Calvados
Opération bassin laitier : installation = 60 000 l + 30 000 l
Calvados
Céline Martragny, 22 ans, est officiellement installée depuis la semaine dernière. Elle a bénéficié des nouvelles règles du bassin laitier. La jeune agricultrice a rejoint le GAEC familial avec sa Dotation Jeune Agriculteur, sans apport de terres et avec 90 000 litres de lait.

Céline est désormais associée à ses parents, Isabelle et Sylvain Martragny. Elle a pu bénéficier de la DJA sans agrandir l’exploiatation.(DR)
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V. motin
A Etréham dans le Bessin, le GAEC de l’Aubainerie compte trois associés. Céline Martragny a remplacé sa grand-mère et rejoint Isabelle et Sylvain, ses parents. À la faveur de cette installation, le quota de l’exploitation est passé de 641 000 litres à 731 000 litres. Grâce aux nouvelles règles voulues par la profession, la jeune agricultrice s’est installée sans agrandissement. Comme tout JA, Céline Matragny a bénéficié de la Dotation Jeune Agriculteur et de 60 000 litres de quota. Avec le nouveau fonctionnement du bassin laitier, s’y ajoutent 30 000 litres supplémentaires, au titre de la non reprise de terres. Avec 172 hectares, dont 130 ha de culture, l’agrandissement ne revêtait aucun caractère obligatoire. Les 30 000 litres semblent ainsi décourager la pression foncière.
Une bonne règle
L’installation se dessine depuis plus d’un an. La famille a esquissé plusieurs projets avant l’apparition des nouvelles règles du bassin laitier. “Au début, la DJA nécessitait une surface minimum d’installation, à savoir 25 hectares. Si je voulais en bénéficier, je devais absolument agrandir la ferme ou développer un autre atelier. Il n’est pas facile de trouver du foncier. La concurrence est rude. Au début, on se battait pour la DJA et 60 000 litres de lait. Au final, nous en avons obtenu 90 000, sans agrandissement. C’est vraiment une bonne surprise. Les nouvelles règles sont positives”, explique Céline Martragny. La jeune agricultrice se contente finalement de racheter les 20 % de parts sociales de sa grand-mère. Elle a également acquis 6 vaches. 5 autres suivront prochainement.
11 vaches achetées
Céline Matragny avoue néanmoins avoir tremblé lorsque la commission installation s’est réunie en novembre. “Nous avions peur de repartir pour une année. Entre la Chambre d’agriculture et l’administration, nous ne comprenons pas toujours le suivi du dossier”. Son père, lui, ne mettait plus le nez dans ces papiers d’installation. “C’est vraiment stressant. Maintenant, nous attendons le transfert de lait entre ma mère et ma fille. Il devrait être effectué d’ici à la fin février”, détaille Sylvain Martragny. Les associés ont déjà produit 50 % de la rallonge attribuée. “Nous prêtons davantage attention à la fécondité et ça va rouler”.
Avec leur fille, Sylvain et Isabelle Matragny ont trouvé la relève. Leur “beau métier”, ils le partagent en famille. Avant de s’engager sur la ferme familiale, Céline a travaillé à l’extérieur. “Depuis ma troisième, je sais que je veux m’installer. Mes expériences dans des entreprises extérieures ont conforté mon choix. Je me sens bien au contact de mes vaches”, assure la jeune agricultrice. À terme, son petit frère devrait la rejoindre sur la ferme. Une politique favorable aux jeunes et à l’installation ne peut que les encourager.
Une bonne règle
L’installation se dessine depuis plus d’un an. La famille a esquissé plusieurs projets avant l’apparition des nouvelles règles du bassin laitier. “Au début, la DJA nécessitait une surface minimum d’installation, à savoir 25 hectares. Si je voulais en bénéficier, je devais absolument agrandir la ferme ou développer un autre atelier. Il n’est pas facile de trouver du foncier. La concurrence est rude. Au début, on se battait pour la DJA et 60 000 litres de lait. Au final, nous en avons obtenu 90 000, sans agrandissement. C’est vraiment une bonne surprise. Les nouvelles règles sont positives”, explique Céline Martragny. La jeune agricultrice se contente finalement de racheter les 20 % de parts sociales de sa grand-mère. Elle a également acquis 6 vaches. 5 autres suivront prochainement.
11 vaches achetées
Céline Matragny avoue néanmoins avoir tremblé lorsque la commission installation s’est réunie en novembre. “Nous avions peur de repartir pour une année. Entre la Chambre d’agriculture et l’administration, nous ne comprenons pas toujours le suivi du dossier”. Son père, lui, ne mettait plus le nez dans ces papiers d’installation. “C’est vraiment stressant. Maintenant, nous attendons le transfert de lait entre ma mère et ma fille. Il devrait être effectué d’ici à la fin février”, détaille Sylvain Martragny. Les associés ont déjà produit 50 % de la rallonge attribuée. “Nous prêtons davantage attention à la fécondité et ça va rouler”.
Avec leur fille, Sylvain et Isabelle Matragny ont trouvé la relève. Leur “beau métier”, ils le partagent en famille. Avant de s’engager sur la ferme familiale, Céline a travaillé à l’extérieur. “Depuis ma troisième, je sais que je veux m’installer. Mes expériences dans des entreprises extérieures ont conforté mon choix. Je me sens bien au contact de mes vaches”, assure la jeune agricultrice. À terme, son petit frère devrait la rejoindre sur la ferme. Une politique favorable aux jeunes et à l’installation ne peut que les encourager.