Orne
“Notre combat : les retraites”
Le 7 octobre dernier, plus de 300 anciens exploitants se sont réunis à Mortagne-au-Perche lors de l’assemblée générale. La demande de revalorisation des retraites a occupé le débat. “Nous poursuivons le combat”, déclare la présidente de la SDAE (Section Des Anciens Exploitants).

La FDSEA : un soutien
Madeleine Denizot, présidente de la section estime “Cette rencontre annuelle se doit d’être conviviale et engagée”. Deux sujets clés à l’ordre du jour : la dépendance et la revalorisation des retraites. “Le débat sur ce dernier point est déjà engagé au sein de la SDAE. Nous sommes tous mobilisés. Notre crédibilité est liée à notre capacité d’influencer quelques mesures adaptés aux retraités agricoles. Nous comptons sur la FDSEA pour soutenir et cautionner nos propositions. Notre combat sur les retraites agricoles est permanent. Il était, il est et restera notre priorité”, explique la présidente. Olivier Borel, président de la FDSEA de l’Orne, a “entendu cet appel. Je vous invite à signer la pétition. Les demandes faites par le monde agricole sont légitimes”, assure t-il. Des propos corroborés par Jean-Louis Belloche, président de la Chambre d’agriculture de l’Orne “j’ai la chance d’avoir mes parents. Quand je m’occupe des papiers et que je vois les montants octroyés, cela donne envie de se battre”.
Au cœur des préoccupations actuelles
PAC, calamités agricoles, fonciers, élections Chambre d’agriculture, problématiques des différentes productions sont autant de sujets abordés par Jean-Louis Belloche et Olivier Borel. “Nous avons un attachement particulier à l’agriculture. S’informer sur son avenir nous semble essentiel”, affirme la présidente. Le discours applaudi du président de la FDSEA de l’Orne en est le signe. “La FDSEA est en phase avec les idées que vous défendez. L’agriculture est encore une chance exeptionelle pour notre département, notre pays. Dites le haut et fort !”.
Paroles d’agriculteurs
-Colette Tafoiry - Canton de Remalard
“Il y eu une période sans équité homme-femme dans le domaine des retraites. Je me souviens que je ne pouvais cotiser individuellement. Mon mari devait le faire également. La pétition ? On va l’envoyer. Si on ne demande rien, on est sûr de ne rien avoir”.
-Bernard Leconte - Canton Le-Meule-sur-Sarthe
“Avec ma femme, nous recevons à peine 1 500 € par mois. Sans autre source de revenu, nous ne pourrions pas nous en sortir. D’autant que la vieillesse apporte des frais de santé progressifs. Au vu des tarifs pratiqués par les spécialistes non-conventionnés, nous devons penser à l’avenir. Alors oui, nous signerons la pétition. La retraite de base est trop faible”.
-Roger Denis - Canton de Domfront
“Après 40 ans de travail sur l’exploitation, les retraités perçoivent moins que le RSA. Ce n’est pas normal. Signer la pétition, dans un contexte d’élection présidentielle peut nous apporter une revalorisation significative. Cela a déjà été le cas auparavant”.
-Jean Duval - Canton de Gacé
“Remonter les retraites agricoles, notamment des dames, est une mesure très attendue par les anciens exploitants. Je me souviens du temps où l’on nous promettait 80 % du smic. On en est loin. On a tous intérêt à signer la pétition. Nous en profiterons tous en cas de réussite”.