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Sébastien Debieu
“Ne laissons pas les autres décider de notre avenir”

Depuis le 4 avril dernier et l’élection du bureau, Sébastien Debieu est le nouveau secrétaire Général de la FDSEA du Calvados. Questions à ce jeune agriculteur installé sur la commune du Mesnil Patry.

Sébastien Debieu, nouveau secrétaire général de la FDSEA 14.
Sébastien Debieu, nouveau secrétaire général de la FDSEA 14.
© V.M.

Nouveau venu dans l’équipe de la FDSEA, comment appréhendez-vous le poste de secrétaire général ?
S.D. : Je fais partie des Jeunes Agriculteurs du Calvados depuis 3 ans et suis membre du bureau et en charge du dossier viande. C’est déjà une très bonne école syndicale et aussi la raison pour laquelle j’ai répondu favorablement et sereinement à la sollicitation de la FDSEA.
Le poste de secrétaire général doit être formateur et je suis prêt à apprendre et à aller chercher l’information nécessaire. Il y aura certainement des astuces ou des ficelles que l’on n’a pas au début mais cela viendra avec l’expérience. Mon credo est simple : si on laisse les autres décider de notre avenir, on ne va pas loin. C’est à nous de prendre les choses en main !
Je vois le secrétaire général du syndicat comme le moteur auxiliaire d’une machine où tous les organes ont leur place. J’ai bien l’intention d’être acteur pour faire en sorte que la machine tourne bien.

Quelle est votre vision du  syndicat ?
S.D. : Un syndicat comme la FDSEA a pour moi 4 grandes missions :
Celle d’abord de rassembler les agriculteurs pour défendre une cause commune. C’est la force d’un réseau et nous devons l’exploiter. Je n’ai pas la prétention de pouvoir défendre mes intérêts en restant seul sur mon exploitation et je suis vraiment attaché à cette idée, à cette nécessité de se regrouper pour défendre notre revenu.
La FDSEA a également comme mission de concilier le renouvellement des générations et la garantie de pérennité des entreprises viables en défendant le revenu quelles que soient les productions. Nous devons également faire reconnaître par nos concitoyens les fonctions sociales, économiques et environnementales assumées par les agriculteurs.
L’information et la communication font également partie intégrante des missions de la FDSEA : informer régulièrement les agriculteurs mais aussi communiquer avec le grand public sur nos façons de faire, nos bonnes pratiques. Sur ce dernier point, je me sens fort de l’expérience de “Nature Capitale” organisée l’an dernier par JA : les gens sont demandeurs pas seulement de produits du terroir mais aussi d’informations sur nos pratiques. Nous devons aller vers eux.
Enfin, un syndicat se doit de dialoguer avec les pouvoirs publics, avec les associations de consommateurs ou les associations environnementales. Une expérience réussie me conforte dans cette idée : en proposant à l’occasion de l’assemblée générale du teillage de Villons d’offrir de manière symbolique une chemise en lin au préfet pour l’alerter sur les problèmes engendrés par la directive nitrate sur la culture du lin, nous sommes parvenus à obtenir un rendez-vous pour que l’ensemble de la profession puisse retravailler cette directive.

Quels sont, selon vous, les dossiers à défendre, les projets à mettre en place durant ce mandat ?
S.D. : C’est bien sûr l’évolution de la PAC qui  va occuper une grande partie de notre temps, nous devrons travailler pour que cela se passe le mieux possible sur le plan économique comme sur le plan environnemental sur les exploitations. J’aimerais également continuer à apporter tout mon concours pour défendre le dossier viande mais aussi accompagner les sections qui ont besoin d’un appui syndical.
Enfin, il me semble que nous avons de grosses lacunes en communication, nous ne savons pas assez bien communiquer. Je ne serais pas choqué que de voir à la porte de chaque exploitation un panneau qui dit “cette exploitation produit chaque jour le blé qui permet de fabriquer x baguettes de pain et permet de faire vivre x salariés”. Il y a trop de gens qui propagent une image négative de notre métier. L’agriculture française a un rôle environnemental, c’est aussi à nous de le dire. Encore une fois : ne laissons pas les autres faire à notre place, nous sommes les meilleurs ambassadeurs de l’agriculture.

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