Groupement de Défense Sanitaire
L’ESB a disparu en 2006
Groupement de Défense Sanitaire
Finances équilibrées, bons résultats sur les prophylaxies, la structure manchoise poursuit vaillamment son petit bonhomme de chemin.

Un regret pour le GDS, le peu d’engagement des éleveurs sur le plan de lutte de la Tremblante Ovine.
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Ala veille de l’assemblée générale du Groupement de Défense Sanitaire, qui a lieu à Saint-Lô, ce vendredi, Daniel Delentaigne et Denis Lavieille, président et directeur-adjoint de la structure, font le point sur une année 2006 bien remplie.
- Financièrement, comment se porte le GDS ?
“Le résultat net comptable de l’exercice est positif. Nous affectons le solde aux fonds de réserves. Tous les détails seront présentés lors de l’AG (résultats par caisse)”.
- Au niveau des prophylaxies, quels résultats ?
“En brucellose, pour la 9è année consécutive, aucun foyer de brucellose contagieuse et de brucellose latente n’a été déclaré. On note aussi une légère diminuton des déclarations d’avortement (-8%). En BVD-MD, on constate une relative stabilité par rapport à la précédente campagne. Leucose : aucun cas clinique depuis juin 1987, la maladie est considérée comme éradiquée. L’ESB, qui a inquiété fortement les éleveurs, voici quelques années, est en chute libre puisqu’aucun cas n’a été confirmé dans le département. Concernant l’IBR, le programme de lutte se poursuit; sur la campagne 2005/2006, sur 6576 analyses de lait de grand mélange on a trouvé 11 nouveaux cheptels confirmés positifs dont 2 en type 1, 4 en type 2, 5 en type 3. Au 30 juin dernier, nous avions 124 cheptels infectés. Rappelons que l’appellation “cheptel indemne d’IBR” est un atout pour la vente des bovins, tant laitiers qu’allaitants. Aujourd’hui, plus de 8000 élevages sont engagés dans la certification dont 7715 cheptels sous appellation “indemme d’IBR”, 340 en cours d’acquisition de l’appellation et 260 suspendus de qualification”.
- Le GDS a aussi d’autres activités comme le suivi de la qualité de l’eau, du lait ou encore la lutte contre la tremblante ovine ?
“1301 élevages ont été visités par nos services sur l’eau (1436 analyses effectués sur forage, puits et sources). La priorité, lors d’une analyse, porte sur la contamination bactériologique d’origine fécale. Celle-ci présente le risque sanitaire le plus important mais les 2/3 des eaux analysées sont potables. Concernant le suivi “qualité du lait”, la maîtrise de cette action nous a été confiée par le Cirlait. Nos techniciens interviennent dans les élevages engagés dans un plan. L’objectif étant de permettre à un maximum d’éleveurs de passer en dessous des 400 000 cellules. Si 117 producteurs sont en arrêt de collecte (plus de 400 000 cellules), 23 plans de suivi “tous vers le super A” ont été signés (30 GDS, 3 Contrôle Laitier).
En 2006, sur la tremblante ovine, tous les ovins et caprins de plus de 18 mois ont été contrôlés à l’équarrissage ou à l’abattoir, nous avons eu 5 cas confirmés et 329 animaux euthanasiés; nous regrettons cependant le peu d’engagement des éleveurs dans ce plan de prévention. Un plan très important tant au niveau local que national”.