FDSEA 50
Opération Paille, merci l’Eure
FDSEA 50
Gilbert Michel prend à pleines mains la paille soigneusement abritée sous son hangar. « Sans elle, nous aurions été dans le pétrin ». Une paille fournie par les céréaliers de l’Eure à un prix défiant toute concurrence, « 95 euro la tonne rendue chez les éleveurs de la Manche ».

Gilbert Michel, président de la section céréales FDSEA, “Les céréaliers, grâce à la FDSEA 27 et le Cercle d’Échanges départemental, ont accepté de ne broyer la paille. Nous avons pu en récupérer 11 000 t “.
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Pascal Férey, "FDSEA est bel et bien une fédération de syndicats locaux au service des agriculteurs et prêts à les défendre sur tous les fronts".
Bref retour en arrière, en avril/mai derniers, pas une goutte de pluie mais un soleil de plomb. L’inquiétude gagne les producteurs laitiers notamment qui voient avec inquiétude leurs céréales pénalisées dans leur développement. À la FDSEA, on lance, dès les premières remontées du terrain sur cette situation difficile, l’opération « Paille ». Gilbert Michel, président de la section « céréales » et vice-président de la FDSEA explique son déroulement. « Ce qui me marque le plus, avec le recul, c’est l’extraordinaire solidarité avec l’Eure. Les céréaliers, grâce à la FDSEA 27 et le Cercle d’Échanges départemental, ont accepté de ne pas la broyer ».
Début juin, grâce à l’implantation du réseau local FDSEA, les besoins pour la Manche sont estimés à 7/8000 tonnes, dans un premier temps. « La région du Neubourg et d’Evreux-Guichainville nous en a livré 11 000 tonnes ! » Tous les éleveurs s’en souviennent, les prix avaient tendance à monter face à une demande pressante. « Là aussi, les FDSEA 50 et 27 ont joué un rôle important en régulant et en s’accordant sur de bas prix : 60 euro/tonne chargé sur camions. De plus, nous avons négocié, là aussi grâce à des entreprises solidaires, un prix unique de 35 euro/t en coût de transport, quel que soit le lieu livré en Manche ».
Cette opération lancée tout d’abord par la FDSEA, donc réservée à ses adhérents, est suivie par celle de la Chambre d’Agriculture. « La paille venant de plus loin, nous avons fait ce que nous avons pu, mais elle a coûté plus cher en raison de sa provenance, plus éloignée que l’Eure ». Gilbert Michel laisse cependant filtrer un peu d’amertume. « Bien sûr, avec la pluie de juillet-août, nous avons pu tirer notre épingle du jeu.Certains, très peu heureusement, critiquent la qualité de la paille livrée par l’Eure. C’est injuste pour une simple et bonne raison. Les céréaliers n’ont pas bénéficié de bonnes conditions climatiques lors des récoltes. Mais imaginons que la pluie ne soit pas tombée du tout ! Il n’y aurait pas eu assez de paille en France pour tout le monde ». La FDSEA de la Manche finalise désormais les derniers paiements. « Même s’il s’agit de paille pour litière, tout le monde doit respecter les engagements financiers pris par la FDSEA ».
Pascal Férey, président de la FDSEA de la Manche
« Nous avons fait notre job »
11 000 tonnes de paille distribuées dans le département, ce n’est pas rien, loin de là. En avril et mai, pâtures et céréales étaient en danger. Immédiatement, notre réseau local, bien implanté dans tous les cantons, sous la houlette de Gilbert Michel, responsable de la section « céréales », s’est mis au travail. Au départ, les estimations donnaient 7/8000 tonnes en demande. Nous avons vu au fil des semaines ce chiffre monter. Signe que la FDSEA est bel et bien une fédération de syndicats locaux au service des agriculteurs et prêts à les défendre sur tous les fronts. Nous l’avons d’ailleurs maintes fois prouvées sur des sujets aussi divers que les calamités, la Politique Agricole Commune, ou encore la défense de l’ensemble des filières manchoises et normandes.
L’Eure partenaire
Cette opération paille, réservée tout d’abord, et volontairement, aux adhérents de la FDSEA, a répondu aux attentes grâce aussi et surtout à la solidarité de nos collègues de l’Eure qui ont accepté de ne pas broyer après récolte. Souvenez-vous de ces mois de printemps où tout le monde cherchait du foin, de la paille, à des centaines de kilomètres. La FDSEA de la Manche, elle, a su trouver des réserves, non seulement de proximité, dans l’Eure, mais aussi à un prix « syndical », autrement dit sans aucun bénéfice, tant pour nos collègues céréaliers que les transporteurs qui ont accepté cette opération comme une mission. Cette opération « Paille » n’est d’ailleurs pas la première que la FDSEA met en place. Il y a eu 1976 bien sûr, mais aussi le début des années 2000. À chaque fois qu’un problème s’est présenté, nous l’avons résolu grâce à la volonté de chaque adhérent, chaque administrateur et chaque animateur. Un ensemble de rouages, que nos opposants aimeraient gripper, mais qui fonctionne toujours contre vents et marées. Pour finir, cette opération « paille » a rencontré un tel succès que la Chambre d’Agriculture s’est elle-même greffée sur notre projet. Nous avons, là aussi, travaillé main dans la main pour satisfaire ceux qui n’avaient pu êtres servis lors de la première commande. Aujourd’hui, nous ne tirons pas de cette expérience une satisfaction excessive, juste celle d’avoir fait notre job, celui d’être présent, au moment qu’il faut, là où il le faut.
Début juin, grâce à l’implantation du réseau local FDSEA, les besoins pour la Manche sont estimés à 7/8000 tonnes, dans un premier temps. « La région du Neubourg et d’Evreux-Guichainville nous en a livré 11 000 tonnes ! » Tous les éleveurs s’en souviennent, les prix avaient tendance à monter face à une demande pressante. « Là aussi, les FDSEA 50 et 27 ont joué un rôle important en régulant et en s’accordant sur de bas prix : 60 euro/tonne chargé sur camions. De plus, nous avons négocié, là aussi grâce à des entreprises solidaires, un prix unique de 35 euro/t en coût de transport, quel que soit le lieu livré en Manche ».
Cette opération lancée tout d’abord par la FDSEA, donc réservée à ses adhérents, est suivie par celle de la Chambre d’Agriculture. « La paille venant de plus loin, nous avons fait ce que nous avons pu, mais elle a coûté plus cher en raison de sa provenance, plus éloignée que l’Eure ». Gilbert Michel laisse cependant filtrer un peu d’amertume. « Bien sûr, avec la pluie de juillet-août, nous avons pu tirer notre épingle du jeu.Certains, très peu heureusement, critiquent la qualité de la paille livrée par l’Eure. C’est injuste pour une simple et bonne raison. Les céréaliers n’ont pas bénéficié de bonnes conditions climatiques lors des récoltes. Mais imaginons que la pluie ne soit pas tombée du tout ! Il n’y aurait pas eu assez de paille en France pour tout le monde ». La FDSEA de la Manche finalise désormais les derniers paiements. « Même s’il s’agit de paille pour litière, tout le monde doit respecter les engagements financiers pris par la FDSEA ».
Pascal Férey, président de la FDSEA de la Manche
« Nous avons fait notre job »
11 000 tonnes de paille distribuées dans le département, ce n’est pas rien, loin de là. En avril et mai, pâtures et céréales étaient en danger. Immédiatement, notre réseau local, bien implanté dans tous les cantons, sous la houlette de Gilbert Michel, responsable de la section « céréales », s’est mis au travail. Au départ, les estimations donnaient 7/8000 tonnes en demande. Nous avons vu au fil des semaines ce chiffre monter. Signe que la FDSEA est bel et bien une fédération de syndicats locaux au service des agriculteurs et prêts à les défendre sur tous les fronts. Nous l’avons d’ailleurs maintes fois prouvées sur des sujets aussi divers que les calamités, la Politique Agricole Commune, ou encore la défense de l’ensemble des filières manchoises et normandes.
L’Eure partenaire
Cette opération paille, réservée tout d’abord, et volontairement, aux adhérents de la FDSEA, a répondu aux attentes grâce aussi et surtout à la solidarité de nos collègues de l’Eure qui ont accepté de ne pas broyer après récolte. Souvenez-vous de ces mois de printemps où tout le monde cherchait du foin, de la paille, à des centaines de kilomètres. La FDSEA de la Manche, elle, a su trouver des réserves, non seulement de proximité, dans l’Eure, mais aussi à un prix « syndical », autrement dit sans aucun bénéfice, tant pour nos collègues céréaliers que les transporteurs qui ont accepté cette opération comme une mission. Cette opération « Paille » n’est d’ailleurs pas la première que la FDSEA met en place. Il y a eu 1976 bien sûr, mais aussi le début des années 2000. À chaque fois qu’un problème s’est présenté, nous l’avons résolu grâce à la volonté de chaque adhérent, chaque administrateur et chaque animateur. Un ensemble de rouages, que nos opposants aimeraient gripper, mais qui fonctionne toujours contre vents et marées. Pour finir, cette opération « paille » a rencontré un tel succès que la Chambre d’Agriculture s’est elle-même greffée sur notre projet. Nous avons, là aussi, travaillé main dans la main pour satisfaire ceux qui n’avaient pu êtres servis lors de la première commande. Aujourd’hui, nous ne tirons pas de cette expérience une satisfaction excessive, juste celle d’avoir fait notre job, celui d’être présent, au moment qu’il faut, là où il le faut.