Les jeunes agriculteurs ont un contrat avec le GDS
Aline de Saint-Aubin et Hervé Harivel se sont installés en 2012. Pour constituer totalement leur troupeau, ces jeunes agriculteurs se sont appuyés sur l’expertise du GDS. À la clé : un développement du BVDévité sur la ferme. Le Conseil général soutient financièrement la démarche.

Quand Hervé Harivel a monté son dossier de prêt, son banquier lui a demandé d’aller voir un cardiologue. Histoire de limiter les risques. Dans cette même logique, sa sœur et lui ont sécurisé leur installation avec l’aide du GDS. Seule différence, leur démarche est volontaire. “Notre troupeau a été reconstitué en 2012. Nous sommes partis de zéro”, explique Aline de Saint-Aubin. Les éleveurs ont acheté leurs bêtes dans une dizaine d’exploitations. Soit une centaine d’animaux au total. “Nous avons également acquis des veaux de 15 jours pour faire des génisses et que cela corresponde au taux de renouvellement”, précisent-ils.
Une assurance
Les deux jeunes agriculteurs connaissent le risque sanitaire de constituer un cheptel, avec des animaux de diverses origines. “Le GDS nous a épaulés et rassurés”, souligne l’agricultrice. Et d’une certaine manière, le Groupement de Défense Sanitaire les a assurés. Avec le contrat jeune installé, 100 % des prises de sang sont financées. Lors de leurs achats, Aline de Saint-Aubin et Hervé Harivel ont tout contrôlé : BVD, fièvre Q ou néosporose. Mais ces analyses ne rendent pas le suivi du GDS inutile. “Nous avons eu un veau né le 3 mai et mort le 25 d’une diarrhée fulgurante. Un second est mort quelques jours plus tard. On nous a conseillé de tester tous les veaux issus de vaches achetées. Nous nous sommes aperçus que les deux veaux morts étaient positifs au BVD. Leurs mères avaient été acquises dans la même exploitation et étaient pourtant négatives”.
Un protocole mis en place
Le suivi du GDS a permis la mise en place d’un plan BVD sur la ferme. Tous les veaux sont restés en niche, tant que le résultat du dépistage n’était pas connu. Les animaux, mis à la reproduction, ont été mis à la vaccination pour éviter l’infection des fœtus.
Avec cette démarche, Aline de Saint-Aubin et Hervé Harivel se sont évité de futures difficultés. Peu de jeunes installés ont pourtant recours aux services du GDS. En partie à cause d’un manque d’information lors du parcours à l’installation : “dans notre cas, c’est un ami qui nous a vivement conseillé d’adhérer à la caisse coup dur”.
Manque d’informations
Ce possible accompagnement reste méconnu, mais peut s’expliquer... L’implication du GDS peut en effet contrarier un arrangement financier avec un cédant. Le niveau sanitaire d’un troupeau impacte, en effet, sa valeur financière. Aux futurs installés, Aline de Saint-Aubin et Hervé Harivel ont donc une recommandation : “n’oubliez pas le GDS, vous dormirez mieux !”