Chaulage et fertilisation des prairies permanentes en phosphore et potasse
Pack’Herbe : un outil pour raisonner et ajuster
Chaulage et fertilisation des prairies permanentes en phosphore et potasse
Dans le contexte technico-économique spécifique de la Normandie et compte tenu des tensions actuelles sur les coûts de l’alimentation des animaux et des engrais, une meilleure valorisation de l’herbe et une amélioration de son potentiel passe par une optimisation de ses conditions de production.

Intensifier la production d’herbe en augmentant la fertilisation azotée n’est pleinement efficace et rentable que si le pH du sol permet l’expression du potentiel et si l’offre alimentaire en K et P reste non limitante.
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Intensifier la production d’herbe en augmentant la fertilisation azotée n’est pleinement efficace et rentable que si le pH du sol permet l’expression du potentiel et si l’offre alimentaire en K et P reste non limitante.
Inversement, il est souvent possible de limiter l’apport en engrais de fond et de reporter cet investissement sur un chaulage, encore trop souvent délaissé sur les prairies permanentes normandes.
Raisonner et ajuster sa fertilisation PK avec l’analyse de l’herbe
Pour les prairies permanentes ou temporaires de longue durée, l’analyse de sol reflète parfois assez mal la disponibilité des éléments fertilisants pour la plante, sauf pour les cas extrêmes (excès ou carences marquées).
Cette difficulté est en partie liée à l’impossibilité de définir une profondeur de prélèvement adaptée au sol et au caractère pérenne de la culture. Les travaux de recherche, notamment de l’INRA d’Angers et Toulouse (G. Lemaire, J. Salette, M. Duru, L. Thélier-Huché…), montrent que l’analyse de l’herbe est beaucoup mieux adaptée à la mise en place d’un diagnostic de fertilité phosphopotassique des prairies. Cette méthode récente mais encore peu diffusée, permet, sur la base d’une simple analyse foliaire NPK, de calculer les indices de nutrition iP et iK. La fertilisation phosphopotassique est ajustée en fonction de la valeur de ces deux indices, du mode d’exploitation et du niveau d’intensification, lié à la fertilisation azotée. C’est le diagnostic nutritionnel des prairies ou DNP.
La mise en œuvre est très simple : il suffit de prélever quelques poignées d’herbe, de les faner à l’air libre et à l’abri, puis de demander une analyse foliaire NPK au laboratoire. Le coût est très peu élevé (moins de 25 € au LANO, conseils compris).
Contrôler simultanément le pH de son sol : le diagnostic PACK’HERBE
Dans de nombreuses situations en Normandie le pH du sol est excessivement acide (pH < 5.6/5.8), avec comme conséquences une baisse du potentiel de rendement en herbe et une mauvaise qualité botanique de la prairie. Il est donc le plus souvent nécessaire de compléter le diagnostic précédent type DNP par une mesure du pH du sol. C’est l’objectif du nouveau diagnostic PACK’HERBE, associant ces deux analyses (voir illustration).
La mise en œuvre reste tout aussi simple : en plus du prélèvement d’herbe, vous prélevez une quinzaine de carottes de sol sur 10 à 15 cm maximum de profondeur, en supprimant le mât racinaire. Vous joignez cet échantillon à celui d’herbe fanée et demandez une simple analyse du pH de votre sol, en sus du DNP. Le coût reste peu élevé (32 €, tarif de lancement 2008 au LANO, conseils compris).
En pratique : comment procéder, se renseigner
Les prélèvements doivent être réalisés AU PRINTEMPS, quand la production a atteint au moins 2 tonnes de MS, ce qui correspond à une herbe à environ mi-bottes ou 15 cm à l’herbo-mètre. La période va de mi-avril à début mai, suivant les années. Il est nécessaire de supprimer le trèfle de l’herbe avant de la mettre à faner. Le prélèvement de terre doit être soigneusement homogénéisé puis réduit à environ 400 grammes (soit le volume d’une plaquette de beurre ou d’un camembert) et être ransféré rapidement au laboratoire.
M. Diab - Lano
Inversement, il est souvent possible de limiter l’apport en engrais de fond et de reporter cet investissement sur un chaulage, encore trop souvent délaissé sur les prairies permanentes normandes.
Raisonner et ajuster sa fertilisation PK avec l’analyse de l’herbe
Pour les prairies permanentes ou temporaires de longue durée, l’analyse de sol reflète parfois assez mal la disponibilité des éléments fertilisants pour la plante, sauf pour les cas extrêmes (excès ou carences marquées).
Cette difficulté est en partie liée à l’impossibilité de définir une profondeur de prélèvement adaptée au sol et au caractère pérenne de la culture. Les travaux de recherche, notamment de l’INRA d’Angers et Toulouse (G. Lemaire, J. Salette, M. Duru, L. Thélier-Huché…), montrent que l’analyse de l’herbe est beaucoup mieux adaptée à la mise en place d’un diagnostic de fertilité phosphopotassique des prairies. Cette méthode récente mais encore peu diffusée, permet, sur la base d’une simple analyse foliaire NPK, de calculer les indices de nutrition iP et iK. La fertilisation phosphopotassique est ajustée en fonction de la valeur de ces deux indices, du mode d’exploitation et du niveau d’intensification, lié à la fertilisation azotée. C’est le diagnostic nutritionnel des prairies ou DNP.
La mise en œuvre est très simple : il suffit de prélever quelques poignées d’herbe, de les faner à l’air libre et à l’abri, puis de demander une analyse foliaire NPK au laboratoire. Le coût est très peu élevé (moins de 25 € au LANO, conseils compris).
Contrôler simultanément le pH de son sol : le diagnostic PACK’HERBE
Dans de nombreuses situations en Normandie le pH du sol est excessivement acide (pH < 5.6/5.8), avec comme conséquences une baisse du potentiel de rendement en herbe et une mauvaise qualité botanique de la prairie. Il est donc le plus souvent nécessaire de compléter le diagnostic précédent type DNP par une mesure du pH du sol. C’est l’objectif du nouveau diagnostic PACK’HERBE, associant ces deux analyses (voir illustration).
La mise en œuvre reste tout aussi simple : en plus du prélèvement d’herbe, vous prélevez une quinzaine de carottes de sol sur 10 à 15 cm maximum de profondeur, en supprimant le mât racinaire. Vous joignez cet échantillon à celui d’herbe fanée et demandez une simple analyse du pH de votre sol, en sus du DNP. Le coût reste peu élevé (32 €, tarif de lancement 2008 au LANO, conseils compris).
En pratique : comment procéder, se renseigner
Les prélèvements doivent être réalisés AU PRINTEMPS, quand la production a atteint au moins 2 tonnes de MS, ce qui correspond à une herbe à environ mi-bottes ou 15 cm à l’herbo-mètre. La période va de mi-avril à début mai, suivant les années. Il est nécessaire de supprimer le trèfle de l’herbe avant de la mettre à faner. Le prélèvement de terre doit être soigneusement homogénéisé puis réduit à environ 400 grammes (soit le volume d’une plaquette de beurre ou d’un camembert) et être ransféré rapidement au laboratoire.
M. Diab - Lano
Vous souhaitez réaliser un diagnostic DNP ou PACK’HERBE ?
• Vous pouvez vous renseigner et obtenir le matériel nécessaire (méthodes de prélèvement et conditionnement, sacs de conditionnement, fiches de renseignement, transfert des échantillons), auprès des Chambres d’agriculture ou EDE de Normandie, de vos Contrôles Laitiers ou, plus simplement, directement auprès du LANO Laboratoire Agronomique de NOrmandie à Saint-Lô. Tél. 02 33 77 38 15. Internet : lano@lilano.asso.fr