue et Mue, les chemins sont parsemés d'embûches.
Th. Guillemot
Aujourd’hui, c’est l’usine de trituration de colza qui fait tousser certains riverains, notamment du côté de St-Manvieu-Norrey. L’unité, propriété de Sanders et dont la coopérative de Creully est actionnaire, a démarré son activité en début d’année.
Calmer le jeu
Elle implique entre autres 500 producteurs de colza du Calvados. Mais “cette activité est à l’origine de nuisances olfactives suscitant une réaction compréhensible des riverains(...). Depuis plusieurs mois, l’Etat s’investit sur ce dossier à la recherche d’une solution préservant tout à la fois les intérêts légitimes des riverains et ceux d’une filière en voie de développement”, indique la Préfecture.
Ces nuisances olfactives ne présentent aucun risque sanitaire. Cependant, par un arrêté du 4 juin, l’Etat a prescrit un certain nombre de mesures conservatoires notamment la production d’une étude de caractérisation et d'identification des sources d’émission olfactives. Arrêté assorti d’une mise en demeure en date du 16 août.
Des mesures concrètes
Suite à une réunion qui s’est tenue le 14 septembre dernier, Sanders s’est engagé à mettre les moyens financiers nécessaires pour régler ce problème. “D’ores et déjà, nous avons décidé d’arrêter l’exploitation de l’unité du samedi 5 h au dimanche soir 21 h”, précise Eric Bordas, directeur régional Sanders Ouest. L’entreprise doit également présenter à l’Etat dans les jours qui viennent un projet d’investissement validé ainsi que son calendrier de mise en œuvre. “Notre volonté est d’abord de retrouver un climat paisible avec nos voisins les riverains”, insiste le fabricant d’aliments.
Tous les protagonistes espèrent bientôt fumer le calumet de la paix sous le ciel bleu de Bretteville-l’Orgueilleuse et St-Manvieu-Norrey.
On ne peut cependant pas s’empêcher de constater que, même dans le cadre d’un Pôle d’Excellence Rural retenu par l’Etat et porté par la communauté de communes entre Thue et Mue, les chemins sont parsemés d'embûches.
Th. Guillemot