Installation
Les Répertoires Départ Installation en Normandie fêtent leurs 15 ans
Le Répertoire Départ Installation favorise la transmission des exploitations agricoles en permettant la mise en relation entre un agriculteur sans repreneur et un candidat à l’installation.


Le répertoire a été mis en place en 1994 en Basse Normandie puis en 1995 dans l’Eure et 1996 en Seine-Maritime. Ceci fait suite à la Charte Nationale Installation qui officialise un contrat entre l’Etat et la profession agricole pour répondre au défi du renouvellement des générations. Fortement soutenu par le Conseil Régional de Basse-Normandie, depuis le RDI s’est développé et il a contribué à la réalisation de 901 projets en Normandie ce qui représente environ 15 % des installations aidées. L’installation en agriculture c’est plus de 7 500 emplois crées en 15 ans. Les demandes on été multipliées par 6 depuis la création des RDI pour atteindre aujourd’hui prés de 900 candidats inscrits au sein des 5 répertoires avec un potentiel d’offres de 180 exploitations inscrites. Il convient donc de porter une attention particulière aux futurs cédants afin de maintenir un tissu rural vivant et dynamique. L’accompagnement des agriculteurs proches de la cessation d’activité est l’enjeu majeur pour l’agriculture. C’est pourquoi, les ADASEA, en partenariat avec les organisations agricoles et les élus syndicaux, multiplient les initiatives pour aider la réflexion des cédants vers un projet d’installation de jeunes. L’objectif du nouveau parcours (Parcours de Professionnalisation Personnalisé) est de mieux accompagner les candidats à l’installation, ayant des profils très divers au niveau de leurs compétences et de leurs expériences. Il correspond aux attentes des candidats du RDI.
Observatoire Régional des Adasea de Normandie : l’installation
Le nombre d’installations aidées en 2009 a fortement diminué. La diminution est de 18 % sur un an. Par rapport à la moyenne de ces 11 dernières années, la diminution est de plus de 14 %. Au niveau national, c’est la même tendance puisqu’il est enregistré une diminution des installations aidées de 13 % sur un an (5 181 installations en 2009).
Contexte :
Après l’embellie de 2007-2008, la crise que traverse l’ensemble des productions agricoles (notamment les productions emblématiques de la région que sont le lait, les céréales et la viande bovine) affecte très sérieusement les projets d’installation des jeunes porteurs de projet. L’extrême volatilité des prix qui semble être désormais la règle leur permet difficilement d’avoir une lisibilité suffisante pour prendre la décision de s’installer. Cela induit des reports d’installation et des abandons de projets. Cette conjoncture économique morose se conjugue à une diminution d’exploitations disponibles pour l’installation liée au fait que le nombre de départs en retraite est en baisse par rapport aux années précédentes, dans une moindre mesure à la suppression du dispositif de préretraite, et à la demande plus que jamais soutenue de restructuration (agrandissement) de la part des exploitants en place. Enfin, certains outils de production mis sur le marché, le sont à des prix dépassant largement les capacités financières des jeunes candidats à l’installation.
Dans ce contexte incertain, la diminution du nombre d’installations n’est pas véritablement une surprise. Pour autant, l’attractivité pour le métier demeure soutenue comme en témoigne le nombre de contacts “Point Info Installation” qui est en augmentation de 32 % sur un an et le nombre de candidats toujours plus nombreux inscrits au RDI (+ 15 % sur un an).
Une majorité d’installations sociétaires
En 2009, 72 % des installations aidées se sont réalisées sous forme sociétaire en Normandie.
Cette donnée est quasiment constante depuis cinq ans (moyenne de 71 %). Malgré les avantages aisément identifiables de l’installation sous la forme sociétaire (en terme de transmission progressive de l’outil de travail, de conditions de travail, de partage des responsabilités…), la progression de la proportion de ce type d’installations semble donc se stabiliser. Elle connaît une certaine variabilité suivant les départements, puisqu’elle est de 84 % en Seine-Maritime contre 51% dans l’Eure. La Manche reste un département où la proportion d’installations sociétaires est importante (78 %) et ce depuis plusieurs années. En revanche, la prédominance de la formule GAEC paraît s’estomper. En effet, jusqu’à il y a deux ans, le GAEC était la forme sociétaire la plus représentée avec plus de 60 % des installations sociétaires, elle ne représente plus que 49 % sur 2008 et 2009. Cette tendance s’explique en partie pour des raisons fiscales, économiques et réglementaires (les avantages spécifiques des GAEC en ces domaines ont progressivement cessé d’être). Par ailleurs, nous observons que les femmes s’installent majoritairement en EARL avec leur conjoint. En 2009, la part respective des différentes sociétés est assez identique quel que soit le département.
Surface moyenne d’installation : + 5 ha
La surface moyenne tous types de structures est de 117 ha en 2009, soit une légère augmentation par rapport à 2008 (+ 5 ha). La moyenne sur les cinq dernières années est de 115 ha. Cependant, la superficie des installations “individuelles” est en diminution (moins 8 ha sur un an). Ceci s’explique par une part plus significative des installations dans le maraîchage, l’horticulture, ainsi que les élevages hors sol qui nécessitent en général moins de surface.
"RDI
Le 27 avril, les partenaires de l’installation (ADASEA, Jeunes Agriculteurs, Administration, collectivités, OPA…) fêteront le quinzième anniversaire du répertoire départs-installations (RDI). Quinze ans pendant lesquels la politique d’installation a subi les contrecoups de la conjoncture agricole. Tout au long de ces années, les RDI n’ont cessé de mettre en relation des jeunes en recherche d’exploitation et des cédants en quête de repreneur. A tel point que l’appel au RDI est presque devenu un réflexe naturel. L’outil, né de la motivation de Jeunes Agriculteurs pour améliorer le renouvellement des générations en évitant la dispersion d’exploitations viables et en favorisant l’entrée dans le métier de jeunes issus d’autres milieux, a fait toutes ses preuves. Il a ainsi permis l’installation de 901 jeunes dans de bonnes conditions. Il est donc plus que jamais à conforter. Nous recensons de plus en plus de départs d’associés d’exploitation (GAEC, EARL…) à pourvoir. D’autre part, beaucoup de jeunes recherchent des exploitations pour des projets innovants sur des structures de dimension relativement modeste. C’est donc dans la transmission des sociétés et dans une offre d’exploitations adaptée à un nouveau public que le RDI doit engager une réflexion
pour accompagner encore le renouvellement des générations d’agriculteurs."
Jean-Luc Paris
Président des ADASEA de Normandie